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Alors que 2025 s’apprête à céder sa place (on vous spoile la suite : ça sera 2026), une partie de l’équipe de votre site préféré revient sur l’année écoulée. Quelles sont les voitures qui nous ont marqué ? Quelles actualités automobiles retenons-nous ? C’est parti pour notre rétrospective de l’année 2025 par l’équipe de Le Nouvel Automobiliste.

Adrien

2025 aura été une très belle année en matière de nouveautés automobiles, même si elle a été moins faste que 2024. J’ai néanmoins été marqué par plusieurs nouveaux modèles – trois, essentiellement, tous français !

Le premier d’entre eux est le nouveau Citroën C5 Aircross. Les précédentes nouveautés de Citroën m’avaient laissé perplexe (même si j’ai beaucoup aimé la C3), avec cette impression qu’elles étaient en décalage avec la concurrence… voire avec les attentes des clients ! Ici, le C5 Aircross semble cocher toutes les cases, tant en matière de style que d’aménagement intérieur, de performances et de prix.

Puis il y a eu la nouvelle Renault Clio, que j’ai eu la chance de découvrir quelques jours avant sa présentation officielle. Je m’attendais à voir une voiture peu réussie (effrayé par certaines illustrations parues dans la presse auto), et je l’ai finalement adorée. Agressive, sculptée, très différente de ce que l’on pouvait attendre d’une Clio, sans pour autant renier ses origines.

Enfin, la dernière – mais c’est sans doute la plus « évidente » : la nouvelle Twingo. Évidente, car elle s’inspire clairement de la première génération, que je possède, et s’inscrit dans la droite ligne du concept-car de 2023. En plus, ses tarifs sont une très bonne surprise…

Christian

Cette année 2025 a été chargée en nouveautés mais ce qui m’a surtout marqué se résume en trois grands points.

Tout d’abord, l’apparition de nouveaux modèles chinois avec de nombreuses marques qui viennent s’installer en Europe et même dans des usines. On pourra ainsi citer Omoda et Chery fraîchement débarquées en France ou encore le constructeur GAC qui viennent de signer un partenariat avec Magna (qui a aussi donné son accord à Xpeng pour ses modèles G6 et G9). Et c’est sans parler des versions à prolongateur d’autonomie qui vont bientôt arriver.

Mais les Allemands montrent les dents avec notamment la toute Mercedes CLA que nous avons pu essayer il y a peu avec son autonomie record pour sa batterie de 85 kWh. Et côté BMW, la marque a aussi su montrer ce qu’elle était capable de faire en présentant son iX3 et sa toute plate-forme Neue Klasse.

Cependant, un modèle m’a littéralement scotché, c’est la nouvelle Renault Twingo. Clairement dessinée comme la première génération, elle donne la banane pour un tarif tout à fait maîtrisé. Bravo Renault !!!

François Bouet

Une année, près de 30 voitures essayées. Si les constructeurs chinois débarquent avec des hybrides abordables et redoutablement efficaces, la domination annoncée de l’électrique pur apparaît aujourd’hui beaucoup moins évidente.

Et la nouvelle Mercedes-Benz CLA en est, à mes yeux, la première pierre tangible du retour offensif des constructeurs historiques. Dans ce contexte, j’attends aussi avec une vraie impatience la découverte des futures Honda 0 Series, qui promettent une vision radicalement différente et potentiellement décisive.

Pour le reste, une voiture m’a littéralement bluffé: La BMW M5. Comment est-il possible de faire oublier 2,2 tonnes sur route ouverte ? La réponse tient en un mot : maîtrise technologique. Châssis, électronique, chaîne de traction… tout concourt à faire disparaître les lois de la physique, ou du moins à les réécrire.

Et puis il y a cette autre claque, plus subtile mais tout aussi impressionnante : la Honda Prelude. Une voiture qui réussit l’équation que beaucoup promettent sans jamais l’atteindre : efficience électrique et plaisir thermique, sans renier l’un pour flatter l’autre. Une véritable gageure technique, menée avec cette élégance propre à Honda.

Sébastien Huille

De l’électrique partout ? 2025 aura bien confirmé une tendance forte : l’électrique est désormais omniprésent dans nos essais, même si l’interdiction des moteurs thermiques en 2035 a été repoussée en Europe.
Cette année, les marques généralistes montent clairement en gamme, à l’image de la Clio 6, plus aboutie que jamais, mais aussi plus chère.
En parallèle, certaines marques premium semblent moins affûtées face à une concurrence chinoise agressive, technologiquement et économiquement redoutable.

L’électrification progresse, certes, mais elle s’accompagne parfois de chiffres encore trop optimistes ou flous sur l’autonomie, loin de l’usage réel. Une promesse qui, à terme, peut décevoir et détourner les utilisateurs.

La mobilité doit rester un levier de progrès. Gardons de la voiture ce qu’elle a toujours été : un outil d’émancipation et de liberté, qui fait avancer les mœurs.

Peut-être que demain, cette liberté prendra une nouvelle forme, avec l’arrivée d’une voiture autonome enfin réellement commercialisée, comme avec la BMW iX3

Eric E : 2025 ? Il est flou Afflelou

Alors que 2025 a été marquée par le grand retour sur scène d’Oasis, du côté de l’industrie automobile, c’est plutôt Blur… ou blurry. Ni cap, ni pic de ventes, ni péninsule, l’industrie automobile européenne semble continuer à se morfondre. Une Commission européenne irresponsable ou une industrie automobile désunie et absolument incapable de défendre ses propres intérêts : les causes sont multiples et il en résulte une vision à long terme destructrice pour le secteur automobile en Europe, continent désormais fortement surcapacitaire. 

Une lueur d’espoir avec les dernières annonces de l’UE ou avec le récent lobbying de Renault et Stellantis en faveur de voitures accessibles et compactes ? De cette dernière intention, il n’y a pour le moment aucune volonté concrète du législateur, tandis que de cette première révision des objectifs européens, on accouche de quelque chose de bancal et renvoyant un message contraire aux objectifs réels et plus ou moins maintenus pour 2035. L’avenir de l’automobile en Europe ? Il est flou, Afflelou ! 

Et pourtant, il y a de quoi garder la foi. Du côté de Munich (ou même de Debrecen), BMW semble avoir trouvé sa voie avec le iX3 : look futuriste, technologie au diapason, loyer maîtrisé, il est la preuve qu’une entreprise européenne, malgré ses difficultés en Chine, peut sortir un produit très compétitif et fabriqué en Europe. De son côté, la Renault 5 semble prouver qu’une petite voiture électrique fabriquée en France a toute sa place pour peu qu’elle soit sexy et bien positionnée. Et si on s’attachait à aider l’industrie à concevoir et fabriquer chez nous des produits innovants plutôt que de perfuser un marché qui reste malgré tout atone ? 

Un manque cruel de vision en Europe qui est à mettre en parallèle avec la disparition en 2025 de Louis Schweitzer, ancien dirigeant de Renault à qui l’on doit l’internationalisation du Losange, l’Alliance avec Nissan, le coup de génie qu’a été le rachat de Dacia… Sacré contraste.  

Thibaut Dumoulin : les lignes bougent

Parmi ma dizaine de contributions cette année, mon expérience la plus marquante en 2025 fût le « non-essai » de la Nissan Leaf d’ancienne génération. Si les constructeurs se font discrets depuis quelques temps sur le véhicule autonome, hormis Ford avec son système BlueCruise ou encore BMW sur son iX3, Nissan nous a invités à découvrir son programme, ses avancées et technologies qui lui permettent de faire rouler ses véhicules sans intervention humaine. C’était encore plus impressionnant de pouvoir circuler sans chauffeur dans la campagne anglaise. La conduite vive et précise est aussi surprenante que rassurante !

De manière pus globale, malgré les changements poussés par l’électrification du marché et l’invasion chinoise, l’année a été rythmée par le renouvellement des stars françaises, qui font de la résistance. Notamment la gamme Citroën avec les Citroën C3 Aircross, C4 et C5 Aircross (rien que cela !), l’Austral restylé, marquant la fin du style « C-shape » chez Renault (je vous épargne un avis supplémentaire sur les citadines iconiques du losange !)… et des nouveautés étonnantes telle que la DS Numéro 8, porte-étendard d’une gamme qui doit s’étendre et se renouveler pour atteindre ses ambitions dans ce contexte encore plus compliqué pour une marque relativement jeune.

Une autre leçon du marché auto en 2025 est que, bien que critiqué, le SUV règne toujours en maître. En atteste la gamme Ford réduite à ses deux SUV phares Puma et Kuga en motorisations hybrides, aux côtés d’autres SUV électriques. Espérons voir de nouvelles citadines et compactes issues du partenariat avec Renault, et plus généralement le développement de petits modèles abordables soutenu par les autorités publiques européennes ! Une fois n’est pas coutume, je conclus sur une note nostalgique en me remémorant l’essai de l’attachante Datsun 240Z ou encore le Salon Epoqu’Auto : la passion reste intacte indépendamment des évolutions technologiques et commerciales. Nous n’avons pas fini de vivre l’automobile et de vous en parler !

Guillaume A. : une année 2025 contrastée et passionnante

Il n’est toujours pas aisé de faire un résumé de l’année. J’ai eu la chance de faire de nombreux salons auto : Bruxelles, Munich et Tokyo, sans oublier Rétromobile et Epoqu’Auto. Un constat, même si elle est souvent pointée du doigt, l’automobile reste un objet de passion, qu’on la déteste ou qu’on l’aime. Et bien moi je l’aime, et j’aime le contraste de rouler en Nissan Fairlady Z à Tokyo, dont vous découvrirez bientôt l’essai, puis 10 jours après découvrir la nouvelle Twingo au défilé Renault sur les Champs-Élysées. Pour 2026, je nous souhaite d’être toujours autant passionnés !

Ghassen A. : 2025, annus horribilis

L’accroche peut être forte mais, le 12 décembre 2025 avec l’annonce de l’arrêt de la commercialisation de la Mobilize Duo et donc du non-lancement de la version Bento, c’est quelques année de ma vie qui sont passées à la trappe. Moins d’un 1 an après son lancement, la direction de Renault a décidé de ne pas poursuivre l’aventure de cette concurrente à la Citroën Ami qui, elle, cartonne.

Quoi de plus normal que cette décision de Renault ? Elle est à l’image de l’année 2025 non ? Le retour en arrière avec des ventes de véhicules électriques en demi-teinte (marché Européen qui ralentit malgré une hausse mondiale de 25 %), explosion des ventes de véhicules rechargeables, une guerre commerciale avec les Etats Unis (droits de douane à 25 %), le recul des subventions avec une complexification du bonus écologique, et un malus renforcé pour les véhicules lourds (> 1600kg hybrides rechargeables inclus).

Mobilize_Duo_Mondial_Auto_2024

Mais il y a tout de même quelques éclaircies car l’être humain sait revenir à la raison (même si cela prend du temps). Les ZFEm sont édulcorées (plus que 4 villes persistent à les appliquer), assouplissement du bannissement des véhicules thermiques en 2035, le prix des carburants au plus bas depuis 3 ans (pourvu que ca dure), le succès populaire des différents salons automobile (Munich, Bruxelles, Lyon, Rétromobile, Epoqu’Auto), des ventes aux enchères qui atteignent des sommets (24,6 millions d’euros à Rétromobile, plus de 15 millions d’euros pour Renault)…

Alors que souhaiter pour 2026 ? Encore plus d’émotions automobiles avec des concepts à gogo, des lancements de nouveaux modèles à foison, pourquoi pas des fusions entre marques ? En tout cas, espérons que l’année 2026 reste, elle, dans les annales.

François M.

De l’audace, toujours de l’audace ! Qu’elle choque, qu’elle déçoive, tant qu’elle est plus qu’un coup de com’ permanent, c’est l’audace qui permet à la mobilité d’avancer. Sans audace, Citroën aurait-il pu bouleverser le segment des quadricycles avec l’Ami ? Dès lors, qu’attendent les chevrons pour traduire en actes le retour au monospace, au volant monobranche, et à un monocorps chaleureux tel que l’ébauche le concept-car Elo ? Quelle sensation alors que 2025 célébrait les 70 ans de la DS, la figure totémique des chevrons !

De l’audace, il en faut aussi pour soutenir des projets que d’aucuns, le sourire en coin, jugerait poliment « courageux ». C’est le cas de l’éternel « retour des français dans le haut-de-gamme » avec des propositions segmentantes, puisque le consensus a échoué (DS 9, Renault Talisman) : les DS Numéro 8 et Alpine A390 sont à ce titre des propositions audacieuses. Pour les apprécier, il faut monter à bord, faire la démarche de s’y intéresser. Puissent les clients dépasser les appréhensions premières et comprendre ce que ces voitures offrent vraiment.

Car de l’audace, en face, la concurrence étrangère n’en manque pas, de Chine surtout. Mais aussi parce que c’est l’audace qui a permis à Renault de passer du groupe moribond de 2020 au constructeur requinqué de fin 2025, comme naguère Peugeot a pu avoir ses moments de folie avec les 205, 206 ou même la dernière 208. La génération à venir, celle des Polygon et des Twingo IV, saura-t-elle être à la hauteur ? Pour un peu, on leur proposerait de s’inspirer de ce slogan

Photo de couverture : cette route qui sillonne dans la forêt se trouve en Roumanie dans la région de Moldavie, entre Vatra Dornei et Moldovita.