Le Nouvel Automobiliste
Toyota Sienta

Toyota Sienta et mont Fuji : double découverte

Voici déjà notre 17e article sur la thématique du Japon. Nous allons à la découverte du mont Fuji et de sa région, à bord du Toyota Sienta de seconde génération.

Nous sommes de retour en 2019, date du premier voyage au Japon de votre interlocuteur. Après une dizaine de jours pour découvrir Tokyo et sa région, direction un emblème du pays du soleil levant : le mont Fuji. Nous avons un peu plus de 48h pour découvrir la région, la location d’une voiture a facilité le voyage. Notre choix se porte sur le Toyota Sienta, un petit monospace 7 places inconnus en dehors de l’Asie. Vous auriez loué une voiture plus sportive ? Certes, mais nous avions besoin d’un coffre utile, pas d’un coffre plaisir. Cependant, tout véhicule réserve son lot de surprises !

Toyota Sienta Exterieur 461

Toyota Sienta : histoire en 3 générations

Le Toyota Sienta, à prononcer Chienne-ta, est un petit monospace qui a rejoint la gamme du constructeur japonais en 2003. Basé en partie sur la plate-forme de la Toyota Yaris, le Toyota Sienta complète alors sur le marché local le Toyota Fun Cargo (connu en France sous le nom de Yaris Verso) en proposant 7 places et des portes coulissantes arrière, le tout sous 410 cm de long. Le style est assez simple avec des grand phares ronds qui le rend sympathique, mais qu’il perd en 2011 lors d’un second restylage qui le rend un peu plus expressif.

La seconde génération apparait en 2015, perd son look de boite arrondie au profit d’un style biodesign qui nous fait penser à un animal marin. Sa longueur atteint 424 cm (phase 1) et conserve ses portes arrière coulissantes ainsi que 7 places assises (largeur 169,5 cm, hauteur : 167,5 cm). Sa commercialisation ne se cantonne plus au Japon, le Toyota Sienta est désormais assemblé en Indonésie et à Taïwan en plus du Japon, et distribué dans plusieurs pays d’Asie. Cette génération accueille évidemment des motorisations hybrides, et sera légèrement mise à jour stylistiquement en 2018, puis techniquement en 2020.

2022 est déjà le temps du changement pour le Toyota Sienta qui modifie une nouvelle fois radicalement de style pour nous faire penser à une Fiat Panda gonflée à l’hélium, avec des airs de Citroën C3 Picasso. Ses dimensions évoluent peu, avec une longueur de 427 cm et un empattement inchangé à 275 cm. Rappelons que la toute première génération du Renault Espace proposait une longueur de 425 cm pour un empattement de 258 cm. 

Toyota Rent en point de départ

Cette découverte du Toyota Sienta n’est sûrement pas une surprise si vous suivez notre thématique sur la Japon depuis le début. Lors de notre organisation de la découverte du pays, passer par le mont Fuji est devenu rapidement une évidence. Nous ne souhaitions cependant pas être contraint par une visite organisée, louer une voiture sera notre moyen de découvrir la région en liberté ! Conduire au Japon s’organise avec la traduction du permis, et trouver le bonne agence de location. Rendez-vous à la gare Mishima, à 50 minutes de la gare de Tokyo en Shinkansen. L’agence Toyota Rent est à deux pas. La réservation pour 3 jours nous a coûté à l’époque 222 € (le yen étant alors à 120 ¥ pour 1€, il est à ce jour à 157 ¥…).

Toyota Sienta Mont Fuji Plan 12.20.31

Notre modèle de Toyota Sienta propose une motorisation hybride, avec un puissance combinée de 100 ch. (pour 1 380 kg), à partir d’un moteur essence 1.5 l de 73 ch., et un moteur électrique de 61 ch. Le couple de 169 Nm rend la conduite souple sans être dynamique, la boite de type CVT y est sûrement pour quelque chose. Si la couleur grise extérieure est classique, et la sellerie beige l’est tout autant. Cependant, la planche de bord noire et beige est surlignée par des touches orange. Ce n’est pas tout : c’est tout l’intérieur de la boite à gant qui est orange. Aussi étonnant qu’appréciable. Si le Toyota Sienta propose 7 places, nous avons plutôt besoin de ses capacités de chargement.

Toyota Sienta : un monospace compact

Il n’est ici pas question de siège indépendant démontable, tout reste à l’intérieur. Le Toyota Sienta propose pour autant une modularité intéressante. Les assises du 3e rang ne se rabattent pas dans le coffre, mais sous les sièges du 2nd rang. L’avantage, c’est que le Toyota Sienta conserve un double fond dans le coffre. Pour y ranger une roue de secours, ou dans la version hybride, une batterie, et de la place pour un compresseur. Le désavantage de cette astucieuse solution impose que la banquette du 2nd rang en 2 partie, la 3e place est donc à cheval. Surtout que chaque partie de la banquette est coulissante avec leur dossier réglable en inclinaison. Il est aussi impossible d’avoir un grand coffre plan jusqu’au premier rang sur la version 7 places. 

Toyota Sienta Mont Fuji Plan 16.37.00

Une fois nos 3 valises dans le coffre, nous nous dirigeons vers le Mont Fuji mais nous faisons une pause rapide au Toys ‘R’ Us à proximité pour compléter notre collection de voitures miniatures (il nous reste de la place dans nos valises !). Il nous faudra une petite heure pour atteindre le versant sud du mont Fuji, à 2400 m d’altitude. La pente du volcan est douce, mais l’approche de notre somment se fait par des routes à lacets. Le Toyota Sienta n’est pas une Toyota Supra, mais jamais nous n’avons manqué de couple dans les montées et nous avons jamais trop souffert de roulis dans les virages. Son comportement est sein avec une tendance sous-vireuse : pas de surprise dans cette catégorie de voiture. 

Arrivés à destination au bout de la route, il est hors de question d’atteindre le sommet (3 776 m), nous ne sommes pas équipés pour une telle randonnée. Le parking nous parait bien vide mais nous promet une balade sans trop de touristes ! Si le début de notre périple est rocailleux, nous découvrons que le mont Fuji possède un second cratère, le Hōei-zan. Il nous rappelle que le mont est un volcan endormi. Le retour se fera par un chemin boisé, avec des panneaux qui nous rappellent la présence d’ours… Le lieu n’est donc pas si calme qu’il n’en a l’air.

Toyota Sienta : comportement familial

Mais nous n’avons pas de place dans notre coffre pour un tel animal, alors nous partons vers notre hôtel au nord du mont Fuji, à Fujikawaguchiko, près du lac du même nom. Ce lac a la particularité d’offrir une vue incroyable du mont Fuji, versant nord, le plus enneigé. Notre hôtel propose également une vue vers le mont Fuji, avec les montagnes russes du parc d’attraction Fujikyo Highland en premier plan. Notre hôtel dispose en plus d’un Onsen moderne, de quoi se relaxer avant une nouvelle journée de découverte.

Toyota Sienta mont fuji 817
@lenouvelautomobiliste

Lors de notre découverte du Mont Fuji, nous avons roulé sur des routes musicales ! À suivre sur lenouvelautomobiliste.fr – #japan #visitjapan #musicalroad #musicalroadjapan #melodyroad

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Nous commençons notre journée par contourner le lac Kawaguchi (Kawaguchi-ko) puis son voisin le lac Sai (Sai-Ko). Tous les deux proposent de superbes paysages entres les montagnes avec toujours en perspective le mont Fuji. Nous décidons de le rejoindre par le versant nord. Il faut croire que nous ne sommes pas les seuls, la route est un peu plus chargée que la veille, avec quelques autocars bondés de touristes. Mais l’itinéraire nous offres deux surprises : deux tronçons de route musicale ! L’une aura pour thème la comptine Fuji no Yama (sens montée), l’autre Zankoku na Tenshi no Teeze, un des airs les plus populaire du karaoké japonais, tiré de la série Neon Genesis Evangelion.

L’arrivée à la station terminus de la route Fuji Subaru nous confirme que le flanc nord est le plus touristique du mont Fuji. Le parking est suffisamment grand et manœuvrer le Toyota Sienta est assez facile, même si le volant est à droite. Il suffit juste de ne pas oublier que le frein parking se manipule par le pied. L’endroit ressemble à une station de montagne européenne, sans neige (nous sommes alors le 31 octobre) et pleins de touriste prenant des photos du mont Fuji. Le cadre trop touristique nous pousse à nous aventurer vers le début du chemin de randonnée. 

Toyota Sienta mont fuji 597

Évolution de style et paysage varié

Le contraste est tout de suite palpable : peu de touristes ont la curiosité de l’emprunter. Il permet un retour au calme, entouré de sapin aux teintes jaunâtres qui contrastent avec la roche volcanique noire. Quelques centaines de mètres suffisent au dépaysement. Mais nous avons encore beaucoup de lieux à découvrir, il est temps de reprendre la route. Plus de 1400 m de dénivelé se présente à nous, et les freins du Toyota Sienta n’ont jamais faibli. La direction est légère mais jamais imprécise, et les compteurs placé au-dessus du volant, façon i-Cockpit de Peugeot, les rendent très lisibles afin de garder un œil sur la vitesse, la limite étant rarement au-dessus de 60 km/h.

Toyota Sienta Mont Fuji Plan 19.24.13

Notre destination est le lac Yamanaka (Yamanaka-ko, altitude : 982 m), qui, une nouvelle fois nous offre un panorama sur le mont Fuji incroyable… C’est aussi l’occasion de stationner notre Toyota Sienta de seconde génération phase 2 à la phase 1, avec une version couleur Magenta bien plus attrayante que la nôtre. Cette comparaison nous démontre que les modifications ont été mineures. Face avant, le chrome n’entoure plus une partie de calandre, mais descend plus bas. La partie plastique qui descend des phares ne rejoint plus la prise d’air centrale. La structure des phares ne change pas mais la partie chromée diffère suffisamment pour leur donner une autre personnalité, aidé par une courbure basse différente.

À l’arrière, ce sont les seuls feux qui évoluent, avec une illusion d’être plus fins grâce à l’ajout d’une ligne de chrome qui prolonge le mouvement de la partie plastique du pare-chocs. Nous jugeons que le style du Toyota Sienta assez réussi et assez personnel sur cette génération. Il ne ressemble pas trop au reste de la gamme Toyota de l’époque, ni à d’autres véhicules concurrents. C’est sûrement sa force sur un segment peu occupé. Il aurait eu toute sa place en Europe si le monospace n’était pas devenu désuet. Il nous semble cependant en avoir croisé beaucoup au Japon de Toyota Sienta.

Des courbes sur la carrosserie, des courbes sur la route

Nous quittons un lac pour en retrouver un autre : le lac Ashi (Ahino-ko), qui est en fait un cratère du volcan Hakone. De fait, le lac est entouré de basse de montagne et des routes qui zigzaguent au travers du paysages. Autant vous le dire tout de suite, au vue des nombreuses traces de pneus, ces routes sont un terrains de jeu pour les drifts. Nous ne serons pas assez joueurs pour tenter des figures de style avec le Toyota Sienta, mais nous prenons tout de même à prendre du plaisir à son volant. Le moteur arrive emmètre un sympathique bourdonnement, et les paysages sont tellement beaux ! 

L’objectif de cette partie de trajet était aussi de découvrir le sanctuaire Hakone-Jinja, qui a la particularité d’avoir un Tori posé sur les rives du lac. Une curiosité que nous ne sommes pas les seuls à vouloir découvrir. La région propose beaucoup de sites à visiter, mais il nous faudrait une journée de plus. Nous passons sur le chemin du retour à côté des fumeroles d’Owakudani, avec ses irruptions de souffre. Si nous ne les avons pas directement vues, autant vous dire que l’odeur ne trompait pas sur notre proximité ! Nous nous arrêterons au Gotemba Premium Outlets pour faire notre premier repas occidental du voyage ! Nous ne trouverons pas notre bonheur ce magasin d’usine cependant (non, il n’y avait pas de magasin de voitures miniatures, seul un Lego Store aurait pu nous tenter !).

Notre découverte de la région s’arrête dès le lendemain. Nous n’avons pas conservé les relevés kilométriques ou la consommation de notre parcours. Toyota annonce une consommation inférieure à 4l/100 km. Avec les routes de montagnes que nous avons empruntées, nos consommations n’auraient pas été révélatrices d’un usage classique. Sachez aussi que le Toyota Sienta seconde génération était proposé entre 1 809 500 à 2 580 000 ¥ en 2020, elle était proposée aussi bien en version 5 ou 7 places, 2 ou 4 roues motrices et essence ou hybride. Une gamme comprise entre 15 000 et 21 570 € avec la conversion de l’époque qui nous laisse, une nouvelle fois, songeur sur les prix pratiqués en Europe.