La DS Numéro 4, contrairement à la Numéro 8 lancée il y a quelques mois, n’est pas un tout nouveau modèle. DS Automobile profite en effet du restylage de la DS 4 tout court pour changer le nom de sa berline compacte, en plus de son style et de sa gamme. Ce véhicule étrenne également pour la première fois une toute nouvelle version électrique. Cette dernière reprend le nom E-Tense… l’ancien nom de sa version hybride rechargeable. Vous vous y perdez entre ces nouveaux noms et numéros ? On vous éclaire dans cet article, un double essai des motorisations 100% électrique et hybride rechargeable !
DS Numéro 4 : le visage de la performance

A sa sortie, la DS 4 était déjà une berline compacte bien dessinée, avec des proportions que la marque présentait à juste titre comme inédite : basse, large et profilée, elle affichait une certaine prestance par ses volumes à la fois imposants et fluides.


En chiffres, cela se traduit par des cotes de 4,40m de long, pour une hauteur qui culmine à 1,49m antenne incluse. Seulement voilà, la Peugeot 308 s’est renouvelée en même temps et adopte des volumes similaires, et même si son dessin accentue le long capot et l’arrière plus rebondi, elle a retiré un peu du côté spectaculaire de la DS Numéro 4.

Mais DS a toutefois eu raison de préserver la silhouette de sa compacte et a même accru sa prestance avec ce restylage. La face avant s’inspire de celle du concept DS E-Tense Performance, exposée lors des essais, avec des éléments distinctifs comme de grands crocs illuminés. Ceux-ci rappellent la Peugeot 308 susnommée, mais aussi la Lexus LC.
De la sochalienne, elle reprend également l’illumination de la calandre, mais cette fois à l’horizontale, et celle-ci est noire chez DS, quand la 308 restylée fond la sienne en utilisant la même teine que le reste de la carrosserie. Cette large calandre noire, élargit visuellement la face avant et met en évidence, en son centre, le nouveau logo de la marque illuminé lui aussi.

Quand le ciel s’assombrit, la signature lumineuse donne une allure vraiment imposante à la voiture, notamment sur la route quand elle surgit dans le rétroviseur. L’arrière joue sur plus de finesse avec des feux 3D très fins et à la structure sculptée très valorisante. Celle-ci a été revue en adoptant un traitement plus sombre.

En revanche, nous ne sommes pas convaincus par la superposition des monogrammes « DS Automobiles » et « N°4 », qui n’ont pas le même traitement brillant plus valorisant que la N°8.
DS Numéro 4 : non à la dématérialisation

Petite faute de goût que ce monogramme, ou simplement notre simple appréciation subjective ? Comme d’habitude chez DS, l’esthétique a pourtant été traitée avec attention, à l’extérieur comme dans l’habitacle. Le choix des matériaux qui habillent ce dernier est donc important et mis en avant, comme un hommage à l’artisanat français.
On peut donc retrouver du cuir et du bois sur la finition Etoile. L’odeur de la sellerie façon bracelet de montre se mêle alors à celle du parfum d’ambiance. Si les deux, séparément, sont agréables, leur mélange peut perturber voire déranger. Passagers enceintes ou en gueule de bois s’abstenir.

Revenons au bois justement. Les inserts en frêne brun sont disposés avec parcimonie au sommet des portes, le long du décor argenté accueillant les commandes de vitres aussi esthétiques…que peu ergonomiques. De même, il faut s’habituer à l’absence de vraie poignée physique de fermeture. il faut attraper le rebord au dessus de la poignée d’ouverture, dans la continuité du décor de porte. Presque aussi peu pratique et intuitif que sur la DS Numéro 8 ! La rançon du style au détriment du côté pratique, moins gênant toutefois sur cette berline compacte que sur un SUV familial comme le Peugeot 5008 au tableau de bord torturé.
Le reste du tableau de bord est cohérent en termes de style, mais moins perturbant, assez classique et épuré, presque minimaliste. Ne cédant pas aux écrans géants, DS Automobiles a implanté un écran de 10,25 pouces face au conducteur (7 pouces auparavant), et une tablette centrale d’une diagonale modeste de 10 pouces.

Les deux écrans semblent dans la continuité d’un de l’autre grâce à des inserts noir laqués qui les relient et les encadrent. Les commandes physiques de climatisation sont joliment disposées sous forme d’une rangée de touches minimalistes incrustées dans le fin insert couleur argent, orné du guillochage en clous de Paris.

Mais là encore, petit bémol ergonomique sur les molettes d’orientation des aérateurs, toutes petites, peu visibles et peu lisibles. La commande de raccourci vers les aides à la conduite l’est encore moins puisqu’elle se situe en bas de la planche de bord, près du très joli bouton de démarrage du véhicule. Commande de vitesses et de modes de conduite complètent les quelques touches préservées pour le côté pratique. On remarquera au passage la disparition du pavé tactile. Jugé peu ergonomique par les clients ?

Et en parlant de côté pratique, c’est également à cet endroit que se situe un rangement refermable qui abrite le chargeur de téléphone à induction. C’est la meilleure voire la seule place pour poser son smartphone, l’espace au sommet de ce rangement ne pouvant accueillir un modèle plus grand qu’un iPhone X ! Mais là encore, il a le mérite d’être joliment dessiné, une attention particulière au détail qu’on retrouve dans le repose-poignet ou dans le rangement situé dans l’accoudoir s’ouvrant élégamment en 2 parties ou, pour finir, dans le revêtement doux des rangements de contre-portes.

Les passagers arrière sont-ils aussi bien lotis ? Pour les deux places latérales, l’espace est correct et la présentation est aussi valorisante qu’à l’avant. Le passager central devra renoncer à son espace aux jambes, rogné par la console centrale dans laquelle sont logés les aérateurs.

Le volume de coffre – arrière, car même en électrique, il n’y a pas de frunk à l’avant, dommage -varie quant à lui selon les motorisations. En passant de la version électrique à l’hybride rechargeable, nous constatons en effet une légère perte d’espace. 30 litres pour être précis, soit la contenance d’un gros sac à dos.



Du fait de l’implantation de sa batterie sous le coffre, la DS N°4 PHEV offre le volume de chargement le plus modeste de la gamme, 360 litres. Sur l’hybride simple, la numéro 4 offre un volume plus décent de 430 litres. Ce qui vous semblera tout à fait logique au vu des représentations des systèmes électriques des 3 motorisations ci-dessus !
DS Numéro 4 : numéro d’équilibriste

Techniquement bien différentes donc, ces motorisations sont censées offrir la même expérience de dynamisme et de confort, promesse de la marque incarnée dans sa signature de « l’art du voyage ». Nous avons pris successivement en main la DS Numéro 4 E-Tense 100% électrique puis la version Plug-in hybrid, en attendant un éventuel essai ultérieur de la version hybride auto-rechargeable… et du diesel, disponible ultérieurement (la DS 4 actuelle demeure au catalogue en diesel en attendant).
Avant de rentrer dans le détail et dans les différences qui caractérisent ces deux versions, la DS Numéro 4 atteint en effet un très bon équilibre entre une conduite agréable, dynamique et une douceur et un confort appréciables. Les deux versions essayées sont recommandables à ce titre pour les (plus ou moins) longs trajets et ceux du quotidien… Chacune avec ses avantages et ses défauts.
DS Numéro 4 E-Tense 100% électrique

Débutons par la nouveauté dans la gamme. La nouvelle version électrique est plutôt musclée avec 213 ch « sous le capot » et un couple de 343 Nm. Il s’agit ni plus ni moins de la machine que l’on retrouve sur la DS Numéro 8 ou encore le Peugeot e-3008.
Sa batterie d’une capacité nette de 58,3 kWh lui permet en théorie d’atteindre jusqu’à 450 km d’autonomie en cycle WLTP. La recharge de la DS Numéro 4 E-Tense s’effectue via un chargeur embarqué triphasé bidirectionnel de 11 kW et la puissance de charge peut atteindre 120 kW en courant continu. Ainsi, sur borne rapide, la charge de 20 à 80 % s’effectue en environ 30 minutes et 11 minutes suffisent à récupérer 100 km d’autonomie.


Après la théorie, place à la pratique. Nous l’avons dit en préambule, le comportement homogène de la Numéro 4 est un atout du modèle dans la mesure où il est difficile de la trouver insuffisante ou excessive quelque domaine que ce soit. La relative fermeté des sièges est compensée par les suspensions…et le châssis équilibré et le bon calibrage de la direction évitent toutefois qu’elle soit imprécise ou pataude. Du moins si l’on évite le mode éco qui bride le véhicule.
Même avec les jantes 20 pouces qui chaussent notre exemplaire, la berline compacte se montre prévenante et digne de son blason. Et pourtant, le DS Active Scan Suspension, une suspension adaptative en fonction du profil de la route analysé par des caméras, est passé à la trame sur cette nouvelle mouture.
Quoi qu’il en soit, ce confort va de pair avec un silence appréciable, notamment grâce au vitrage latéral feuilleté à l’avant, et même à l’arrière selon les versions. Seuls quelques bruits de roulement se font entendre, ainsi que des bruits aérodynamiques sur l’autoroute.
Faisons le point sur l’efficience de la DS Numéro 4. Nous avons démarré notre essai avec une batterie chargée à 80% et une autonomie théorique de 352 km. A notre arrivée après un trajet de 130 km, l’ordinateur de bord nous indiquait respectivement 41% et 162 km d’autonomie. Après quelques produits en croix, nous aurions pu parcourir 416 km en partant avec une batterie chargée à 100%. Compte tenu des conditions de cet essai, la consommation est donc tout à fait raisonnable. Reste à regarder plus précisément la consommation sur autoroute pour juger de la réelle polyvalence du modèle.
En termes d’écosystème de recharge, DS Automobiles propose la planification des trajets avec les arrêts de recharge, l’application e-routes qui permet de connaître ses temps de trajets incluant les recharges, le préconditionnement de la batterie et les e-Commandes à distance. Une fonction V2L pour recharger ses appareils depuis sa voiture sera disponible ultrieurement.
DS Numéro 4 hybride rechargeable

Autre motorisation, autre fiche technique ! Le groupe motopropulseur de la Numéro 4 Plug-in hybrid est constitué d’un moteur thermique essence 4 cylindres de 1.6 l de cylindrée et 180 ch, associé à une machine électrique de 125ch, pour une puissance cumulée de 225 ch.
Sur cette nouvelle itération de berline compacte DS, la boîte robotisée à 7 vitesses remplace la boîte automatique à 6 vitesses (à noter, cette dernière est toujours présente sur l’hybride léger).
Une nouveauté encore plus importante est à signaler. En passant à une capacité nette de 14,6 kWh, la batterie de la DS N°4 hybride rechargeable lui permet désormais d’atteindre les 81 km d’autonomie tout électrique en cycle mixte WLTP, soit un gain de 20 km d’autonomie. Elle ne rattrape pas la concurrence premium, dont les modèles rivaux de la N°4 offrent, outre une autonomie supérieure à 100 km, une puissance de recharge supérieure.


En termes de confort et de conduite, les sensations sont similaires à celles de la version E-Tense, à quelques nuances près sur le modèle essayé. Les jantes de 19 pouces, plus petites que sur notre version électrique, infligent des bruits de roulement plus prononcés, sans améliorer réellement la souplesse. On perd également en confort acoustique, avec un bruit plus présent de la machine électrique. Bruit négligeable en comparaison de celui du fonctionnement du mode hybride, avec lequel un grondement permanent se fait entendre et sentir.
Lorsque la batterie est vide, on alterne alors entre phases thermiques et électriques, avec un passage sensible de l’un à l’autre et une gestion de la boîte pas forcément discrète. L’ensemble de la mécanique est toujours présent à l’oreille, sur une fréquence peu agréable qui gâche un peu le plaisir et donne envie de revenir en modé électrique.
A moins de vouloir faire des performances et de passer en mode sport, ce qui n’est pas la vocation de cette auto bien qu’elle soit suffisamment puissante et agile, c’est sur la seule énergie des watts qu’on apprécie le plus cette motorisation. Ce qui laisse de la marge : le moteur thermique était vide pile 100 km après notre départ alors que nous débutions avec 94% de batterie. Il faut dire que les conditions de roulage étaient clémentes et que nous avons roulé avec le mode B en majeure partie.
Equipements DS Numéro 4 : madame je-sais-tout

Nos modèles d’essais étaient tous deux en finition Etoile, qui représente 57% des ventes de ce modèle, et pourtant leur équipement différait quelque peu. Sur cette version, l’équipement de série accueille des petites technologies appréciables au quotidien (sièges avant électriques, vitres arrière feuilletées comme à l’avant, et surteintées, accès et démarrage mains libres, chargeur de smartphone à induction) .
Mais aussi d’autres plus importantes, comme les projecteurs Matrix LED, le régulateur de vitesse adaptatif, le pack de détection de trafic arrière avec assistant de changement de voie, et surtout le pack DS Drive Assist).
En optant pour la sellerie cuir nappa, l’équipement s’enrichit encore avec l’affichage tête haute étendu (bien lisible et facilement réglable via une commande à côté de celles des rétroviseurs) et du Pack sièges électriques avec sièges avant chauffants et volant chauffant… qui donnent vraiment la dimension premium attendue de ce modèle.

Envie du confort ultime, pardon, absolu ? Sièges chauffants et massants sont en option dans le Pack Confort Absolu. La fonction massante est similaire à celle qu’on peut trouver dans d’autres modèles du groupe Stellantis, avec ses modes « pattes de chat » ou « papillon ». Ce Pack inclut également le hayon motorisé main libre, les jantes 20 pouces ou encore le système audio Focal Electra.
Celui-ci propose un son immersif pour le peu qu’on prenne le temps de procéder aux réglages qui conviennent à son style de musique. Des haut-parleurs se situent dans les montants C (derrière les passagers arrière), ce qui a le mérite d’exploiter cet espace qui ne créerait sinon qu’un gros angle mort.


Nos modèles étaient toutes options et comprenaient donc également le Pack Tech Absolu avec le Drive Assist 2.0 qui inclut en plus du pack de série sur Etoile l’aide au maintien dans la voie, la vision 360, le rétroviseur intérieur électrochrome ainsi qu’une l’alarme (et l’affichage tête haute, si vous avez opté pour la sellerie Alcantara).
Le système de changement de voie semi-automatique se montre d’ailleurs fastidieux, en demandant une activation puis une confirmation afin de s’exécuter, lentement. De plus, comme pour le changement de mode de conduite, il faut être particulièrement vif pour confirmer le choix. Le temps de corriger la direction et de replacer son doigt sur la commande tout en conduisant, la demande initiale a été oublié et il faut recommencer l’opération à zéro… Ajoutez à cela un GPS pas très clair et qui donne les indications trop tard, et vous aurez quand-même l’occasion d’être énervé à bord de ce cocon premium…
Outre ces packs, on trouve parmi les options le toit panoramique ouvrant, qui illumine un peu l’habitacle même si la partie en verre ne recule pas totalement au-dessus des passagers arrière et que l’ouverture est finalement assez réduite.

Dernier équipement que nous avons gardé pour la fin parce qu’il a animé notre essai, DS Iris System intègre, comme sur la grande soeur N°8, ChatGPT. Après un appui sur la commande vocale, nous lui demandions l’actualité politique du jour, des traductions de mots en portugais figurant dans notre environnement, des dates de concerts…
On s’imaginait déjà bien poser toutes les questions utiles au système sur la route du bureau pour pouvoir préparer un entretien, briller en réunion… ou à la pause café !
Cet équipement est également proposé de série sur la collection Jules Vernes, une finition qui se veut un bon compromis entre exclusivité, équipements et prix.
Prix DS Numéro 4

DS Numéro 4 hybride à partir de 39 300 €
DS Numéro 4 hybride rechargeable à partir de 48 200 €
DS Numéro 4 E-Tense électrique à partir de 46 990 €
Modèles essayés :
DS Numéro 4 E-Tense 100% électrique Etoile Alcantara à 51 290 € hors options soit 57 080 € incluant la peinture Crystal Pearl (940 €), pack confort absolu E-Tense (2 210 €), pack tech absolu (1 600 €), toit noir perla nera (380 €), toit ouvrant panoramique (1 040 €)
DS Numéro 4 Plug-In Hybrid Etoile Cuir Nappa à 55 500 € hors options soit 61 530 € incluant les options peinture métallisée Noir perla nera (940 €), pack tech absolu (1 130 €), pack confort absolu (2 640 €), toit ouvrant panoramique (1 040 €)
Concurrence
Si la DS Numéro 4 a bien des concurrentes directes parmi les berlines compactes en hybride rechargeable, à puissance comparable, difficile de lui trouver des alternatives en électrique à moins de se tourner vers des constructeurs généralistes, des SUV compacts voire plus petits !
Compactes et SUV Compacts du segment C hybrides rechargeables :
Audi A3 Sportback TFSi e 204 ch à partir de 47 900 € (autonomie électrique jusqu’à 142 km)
Mercedes-Benz Classe A 250 e Hybrid EQ 218 ch à partir de 49 300 € (autonomie électrique 85 km)
Compactes et SUV Compacts du segment C électriques :
Volkswagen ID.3 Pro 204 ch (autonomie 434 km) à partir de 39 990 €
Renault Mégane EV60 220 ch (autonomie jusqu’à 454 km) à partir de 39 500 €
Kia EV3 204 ch (autonomie 436 km) à partir de 35 990 €
Nissan Leaf (autonomie standard 436 km) à partir de 36 000 €
Volvo EX30 Single Extended Range 272 ch (autonomie jusqu’à 476 km) à partir de 43 300 €
Bilan essai DS Numéro 4
L’histoire voulait que nous essayions cette nouvelle DS 70 ans jour pour jour après la présentation officielle de la toute première DS du nom (la Citroën DS, donc). De celle-ci, elle ne reprend pas la suspension hydraulique (ni même la suspension adaptative de la précédente version !), ni la ligne spectaculaire, mais une vision plus large du luxe à la française. Seule compacte premium du marché disponible en hybride, hybride rechargeable et 100% électrique, elle se distingue en effet par son style encore plus affirmé que la première itération, dont les 4 ans se faisaient à peine sentir, et le soin apporté à la présentation, tant au niveau du style que des équipements. A la conduite, elle offre le confort attendu et des performances suffisantes même si le dynamisme n’est pas son crédo, ainsi que des consommations mesurées. Dommage de ne pas l’avoir dotée de batteries plus grandes en PHEV ou en électrique pour élargir son rayon d’action. D’ici l’arrivée du remplaçant du DS 7, ce modèle ainsi revu a tout de même toutes les chances de continuer à soutenir les ventes de DS Automobiles, actuellement à hauteur du tiers de ses ventes.
Album photos DS Numéro 4








































