Cela aurait pu, mais pour ce modèle, le U correspond surtout à « Utility ». Mais, quitte à parler d’alphabet, ce U peut-il s’attaquer aux Marvel R, aux Tesla Y ? On part à sa découverte pour un court essai !
BYD Seal U : un style à l’avenant
L’adaptation du style de la Seal berline sur ce SUV BYD Seal U est plutôt réussie. Il apparaît même séduisant, dans l’air du temps, et finalement proche esthétiquement de son cousin, le MG Marvel R. Vu de derrière, un œil non averti pourrait même les confondre.








Aussi étonnant que cela puisse paraître, ce SUV au style simple mais efficace, « dérivé » haut sur pattes de la berline Seal, n’est pas conçu sur la même base. En effet, le BYD Seal U emprunte la plateforme du SUV SongPlus thermique / hybride qui n’est pas -encore ?- disponible chez nous.


Le SUV SongPlus, tel que vendu hors d’Europe, dont le BYD Seal U reprend la plateforme.

De face, le dessin est très agressif. En revanche, les porte-à-faux sont un peu longs, notamment à l’avant, ce qui n’aide pas à dynamiser le profil. Le véhicule est haut, et paraît encore plus haut qu’il ne l’est avec ses grosses roues de 19 pouces et ses passages de roues en plastique noir.
Si le flanc ne prête pas à la critique outre mesure, l’inspiration fleure bon l’Allemagne et notamment l’Audi Q5 (bientôt remplacé) voire le Volkswagen Tiguan 3ème du nom.
Essai BYD Seal U : le design continue de progresser

Quid de la vie sans calandre ? Pas facile pour une auto née SongPlus (et donc avec une (très) grande bouche) de se voir sortir du bloc opératoire affublée d’un bec tout lisse typé « Tesla Model 3 » restylée ou encore Porsche Macan EV.

Et c’est un bel exploit que de passer du Song Plus thermique au BYD Seal U en full électrique. Il ressemble beaucoup à la berline évoquée plus haut, mais contrairement à elle, le châssis est mixte puisqu’il peut recevoir tout type de motorisation (il va d’ailleurs être vendu chez nous en hybride, ce qui lui permettra de garder le titre de « NEV » pour New Electric Vehicle). Du coup, pas de frunk à l’avant et c’est bien dommage pour « l’Utility ».



Les faces avant et arrière restent dans le ton des productions chinoises actuelles, avec des traits très lisses et des surfaces reprenant l’identité BYD, que l’on a pu apercevoir au « tout dernier salon de Genève » sur le coupé YangWang U9.

La stratégie du véhicule haut de gamme surpuissant avec une petite touche d’excentricité pour se faire remarquer comme les suspensions « magiques ».









World-class Design Team
Le style de toute cette nouvelle gamme, on le doit au designer automobile en chef Wolfgang Egger qui dirige une équipe dont les créations automobiles allient harmonieusement innovation, qualité et fiabilité. Plus de 200 designers dans plus de 10 pays, dont l’Italie, l’Espagne, la Suisse et l’Allemagne, conçoivent et créer les futurs design de la marque en s’inspirant de tous les endroits du globe.
A l’intérieur du BYD Seal U, le cocoon
A la première approche, dès que l’on s’y assoit on s’y sent bien. Bonne position, sièges moelleux et avec un bon maintien, et le volant est lui aussi très agréable au toucher. Le bouton « Start/Stop » est discret, presque trop, mais on s’y habitue et il est bien placé, à gauche du mini-levier de vitesse en cristal : une petite touche de classicisme dans ce monde très aquatique très agréable au toucher.


Plus sobre dans le dessin que la SEAL berline, le SUV s’adresse à un public plus large. Plus consensuel pour plaire à plus de clients, tout en gardant sa particularité : son écran pivotant. Il faut dire que sa plateforme n’est pas si nouvelle, il n’est pas anormal de retrouver des composants vus ailleurs.












L’ergonomie à bord du Seal U
Voyager à bord de la SEAL U est très reposant et la douceur des commandes incite à rouler zen. On l’a dit et on le répète, on retrouve cette sensation jusque dans le volant, très doux au toucher malgré la « veganisation » de son cuir. Les ports USB sont légions : 2 à l’avant et 2 à l’arrière, en plus d’un chargeur à induction.
Quant à la suspension, elle absorbe élégamment tout type de dos d’âne sans exception, ce qui en fait un franchisseur urbain confortable et agréable aussi pour les passagers qui ne seront pas secoués.




Les performance, la consommation
Quand on achète une voiture familiale, c’est qu’on a une famille. Alors oui, on veut du confort et on l’a. La SEAL U est extrêmement confortable, douce et accueillante. On notera durant l’essai qu’elle est faite pour être conduite en souplesse, car sa motricité (seulement traction avant) et son comportement routier (attention aux courbes serrées) ne permettent pas de faire la course avec les papas pressés en Audi RS6.





Elle est grande (4 785 mm de long x 1 890 mm de large x 1 668 mm de haut), cependant son coffre ne charge que 552 l, ce qui n’est pas au niveau de ses concurrentes (à peine mieux que le VW ID.4 et ses 543 l mais toujours pas au niveau du Model Y et son record de 874 l).
Dans le détail :










Si la SEAL U est trop volumineuse pour vous vous rabatterez alors sur la BYD Atto3, légèrement plus compacte, mais pas autant que la (SAA) BYD Dolphin.
18,8 kW-h/100km en ville, puis 23,5 kW-h/100km pour un trajet autoroute, c’est dans la moyenne haute des consommation des concurrentes. Il a plut une bonne partie du temps, ce qui est à prendre en compte dans les calculs.
Les prix
Le BYD Seal U propose des tarifs compétitifs sans bonus à partir de 41 890 € pour la finition Comfort avec une batterie de 71,8 kWh, avec comme à son habitude chez les chinoises un équipement full option (expression de boomer) et une autonomie de 420 km en cycle mixte WLTP, tandis que celui de la version Design propose 87 kWh et un gain d’autonomie de 80 km, soit 500 km de rayon d’action.
Tous les modèles bénéficient d’une garantie de 6 ans ou 150 000 km
Notre version d’essai, le BYD Seal U Design était équipée d’une batterie de 87 kWh, est proposée à 45 390 €, enrichie d’équipements supplémentaires comme le très pratique un chargeur de smartphone à induction, l’affichage tête haute qui réplique/duplique les infos principales face à la route et d’un excellent système audio Infinity de chez Harman.
Un partenariat footbalistique qui a marqué des points cet été
Pour terminer, et comme je le disais dans mon article sur la BYD Seal berline, il manquait à BYD un « endroit » populaire pour se montrer, pour se faire connaître. C’est chose faite avec son partenariat officiel à la coupe d’Europe de foot. L’Euro 2024 va être un porteur de notoriété bien amené juste avant les JO de Paris 2024.






Photos : Le Nouvel Automobiliste