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Peut-être allez-vous vous dire : « mais pourquoi tester la Peugeot 408, déjà connue depuis trois ans ? » (et essayée à ce lien sur Le Nouvel Automobiliste). Eh bien, car nous n’avions pas encore eu l’occasion de rouler avec le moteur d’entrée de gamme, à savoir l’Hybrid 145 (essence).

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145 : une gueule qui lui va bien

Avant de parler de cette Peugeot 408, rappelons qu’au départ (en 2010), la dénomination « 408 » était destinée au marché chinois. Elle désignait alors une berline tricorps, basée sur la Peugeot 308 de l’époque.

Le succès n’a pas été retentissant, mais malgré tout, la marque a récidivé en 2014 en présentant une deuxième génération, qui cette fois-ci, était construite sur la plate-forme de la Peugeot 308 SW, alors renouvelée. Les ventes… n’ont pas décollé non plus, mais il n’empêche que le modèle est encore aujourd’hui au catalogue du constructeur en Chine.

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145

En Europe, il faudra attendre 2022 pour voir débarquer la 408… qui n’a rien à voir avec celle connue dans l’empire du milieu. Déjà, cette version européenne est basée sur le troisième opus de 308. Ensuite, elle adopte un look assez différent, typé « fastback » selon Peugeot, mélangeant à la fois les gènes d’une berline (hayon incliné) et d’un SUV, avec des boucliers proéminents notamment.

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145

Avec 4,69 mètres de long, cette Peugeot 408 vient, sans surprise, se placer entre la 308 et la 508. Le véhicule est rehaussée de 4 cm par rapport à une 308. Globalement, la ligne est plutôt bien proportionnée, même si certains trouveront l’arrière un peu massif, entre autres à cause du pare-choc grainé. Les autres lui trouveront des faux airs de… Lamborghini Urus. Quoi qu’il en soit, à son volant, nous avons remarqué qu’elle faisait tourner les têtes !

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145 : un intérieur de cockpit d’avion

Lorsqu’on ouvre les portes de cette Peugeot 408, nous voyons tout de suite la filiation avec la Peugeot 308, au niveau du mobilier. Celui-ci est effectivement stricto sensu le même que dans la berline compacte. On retrouve ainsi le même petit volant (dont on reparlera un peu plus tard), le même dessin de la planche de bord, avec ses écrans… ainsi que la barrette d’ « i-toggles » , plutôt ergonomique, qui permet d’aller directement aux fonctions souhaitées sur l’écran central central.

Pour ce qui est de la qualité des matériaux et des assemblages, cette Peugeot 408 fait figure de bonne élève et s’approche des standards premiums. Le choix des matériaux, précisément, colle bien à l’ensemble, donnant un certain « cachet » à l’habitacle.

S’agissant de l’ergonomie, la Peugeot 408 adopte quelques boutons « physiques » pour certains raccourcis (comme par exemple, les aides à la conduite), sur la console centrale ou sur le volant. Un (bon) point à relever, à l’ère du tout tactile, qui ne plaît pas forcément à tout le monde. On pourra seulement émettre un léger mécontentement au niveau de la réactivité du système GPS, qui se montre un peu lent. En espérant que le groupe Stellantis rectifie le tir sur les prochaines générations.

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145 : une habitabilité arrière juste pour 3 personnes

Lorsque l’on s’assoit au volant de cette Peugeot 408, ce qui peut gêner, c’est la position de conduite couplée au petit volant. Avec le fameux i-Cockpit cher à Peugeot, certaines personnes peuvent se sentir « engoncées » et ne pas trouver leur position idéale. Cependant, les sièges se montrent très confortables.

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145

A l’arrière, les passagers ont de l’espace pour leurs jambes ; moins pour leurs coudes si trois personnes prennent place. Il sera ainsi difficile d’envisager de longs voyages à cinq.

Enfin, le coffre dispose de 531 litres de contenance, ce qui est tout à fait honorable. Il peut même aller jusqu’à plus de 1 600 litres, banquette rabattue. De quoi ne pas être embêté au moment des vacances !

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145 : un moteur volontaire, qui consomme peu

La partie mécanique est bien connue : elle utilise le moteur 1.2 essence, que nous avions déjà testé ici ou . Ne l’appelez plus Puretech… car comme déjà expliqué, il a troqué sa courroie de distribution pour une chaîne, jugée plus résistante. Précédemment, il nous avait plutôt satisfait par son côté « énergique » . C’est aussi le cas sur cette Peugeot 408. Il est réactif, coupleux et alerte lors des accélérations fortes.

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145

De même, la boîte de vitesse à double embrayage se montre à la fois douce en mode Eco, fluide en mode Normal et réactive lorsque le mode Sport est enclenché. On perçoit de légers à-coups à (très) bas régime, mais rien de rédhibitoire.

Dernier élément de satisfaction, et pas des moindres : la consommation. Sur autoroute, nous avons relevé 6,4 litres aux 100 km, ce qui reste très efficient. On peut même descendre à 4,8 litres aux 100 km sur route nationale, calé à 90km/h.

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145 : un châssis aux petits oignons ?

La marque de fabrique de Peugeot, c’est le châssis. Bonne nouvelle : la Peugeot 408 ne déroge pas à la règle. Le train avant est incisif, permettant de placer la voiture au millimètre près dans les virages serrés. Même le train arrière suit parfaitement, malgré le fait que la 408 soit plus grande que sa matrice, la 308.

Il convient néanmoins de s’habituer au petit diamètre du volant, mais c’est un coup à prendre (notamment lors des manœuvres).

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145

Côté suspensions, rien à redire. Les irrégularités de la chaussée sont bien filtrées (même les nid-de-poules et les dos-d’ânes) et la remontée d’informations dans le volant est plutôt bonne. Un auto rassurante au quotidien, donc, avec un châssis aux petits oignons, comme sait si bien le faire Peugeot.

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145 : sans concurrence ?

Les SUV coupés issus de constructeurs généralistes sont peu nombreux… Et clairement, les véritables concurrentes de cette Peugeot 408 sont françaises.

La première vient du même groupe, puisqu’il s’agit de la Citroën C4 fraîchement restylée (voire même plutôt C4X, niveau style). Bien que son châssis soit plus typé confort, son prix d’entrée de gamme est à peu près équivalent (35 200 euros pour la Citroën, contre 36 050 euros pour la sochalienne).

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145

Pour le second rival, il suffit d’aller chez Renault pour trouver l’Arkana qui se montre tout aussi agressif en termes de prix et de motorisations. Si on regarde la fiche technique de l’Arkana, celui-ci adopte la même puissance, mais est vendu moins cher (34 700 euros en version entrée de gamme) avec un comportement routier plutôt bon.

Essai Peugeot 408 GT Hybrid 145 : le bon compromis

Globalement, cette Peugeot 408 GT Hybrid 145 se montre très intéressante. Avec sa consommation peu élevée, son moteur efficace et réactif et sa qualité intérieure de premier ordre, la sochalienne a les arguments pour convaincre. Seul son petit volant et son look un brin provocateur peuvent rebuter certains.

Toutefois, en étant « pile » entre une Peugeot 308 et une Peugeot 508, elle semble être un bon compromis, d’autant qu’elle dispose d’un coffre suffisamment grand pour les longs trajets. Côté tarif, cette Peugeot 408 débute à 36 050 euros en finition Allure mais le prix peut vite augmenter, puisque notre modèle d’essai, en finition GT, réclame 42 680 euros. Une somme, certes, mais cette Peugeot 408 demeure un bon « entre deux » .

Photos : Christian CONDÉ