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Renault Twingo restylée (5/7) : essai de la version TCe 95 EDC Le Coq Sportif, la sportive douce

Pour vous, il est hors de question d’utiliser la pédale d’embrayage en ville ? Vous souhaitez un diamètre de braquage record ? Et vous ne souhaitez pas encore sauter le pas de l’électrique ? La Renault Twingo EDC est peut-être faite pour vous ! À défaut d’être smart, aurait-elle un côté snob ? Car qui dit EDC sur Renault Twingo, dit forcément le moteur le plus puissant de la gamme Renault Twingo : le 0.9 TCe 95 ch. Nous avons aussi souhaité vérifier si l’habit fait le moine, et c’est sous les couleurs du Coq Sportif que nous allons fouler les routes de la proche banlieue parisienne. 

Twingo TCe 95 EDC : puissance maxi

Bientôt 27 ans que la Renault Twingo court les rues. Au bout de trois générations, elle est toujours présente et toujours aussi fraîche. Elle est même plus pimpante aujourd’hui avec son restyling et l’ajout de LEDs. Pas de quoi en faire un sapin non plus ! Histoire de faire oublier la version GT abandonnée avec la dernière mise à jour, Renault s’associe au Coq Sportif, spécialiste du streetwear. Mais les 3 ch supplémentaires du 0.9 TCe ne pourront faire oublier les 110 ch de la joueuse GT. 

Outre le fait de mettre le pied gauche au repos, l’absence de pédale d’embrayage fait oublier la patinage de la boîte mécanique de la version SCe 75. Il n’y a qu’à déplacer le nouveau levier de vitesses pour choisir d’aller de l’avant, ou prendre du recul. Et même si on le manipule moins que la version manuelle, son nouveau design est plus appréciable à l’œil comme au toucher. Cette boîte EDC est toujours aussi agréable et on apprécie à haute vitesse la présence du sixième rapport. Sur voie rapide, et en enclenchant le limiteur de vitesse, la Renault Twingo arrive à maintenir une vitesse soutenue mais réglementaire.

Le moteur se montre volontaire et répond toujours présent à la demande d’accélération. En aucun cas la Renault Twingo n’a manqué de puissance ou de couple. Loin de remplacer la version GT, elle pourrait surprendre vos voisins de feux tricolores au passage au vert. 

Chevaux aux vents

Côté bruit, le moteur positionné à l’arrière facilite sa discrétion. Les bruits d’air ne prennent pas trop le relais malgré le toit en toile. Alors bien sûr, une fois le toit ouvert le bruit est plus présent mais c’est acceptable jusqu’à 110 km/h. Quel plaisir de rouler cheveux au vent ! D’ailleurs, pour que vos cheveux soient vraiment au vent, nous vous recommandons un chignon haut ou le port d’une crête. En effet, la hauteur intérieure de la Renault Twingo est importante. Avec ses 1,54 m (elle a perdu 1 cm de garde au sol avec son restyling), elle propose 90,8 cm de hauteur sous pavillon. C’est à peine 2 cm de moins d’un Scénic.

Alors forcément, une telle hauteur fait remonter le centre de gravité. Cette donnée s’explique aussi par ses entrailles. La plate-forme nommée « Edison » est conçue avec un double plancher pour recevoir des batteries. Elle n’en profite pourtant pas (encore) comme la Smart Forfour. En effet, les deux partagent la même plate-forme mais pas leur technologie ! Le comportement de la Renault Twingo est pour autant toujours sain et ne souffre pas trop de roulis, de sous-virage ou de survirage. Elle reste collée à la route, même en la poussant un peu. 

Comportement bah ouais

Autre avantage de la plate-forme Edison, à la façon d’un monospace ou d’un SUV, la hauteur d’assise facilite l’accès intérieur. L’habitabilité à l’avant est satisfaisante et la position est plutôt agréable. Les jambes ne sont pas trop verticales et le levier de vitesse tombe bien sous la main. Seul bémol, le volant n’est réglable qu’en hauteur. A l’arrière, c’est un peu plus délicat.

L’habitabilité peut être un peu juste pour les grands formats sur longs trajets mais en dépannage il n’y a pas de soucis. Le bémol vient de la structure des sièges avant qui obstruent toute visibilité. Seul le toit en toile ouvert permettra d’avoir un peu plus de visibilité. Point de toit vitré, ni de banquette coulissante pour améliorer la situation. Seule la présence de portes arrière améliore le quotidien des passagers au rang 2 par rapport à une pure 2-portes -un plus par rapport aux deux premières générations.

Côté coffre, les 219 litres peuvent paraître faibles, mais c’est surtout dû au manque de hauteur sous tablette. Le moteur 0.9 TCe prend de la place ! Son accessibilité a été améliorée, vos mains seront moins sales ! S’il vous manque du volume, les sièges arrière se rabattent en 50-50, via une cordelette accessible en haut du dossier. Si les 980 litres alors atteints ne vous suffisent pas, le siège passager peut se rabattre pour y charger de longs objets. 

Et le prix le plus élevé est décerné à…

À 17 900 € en prix d’appel, notre Renault Twingo 0,9 TCe EDC Le Coq Sportif n’est pas très accessible. A cela s’ajoutent encore quelques options. Le Blanc Quartz vous déleste de 740 €, l’alerte au franchissement de ligne vous mettra en confiance contre 200 €. Le toit en toile finira par vous dépouiller de 1 000 € pour atteindre 19 640 € ! 

Quid de la concurrence ? Une Kia Picanto GT Line avec le moteur T-GDi 100 ch est proposé à 17 200 € mais sans possibilité de boîte automatique. La Fiat 500 ne propose plus d’équivalent en terme de puissance, quant à sa variante Abarth, elle joue dans une autre sphère de puissance (1,4 T-Jet de 180 ch). Quant à la triplette Citroën C1, Peugeot 108 et Toyota Aygo, leur puissance se limite désormais à 70 ch. Enfin, la nouvelle Hyundai i10 proposera un moteur de 84 ch, mais point de boîte robotisée à ce niveau de puissance.

Twingo 0.9 TCe : sans concurrence?

Unique la Renault Twingo? Le combo puissance / boîte / gabarit est en effet inédit désormais dans la catégorie urbaine. La Renault Twingo 0.9 TCe EDC est probablement la meilleure synthèse de la gamme. Compacité, maniabilité, facilité de conduite sont ses points forts. Le point faible ? Que cette boîte EDC ne soit pas proposée sur le 1.0 SCe. Elle lui corrigerait son petit défaut d’embrayage. Et il ne faut pas négliger son prix. Car en dehors de son avantage gabarit, elle se rapproche dangereusement de la Renault Clio d’un point de vue financier. Celle-ci étant plus grande, mais bien plus polyvalente. Heureusement, la boîte EDC n’est proposée sur la Clio qu’avec le TCe 130. Pour le moment.

Article : Guillaume AGEZ

Crédit Photographie : Guillaume AGEZ

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