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Renault Twingo restylée (6/7) : essai en TCe 95 BVM Le Coq Sportif BBR, la poly-vaillante ?

3, 2, 1… Twingo ! 3e essai de la Renault Twingo 3 restylée. C’est à nouveau à bord de la finition 0.9 TCe Le Coq Sportif sur nous prenons la route. Cependant, elle est encore un plus plus chauvine : les couleurs Bleu, Blanc et Rouge bien sont affichées sur la carrosserie. C’est en effet avec le pack BBR que notre Twingo du jour est décorée. Mais elle a perdu au passage sa boîte EDC pour une boîte manuelle à 5 rapports pour nous rendre plus actifs. Du coup, nous avons souhaité tester si ça la rendait moins urbaine. Du moins, plus polyvalente. Nous nous sommes donc éloignés de la capitale. Tout d’abord pour l’Essonne, puis pour la Normandie. A part la neige, nous avons presque vécu les 4 saisons lors de essai. Idéal pour la tester au mieux ! Alors c’est parti.

La Renault Twingo en tenue de Jogging

Nous n’allons pas revenir sur les caractéristiques de la Renault Twingo dans son ensemble, ni de la finition Le Coq Sportif. Juste nous attarder un peu sur les spécificité de l’option BBR : pour 200 € de plus que la version classique, elle se distingue esthétiquement sur plusieurs points. Un peu de couleur d’abord : du bleu sur les baguettes de calandre, du rouge pour les baguettes du pare-choc arrière. Ces dernières lui donnent un effet catadioptres larges sympathique, voire premium. Autre différence de look : les strippings latéraux bleu et rouge de la portière arrière gauche sont beaucoup plus généreux.

Il faut prendre un peu de hauteur pour voir la dernière différence. Le toit se dote de généreux strippings de toit bleu et rouge. Forcément, aucun intérêt de cocher l’option toit ouvrant en toile noire pour profiter du pack BBR. Autre détail d’importance pour votre budget, ce pack n’est disponible qu’avec le blanc Quartz. Ce sont encore 740 € à ajouter. Le prix passe de 16 700 € à 17 640 € juste pour le look. Notre version d’essai était en plus équipé de l’assistant au maintient de ligne (+200 €), soit 17 840 €. Pour une urbaine, c’est beaucoup. SI la polyvalence est au rendez-vous. Alors pourquoi pas. Voyons ce qu’elle dans le coffre!

Twingo cherche polyvalence

Idéale pour une vie en ville, que vaut la Renault Twingo au-delà du périphérique ? Première étape, les autoroutes urbaines. 70, 90, 110 km/h, ce sont des vitesses que nous atteindrons facilement. Contrairement à la version SCe 75, le TCe 95 ne pose pas de problème d’embrayage. Les passages de vitesses sont fluides et suffisamment rapides pour un usage courant. 

Les accélérations et les reprises sont étonnantes également. L’étagement de boîte permet de bien changer les rapports à 20, 40, 60 et 80 km/h. Comme on vous l’a appris à l’auto-école. Merci aux 93 ch réels ou au couple de 135 Nm ? Nous dirions plutôt merci au turbo. Il n’a pas d’effet boost comme sur un Diesel, mais il se fait ressentir quand il faut. Car la Renault Twingo n’est pas particulièrement légère. Avec un peu plus d’une tonne à vide, la petite Renault pèse son poids!

Twingo Trafic ?

La Renault Twingo TCe a toutes les armes pour s’insérer sereinement dans le trafic -nous ne parlons bien sûr pas de l’utilitaire Renault ! La Renault Twingo n’a jamais montré la moindre faiblesse dans le flot de circulation extra-parisien, qu’il soit fluide ou chargé. Il n’y a pas non plus de quoi en faire une grande routière… et les sièges en sont en partie responsables. L’assise est un peu dure, et un peu courte. Nous pouvons regretter l’absence d’un réglage en inclinaison. Du fait du plancher haut, les jambes touchent finalement assez peu le siège : de ce fait le poids du corps repose principalement sur les fesses. Pour y pallier, cela oblige à régler le siège au plus haut, sans pour autant nous soulager totalement. Les pauses toutes les deux heures s’imposent alors !

Heureusement, la garde au toit de la Renault Twingo est généreuse. Le volant n’est cependant réglable qu’en hauteur, il manque le réglage en profondeur. Le dossier est plutôt confortable, il permet un maintien suffisant en condition normal et l’absence d’appui-tête réglable n’est pas pénalisant. 

Du coffre, cette Twingo ?

Après une journée à arpenter l’Essonne, ses routes secondaires et ses petites chemins, il est temps de faire une pause shopping. Un arrêt rapide dans un magasin Le Coq Sportif démontre qu’il ne faut pas en acheter trop. Le coffre de 219 dm3 une fois les dossiers de banquette placés au plus droit ne suffisent pas à accepter un grand sac de la marque ! Dommage. Si vous n’êtes pas 4 passagers à bord, l’un des deux dossiers peut se rabattre facilement même depuis le hayon pour rendre le volume de coffre plus confortable.

Retour en ville pour ramener les emplettes. Et le tout sous une pluie battante. Les caniveaux sur la route se remplissent vite. La buée gagne toutes les parties vitrées de notre Renault Twingo. Que fait la ventilation? Pas grand chose, nous avons été obligé de nous arrêter sur le bas côté même en mettant le débit à fond sur les vitres. Impossible de dégivrer les vitres assez rapidement pour avancer en toute sécurité. Il nous a fallu mettre le chauffage sur la température maximum pour rendre le système efficace. Ce sera le gros défaut de notre périple. Nous n’avions pas vécu cette situation depuis de nombreuses années à bord d’une voiture moderne… Une fois la buée évaporée, la ville nous rappelle, même sous la pluie, les qualités citadines de la Renault Twingo, grâce à sa compacité et son rayon de braquage. 

La Twingo fait le coq

Notre mission n’est pas de rester en ville mais de nous en éloigner pour tester la polyvalence de la Renault Twingo. Alors direction l’autoroute A13 pour aller en Normandie. Pour atteindre la vitesse de croisière, aucune difficulté. N’oublions pas que nous ne sommes pas dans une GT, juste un « coq sportif » ! La Renault Twingo ne manque juste que d’un rapport de 6e pour rouler un peu plus au calme. N’allez pas croire que le moteur est bruyant, il se fait entendre mais sa position arrière offre plus de discrétion. De toute façon, ce sont plutôt les bruits d’air qui sont les plus gênants, sans être pour autant désagréables. Il faut juste légèrement hausser le ton pour parler avec ses passagers. 

La temps n’est pas au beau fixe, et le vent souffle. Malgré sa hauteur, jamais la Renault Twingo n’a souffert de prise au vent. Il faut être prudent, mais pas autant que nous imaginions. Pas de problème de tenue de cap malgré sa direction légère. Nous n’avons que très peu fait sonner le détecteur de ligne. Heureusement, car son son est dissuasif ! Le régulateur de vitesse n’est pas adaptatif, mais il n’a jamais faibli sur les montées de l’autoroute. 

La Twingo en Normandie

Il est temps de rejoindre Honfleur, et d’utiliser les freins pour sortir de l’autoroute. Pas de mauvaise surprise de ce côté là, ils sont suffisants et ne déséquilibrent pas le cap, même avec le pied lourd. Après s’être fait plaisir à se faufiler dans les rues de la ville, direction Trouville-sur-mer. La route D513 semble faite pour la Renault Twingo TCe 95. Parfois étroite, avec des virages serrés après quelques courbes et lignes droites. C’est un beau terrain de jeu, qui permet de s’amuser tout en respectant le code de la route. Le moteur est souple, la boîte agréable, bref. Nous ne voulions pas la quitter ! Cependant, la nuit commençait à tomber et l’appel de Paris à se faire. Idéal pour tester l’éclairage, qui est de bon niveau également. Pour rappel, ce ne sont pas des phares à leds, donc il n’y a pas de miracle par rapport à des voitures plus haut-de-gamme. 

De retour à Paris, c’est l’heure de faire le bilan. Sur les qualités citadines, il y a rien à redire, la Renault Twingo est faite pour la ville. Sortir en extra-urbain, là aussi, la Renault Twingo ne déçoit pas. Sa hauteur et sa boîte manuelle ne posent aucun problème. Autoroutière ? Ce n’est pas son rôle mais elle y fera face sans soucis. A condition cependant de ne pas traverser la pays sans pause. Les sièges manquent un peu de confort dans ces conditions et il manque une 6ème vitesse. Elle ferait baisser le consommation que nous avons mesurée sur notre essai à 6,4 l/100 km… qui n’est pas un si mauvais score au rythme tenu, même si les chiffres officielles annoncent 1 l/100 km de moins. 

Renault Twingo TCe 95, pas seule au monde

Pas seule, mais la seule concurrente en termes de puissance est la Kia Picanto GT Line T-GDI. Elle est même un peu plus généreuse avec ses 100 ch. Côté consommation, Kia annonce 5,6 l malgré une ligne plus basse et ses 140 kg en moins. Avec 120 et 128 g d’émissions de CO2, aucune des deux citadine ne sera pénalisée par le malus (WLTP). Avec 17 200 € sans option, la Kia Picanto est proposée un peu plus chère que la Renault Twingo, soit 500 € de plus. Ce qui fait 71,42 € le cheval supplémentaire. Au-delà du prix, sur ce segment c’est surtout le look qui fera la différence. A vous de décider !

Quelle est la meilleure Renault Twingo ?

Au cours de nos trois essais, il est assez facile de résumer chacun des modèles. La Renault Twingo SCe 75 a un moteur souple mais un embrayage pénalisant en ville. La Renault Twingo TCe BVM corrige ce défaut, mais une 6e vitesse eut été la bienvenue. Vous l’aurez donc compris, la meilleure synthèse est la Renault Twingo TCe EDC. Elle remporte nos suffrages principalement grâce à sa boîte de vitesses, mais aussi par la polyvalence qu’apporte le TCe. C’est sûrement elle la Renault Twingo la plus polie, la plus vaillante, la plus polyvalente ! Nous espérons que Renault élargisse l’offre EDC, car le moteur SCe est satisfaisant au quotidien. Mais ce que nous espérons plus, c’est de voir ce que la future Twingo Z.E., différente de sa cousine Smart ForFour EQ va prochainement proposer. Rendez-vous pour cela à la rentrée !

Article : Guillaume AGEZ

Crédit Photographie : Guillaume AGEZ

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