En trois générations, l’Audi Q7 a toujours été un beau bébé. La dernière, dévoilée au printemps, mesure 5,05 mètres de long. Exactement comme celle qu’elle remplace (la deuxième)… qui, toutefois, faisait 4 centimètres de moins que le tout premier Q7 et ses 5,09 mètres.
Peut-être était-ce une manière de respecter la hiérarchie de la gamme et de laisser à l’A8 (la limousine du constructeur) le titre de voiture la plus longue… Ou alors, peut-être Audi préparait-il déjà le terrain pour le Q9, révélé aujourd’hui.
Avec 5,31 mètres de long, l’Audi Q9 dépasse de 26 centimètres le Q7… et d’un centimètre l’A8 à châssis long. De quoi établir un nouvel organigramme dans la gamme, en considérant par ailleurs que l’A8 ne devrait pas être renouvelée.

AU SOMMAIRE
Audi Q9 (2026) : envies de grandeur
5,31 mètres de long, pour 2 mètres de large (hors rétroviseurs) et 1,81 mètre de haut. Voilà des mensurations qui forcent le respect. En plus de dépasser son « petit » frère Q7, l’Audi Q9 est plus grand que ses concurrents, le BMW X7 (5,15 mètres), le Mercedes GLS (5,21 mètres) et le Range Rover version longue (5,25 mètres).






Esthétiquement, l’Audi Q9 est un Q7… en plus grand. La silhouette générale, bien qu’allongée, reste la même. Il s’autorise néanmoins quelques changements à l’avant, notamment au niveau du bouclier et de la calandre à lamelles verticales. A l’arrière, la plaque d’immatriculation (ici américaine) migre sous le coffre.
Nous ne vous surprendrons pas en écrivant qu’avec un empattement de 3,14 mètres, l’espace à bord semble royal. Disponible de série en configuration 7 places (6 en option), l’Audi Q9 reprend la planche de bord du Q7, mais s’autorise quelques coquetteries supplémentaires. L’ouverture des portes est électrique. TOUS les sièges sont électriques et les accoudoirs peuvent même être… chauffants. Le ciel de toit se dote du plus grand toit vitré jamais proposé par Audi, d’une surface supérieure à 1,5 m².
Du Q7, l’Audi Q9 reprend également, de série, les clignotants projetant des flèches lumineuses sur la chaussée (voir plus bas), les écrans (instrumentation de 11,9 pouces derrière le volant, écran central de 14,5 pouces et écran dédié au passager de 12,3 pouces), ainsi que le système d’infodivertissement MMI enrichi de ChatGPT et une sono Bang & Olufsen à 22 haut-parleurs.






Les portes s’ouvrent jusqu’à 90° (en plus d’être électriques) afin de faciliter l’accès à bord.
Audi Q9 (2026) : uniquement proposé en Diesel (du moins en France)
Cet intertitre peut faire sourire, en 2026, mais oui, l’Audi Q9 ne disposera que d’une seule motorisation en France. Et il s’agira d’un Diesel, déjà vu sur les récents Q5 et Q7. Ce V6 TDI développe 299 ch et 630 Nm de couple, épaulé par une hybridation légère de 24 ch et 370 Nm.
Comme il se doit, la transmission intégrale Quattro est livrée de série, tout comme la boîte automatique tiptronic à huit rapports, les roues arrière directrices et les suspensions pneumatiques. Audi prévoit aussi, rapidement, deux versions hybrides rechargeables, fortes de 395 et 490 ch. Si leur chaîne de traction demeure inchangée, elles devraient afficher jusqu’à 80 km d’autonomie en mode 100 % électrique.






Comme les autres modèles de la gamme, le Q9 sera décliné en version « S ». Mais a priori, le SQ9 (c’est son nom, ici en gris), doté d’un V8 4.0 biturbo essence de 600 ch, ne sera pas commercialisé chez nous. Il sera cependant reconnaissable à sa calandre spécifique.
A vrai dire, le marché français ne sera probablement pas la priorité de cet Audi Q9. L’Europe non plus. Ses marchés de prédilection resteront les États-Unis (où il sera produit) et la Chine. Chez nous, son tarif devrait tutoyer les 200 000 euros, en prenant en compte le malus CO2 et le malus au poids. Verdict dans quelques mois ; la commercialisation devant intervenir prochainement, pour une arrivée dans les concessions en décembre.




Une future finition ultra-haut de gamme, baptisée « Horsch« , devrait elle aussi arriver prochainement. Elle viendra rivaliser avec le Mercedes-Maybach GLS et le Range Rover Autobiography.