…Mais est-il encore le meilleur des SUV ? C’est à cette question que nous avons voulu répondre. En effet, avec cette sixième génération, le Toyota RAV4 se repoudre le nez tout en adoptant un look plus statutaire mais arrive-t-il à rester le roi des SUV ? Après avoir pris en mains la version 4WD aux États-Unis dans une définition spécifique pour le marché américain, nous avons pu tester la mouture européenne dans sa définition à deux motrices. Nous a-t-il convaincu ? Réponse dans notre article sur les routes de la vallée de Chevreuse.
AU SOMMAIRE
Essai Toyota RAV4 FWD : un style plus avenant
Le RAV4 pour la marque japonaise, c’est le best-seller des ventes. De plus, l’année 2025 a été grandiose pour lui car il s’est hissé à la première place du classement mondial en passant devant … le Tesla Model Y. Et d’ailleurs à cette occasion, il arrive dans sa dernière mouture, à savoir sa sixième génération. Avant d’analyser ce dernier opus en terme de style, plongeons rapidement dans l’histoire de ce Toyota RAV4.
Commençons par son RAV4 qui signifie « Recreational Active Vehicle with 4-wheels Drive, soit en français véhicule de loisirs actif à quatre roues motrices ». C’est pour ainsi dire un véhicule de type SUV compact permettant de sortir hors des sentiers battus. Et tout démarre en 1994 lorsque ce Toyota RAV4 est sorti avec sa forme rondouillarde et disponible à cette époque en 3 et 5 portes. Face à un succès grandissant, il se renouvelle en l’an 2000 puis en 2005 pour sa 2ème et 3ème génération avec un style un plus carré.


Essai Toyota RAV4 FWD : un intérieur plus modernisé ?
Lorsque l’on ouvre les portes de ce Toyota RAV4, la sensation d’inspiration avec le Land Cruiser saute aux yeux pour les plus assidus de la marque. En effet, le poste de conduite et la planche de bord se montre plutôt moderne et affirmé. Bien que le design se montre agréable à l’oeil, c’est l’emploi de matériaux un peu durs qui vient pâlir sa nouveauté. Certes sa durabilité dans le temps n’est plus à prouver mais on aurait aimé un peu plus de fun.
Pour ce qui est de l’ergonomie, il y a du bon notamment par les boutons physiques qui permettant d’éviter de passer par l’écran central tels que les modes de conduite ou encore certains ADAS comme les fonctions régulateur/limiteur… Mais il faut une certaine adaptation pour pouvoir utiliser ces derniers. Sans parler des fonctions toutes simples comme la désactivation d’alerte de surveillance du conducteur ou la lecture des panneaux où il faut passer par l’écran central (et même le faire à l’arrêt pour certaines fonctions).
Au sujet des passagers avants, rien à redire cependant. Ceux-ci trouveront facilement une bonne position (grâce aux sièges électriques) avec une assise plutôt moelleuse et un bon maintien latéral. A noter que sur cette version Lounge, ils sont à la fois chauffants et ventilés. De quoi gâter le conducteur et le passager.
A l’arrière, les passagers se verront toujours bien choyés avec une bonne longueur aux jambes ainsi qu’au coude (comme sur la version précédente). Sans parler des dossiers inclinables permettant une certaine modularité aux places arrières. Seule la contenance est légèrement en baisse puisque celui-ci culmine à « seulement » 514 litres contre 580 litres sur la génération précédente. Ceci est dû en partie à la présence d’une batterie un peu plus importante.
Essai Toyota RAV4 FWD : aussi bien équipé comme toujours ?
Si on considère ce nouveau cru 2026 du Toyota RaAV4 pour les particuliers en version traction, il s’articule suivant trois niveaux de finition. L’entrée de gamme dénommé Dynamic, il est déjà bien doté avec notamment l’avertisseur d’angles morts, la climatisation auto bi-zone, le hayon électrique, le compteur numérique 12,3 pouces, les jantes en alliage 18’’, les optiques avant et arrière à LED, le siège conducteur électrique, l’accès mains libres ou encore le combiné central multimédia de 12,9 pouces.

Enfin, la dernière finition dénommée Lounge (réclamant 4500€ supplémentaires) dans notre modèle d’essai était équipée, elle apport un deuxième chargeur à induction, des feux de route adaptatifs, une sellerie en cuir perforée, des sièges latéraux arrière chauffants, un système audio Premium JBL 9 haut-parleurs, l’affichage tête haute et la vision 360° avec vue 3D.
Essai Toyota RAV4 FWD : un moteur toujours aussi présent ?
Bien que ce nouveau repose sur la plate-forme de précédente génération (à savoir TNGA), la partie mécanique change et c’est notamment sur la répartition de la puissance qu’il faut se pencher. En premier lieu, le moteur 2,5l de cylindrée à cycle Aktinson perd en puissance pour ne délivrer plus que 143 chevaux, là où la partie électrique se voit augmenter de quelques équidés supplémentaires pour en fournir 136 chevaux. Du coup, la puissance combiné passe de 218 à 185 chevaux. Le but étant principalement de profiter de plus de phases en 100% électrique. Et le résultat est plutôt probant puisque le fameux train épicycloïdal si cher à la marque japonaise permet une douceur à l’usage.


Essai Toyota RAV4 FWD : un compagnon pour de longs trajets
Passons maintenant au comportement routier de ce nouveau Toyota RAV4 et il faut reconnaître que celui-ci se montre plutôt typé confortable. Malgré le fait que la marque japonaise annonce une rigidité améliorée pour s’adapter aux clients européens, on aurait pensé que le léger roulis rencontré sur la précédente génération aurait été corrigé mais que nenni. Alors certes rien de rédhibitoire au final mais on aurait voulu un train avant qui s’inscrit un peu plus dans les virages serrés.
Cependant l’amortissement de ce Toyota RAV4 se révèle toujours aussi efficace sur les dos-d’âne ou encore sur les aspérités sur route dégradée. Et cette sensation de tapis roulant se traduit également à haute vitesse. Peut-être une légère impression de rebond pour les passagers arrières. Malgré tout, ce Toyota RAV4 s’avère être le compagnon pour de longs voyages.

Essai Toyota RAV4 FWD : des concurrents plus affûtés ?
Évoluant dans la catégorie des SUV compacts hybrides, ce nouveau Toyota RAV4 va trouver sur sa route plusieurs compatriotes. On peut par exemple, le confronter au Renault Austral avec son moteur 3 cylindres hybride de 200 chevaux. Certes, sa transmission à crabots le rend un peu moins doux à l’usage mais débutant à 41 900€, ce désagrément peut faire réfléchir face au SUV japonais (qui démarre à 46 450€).


| Motorisation | Moteur essence de 2,5l de cylindrée et moteur électrique |
|---|---|
| Couple | 221 Nm |
| Puissance cumulée | 183 ch |
| Batterie | 1,08 kWh |
| Vitesse maximale | 180 km/h |
| Dimensions (L × l × H) | 4 600 × 1 855 × 1 680 mm |
| Poids | 1 650 kg |
| Volume de coffre | 514 litres |
| Volume du réservoir | 55 litres |
| Tarif d’entrée | À partir de 45 450 € |
| Finitions | Dynamic – Graphic – Lounge – GR Sport |
✓ Points positifs
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- ✓Sa douceur d’utilisation
- ✓Une consommation sobre surtout à basse vitesse
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- ✓Espace intérieur
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✗ Points négatifs
- ✗Sa transmission bruyante
- ✗Un comportement sans saveur
- ✗Prix élevé
Notre verdict
Bien que cette sixième génération laissait espérer un changement en termes de défauts, ce nouveau Toyota RAV4 corrige à peine les désagréments de sa descendance. Certes, le design se montre plus mature mais on aurait aimé une insonorisation plus affûtée et son effet moulinette plus adoucie. Cependant, avec sa douceur à l’usage, son comportement confortable et sa fiabilité toujours hors-pair, ce Toyota RAV4 reste toujours une valeur avérée.
Note
