Septembre 2019 : Volkswagen dévoile l’ID.3, son premier modèle 100 % électrique, conçu dès l’origine comme tel. Le lancement est très médiatisé et atteste des fortes ambitions de la marque. La gamme s’élargit ensuite rapidement, avec les ID.4, ID.5 et ID.7, sans compter des ID. réservées à la Chine.
Ces modèles coexistent avec les Volkswagen thermiques habituelles (Golf, Tiguan, etc.), mais se distinguent par un design (beaucoup) plus audacieux, en rupture avec le style classique de la firme. Ce changement a dérouté une partie de la clientèle, et les ventes sont restées en deçà des attentes, malgré des prestations techniques tout à fait correctes.
Or, Volkswagen semble aujourd’hui amorcer un retour aux sources. L’ID.3 Neo en donne un premier aperçu : face avant plus classique, avec une calandre reliant les phares, et habitacle revu, marqué notamment par le retour de boutons physiques après les critiques visant le tout-tactile.
La marque renoue également avec ses appellations historiques, en abandonnant progressivement les numéros de la gamme ID. Sa nouvelle citadine électrique, qui devait s’appeler ID.2, se nomme finalement ID. Polo. Elle arrivera dans les concessions d’ici septembre, pour rivaliser notamment avec la Renault 5, à un tarif de base de 24 990 euros.

Volkswagen ID. Polo (2026) : objectif, ressembler à une Volkswagen
La Volkswagen ID. Polo sera bientôt disponible à la précommande, et elle a donc l’intelligence de reprendre une appellation historique : celle de la Polo, modèle phare de la marque avec plus de 20 millions d’exemplaires produits depuis 1976. Un choix qui vise probablement à rassurer les clients encore réticents à franchir le pas de l’électrique, même si la Polo thermique continuera d’être commercialisée en parallèle.
Mais au-delà de son nom, l’ID. Polo mise avant tout sur son design pour séduire les fans de la marque. Elle est le premier modèle de série à adopter le nouveau style de Volkswagen, baptisé « Pure Positive » et porté par le chef du design, Andras Mindt.
Pourtant, son principal atout est de… ressembler à une Volkswagen. Pas à une Volkswagen ID., mais bien à une Volkswagen « d’avant ». Comprenez par-là qu’elle adopte un style discret, presque bourgeois, mais surtout bien charpenté. Les passages de roues, très prononcés, renforcent cette impression, tout comme le montant C, très « Golf ».





La Volkswagen ID. Polo dispose d’un Cx (coefficient de pénétration dans l’air) de 0,26. Pas mal, pour la catégorie !
La Volkswagen ID. Polo n’en oublie pas pour autant certaines touches de modernité, comme un bandeau lumineux à l’arrière incluant un logo VW rétroéclairé (de série sur la finition Style). Longue de 4,05 mètres (soit, à deux centimètres près, la taille d’une Polo classique) pour 1,81 mètre de large et 1,52 mètre de haut, l’ID. Polo pourra être équipée de jantes allant jusqu’à 19 pouces.
Volkswagen ID. Polo (2026) : trois niveaux de finition, en attendant la version GTI
Le premier niveau, baptisé Trend, inclut d’ores et déjà l’assistance latérale et l’assistance de maintien dans la voie (y compris l’assistance d’urgence). L’ID. Polo Life ajoute le régulateur de vitesse adaptatif (ACC), la caméra de recul et l’aide au stationnement avant. Android Auto et Apple CarPlay sont également intégrés, tout comme la recharge pour smartphone par induction.
Au sommet de la gamme, le niveau Style se distingue par des phares matriciels (reliés par une bande lumineuse LED) ainsi que des feux arrière 3D LED et un logo VW illuminé. Le démarrage sans clé est aussi de la partie.
Pour le lancement, Volkswagen France lancera deux versions spéciales :
- Life Edition (1 500 euros d’avantage client par rapport à la finition Life « normale », selon Volkswagen) ;
- Style Exclusive (4 500 euros d’avantage client).





La Volkswagen ID. Polo propose un système de conduite semi-autonome, appelé Connected Travel Assist. Il permet un guidage latéral et longitudinal assisté et peut réagir aux feux de circulation, en freinant automatiquement si un feu rouge est détecté. Une première pour un modèle de cette catégorie.
L’ID. Polo inaugure également la fonction V2L (vehicle-to-load), qui permet d’alimenter de petits appareils électriques. En option, elle pourra notamment recevoir un système audio haut de gamme Harman Kardon (425 watts, dix haut-parleurs) ainsi qu’un toit panoramique en verre.
À l’intérieur, la planche de bord, très horizontale, semble aérée. Elle intègre deux écrans : un combiné d’instrumentation de 10 pouces face au conducteur, dont les graphismes sont personnalisables (avec, par exemple, des compteurs inspirés de la Golf I) et un écran central tactile de 13 pouces. Malgré cette « digitalisation » (présente dès la finition Trend), la Volkswagen ID. Polo fait la part belle aux commandes physiques.





Autre motif de satisfaction : le volume de coffre. Avec 435 litres (1 243 litres banquette rabattue), l’ID. Polo fait nettement mieux que la Polo thermique (351 litres). À titre de comparaison, la Renault 5 se contente de 277 litres, tout en étant il est vrai plus courte d’environ 15 centimètres. Cet avantage s’explique notamment par l’implantation de la batterie, logée entre les essieux.
Enfin, Volkswagen met en avant l’utilisation de matériaux recyclés. Les tissus des sièges et des contre-portes, la garniture de pavillon et les tapis sont entièrement fabriqués en rPET (polyéthylène téréphtalate recyclé), issu notamment de bouteilles en plastique. Les finitions supérieures font également appel au fil SEAQUAL®, conçu à partir de plastiques collectés dans les océans puis recyclés.
Lors de notre découverte, la qualité des matériaux et des assemblages nous a paru très bonne.
Volkswagen ID. Polo (2026) : jusqu’à 455 km d’autonomie
L’ID. Polo repose sur la plateforme MEB+, une évolution de l’architecture dédiée aux modèles électriques du groupe Volkswagen (elle devient ainsi la première ID. traction). Elle est proposée avec deux configurations de batterie et trois niveaux de puissance (et jusqu’à 290 Nm de couple).
Les versions d’entrée et de milieu de gamme développent respectivement 85 kW (116 ch) et 99 kW (135 ch). Elle sont associées à une batterie LFP de 37 kWh, tandis que la puissance de recharge en courant continu (DC) est limitée à 90 kW. La variante la plus puissante atteint 155 kW (211 ch), avec une batterie NMC de 52 kWh et une capacité de recharge portée à 105 kW (comme une Renault 5, grosso-modo).
Une version GTI, forte de 226 ch (et associée à la batterie de 52 kWh), arrivera d’ici début 2027.





L’ID. Polo disposera d’un système « one pedal », pour récupérer de l’énergie grâce au frein moteur.
Côté recharge justement, Volkswagen annonce un passage de 10 à 80 % en environ 27 minutes avec 90 kW, et 24 minutes avec 105 kW, grâce à une courbe de charge annoncée comme particulièrement stable. Enfin, selon la configuration, le poids varie de 1 568 kg (batterie 37 kWh) à 1 576 kg (batterie 52 kWh).
L’autonomie maximale est, théoriquement, de 455 km (en cycle mixte WLTP). Cette donnée correspond probablement à celle de la version haut-de-gamme, équipée de la batterie de 52 kWh et du moteur de 155 kW.






Volkswagen ID. Polo (2026) : première de cordée, ou presque
La Volkswagen ID. Polo ne sera pas la seule citadine électrique du groupe. Sa cousine technique, la Cupra Raval, a d’ailleurs été présentée quelques semaines avant. Dans les mois à venir, deux SUV urbains, également basés sur la même plateforme MEB+, viendront compléter l’offre : le Skoda Epiq et le Volkswagen ID. Cross, l’équivalent électrique du T-Cross.
Le configurateur est déjà disponible ici. La prise des commandes de toutes les versions (incluant, donc, l’ID. Polo avec la petite batterie) débutera en juillet, pour une arrivée dans les concessions et les premières livraisons en septembre.
Nos photos de la Volkswagen ID. Polo (avec une surprise à la fin)









