Souvenez-vous : en 2013, BMW dévoilait coup sur coup l’i3 et l’i8, ses deux premiers modèles de la gamme « i ». Tandis que l’i8 prenait la forme d’une supercar hybride rechargeable, l’i3 se positionnait comme une citadine 100 % électrique, avec, en option, un prolongateur d’autonomie. À peine plus grande qu’une Mini, elle est restée au catalogue jusqu’en 2022.

Contrairement à ce que son nom pouvait laisser penser, elle n’avait donc aucun lien avec la Série 3 thermique. Depuis, la firme munichoise a remis de la cohérence dans sa nomenclature : les modèles électriques portent un « i », associé à un chiffre aligné avec celui des versions thermiques. Ainsi, l’i4 correspond à la déclinaison électrique de la Série 4, tandis que l’iX3 est l’équivalent électrique du X3. Quant à la BMW i3 2026, elle devient désormais la déclinaison électrique de la future Série 3, attendue en thermique d’ici la fin de l’année.

BMW i3 2026 : ça change niveau design

Ces dernières années, la marque allemande nous a progressivement familiarisés avec son nouveau langage stylistique. Baptisé « Neue Klasse », il se distingue par des lignes (nettement) plus fluides qu’auparavant et une calandre affinée, dans le prolongement direct des phares, rappelant les BMW des années 60.

Il a toutefois fallu attendre l’automne dernier pour en voir une première adaptation en série, avec le SUV électrique iX3. La BMW i3 2026 devient ainsi le deuxième modèle à adopter cette nouvelle identité visuelle. On pourrait donc s’attendre à une certaine continuité (ce qui est le cas), mais malgré tout, la surprise est bien là. Sa silhouette tranche radicalement avec celle de l’actuelle Série 3, en particulier de profil. Si certains codes demeurent, comme le long capot, l’arrière plus trapu et le vitrage latéral plus anguleux interpellent. De dos, les feux étirés jusqu’au logo ne passent pas non plus inaperçus.

Très travaillée, la signature lumineuse (intégrant à la fois les phares et la calandre) sera réservée aux finitions hautes ou en option. Cette i3 mesure 4,76 mètres de long, soit 5 cm de plus que l’actuelle Série 3.

Présentée ici dans une teinte bleu électrique (sans mauvais jeu de mots – son vrai nom est Bleu Le Castelet) et chaussée de jantes king size (21 pouces), la BMW i3 2026 ne laisse pas indifférent. Elle repose sur une plateforme dédiée, inaugurée par l’iX3, et sera produite dans les prochaines semaines sur le site historique de Munich. De son côté, la future Série 3 thermique continuera de s’appuyer sur l’actuelle plateforme CLAR.

BMW i3 2026 : un environnement intérieur connu

À bord, la BMW i3 2026 reprend dans les grandes lignes la planche de bord de l’iX3. Elle intègre notamment le combiné Panoramic Vision, dont l’élément central repose sur une nouvelle interface d’affichage. L’instrumentation ne se situe plus directement face au conducteur, mais à la base du pare-brise, entre les montants avant, afin d’assurer (théoriquement) une lisibilité optimale, quel que soit le gabarit – y compris en plein soleil ou avec des verres polarisants. L’ensemble est complété par un affichage tête haute en 3D.

L’écran central tactile n’est pas en reste : avec ses 17,9 pouces et sa forme trapézoïdale, il s’impose au cœur d’une planche de bord épurée et horizontale. Il embarque la toute dernière version du système d’exploitation de BMW, baptisée OS X. Basé sur Android Open Source, celui-ci intègre de l’intelligence artificielle et propose divers services connectés.

BMW i3 2026 : autonomie et batterie XXL

Côté technique, la BMW i3 2026 reprend la base de l’iX3 et adopte une architecture 800 volts, capable d’encaisser jusqu’à 400 kW en recharge. De quoi passer de 10 à 80 % de batterie en moins de 20 minutes. À condition, toutefois, de trouver une borne capable de délivrer une telle puissance.

La BMW i3 2026 reprend à son compte une nouvelle génération de batterie NMC (nickel-manganèse-cobalt) d’une capacité de 108 kWh, pour une autonomie pouvant atteindre 900 km. Cette performance repose notamment sur l’utilisation de cellules cylindriques, plus denses et mieux refroidies.

Au lancement, l’i3 sera proposée en transmission intégrale, à travers l’i3 50 xDrive équipée de deux moteurs (un par essieu) développant une puissance totale de 470 ch et 645 Nm. D’autres déclinaisons suivront : propulsion, version à batterie plus compacte, ainsi qu’une variante sportive siglée M, qui pourrait s’approcher des 1 000 ch.

Côté techno, l’i3 adopte le supercalculateur Heart of Joy, chargé de gérer la propulsion, le freinage, la récupération d’énergie et certaines fonctions de direction. Le châssis reprend l’architecture de l’iX3, notamment avec une suspension multibras à l’arrière. Contrairement au SUV cependant, une suspension adaptative sera proposée en option. Enfin, la berline propose des fonctions de recharge bidirectionnelle étendues : alimentation d’appareils externes (V2L), d’un logement (V2H) ou même contribution au réseau électrique (V2G).

Attendue à la rentrée, la BMW i3 n’a pas encore révélé ses tarifs. Elle devrait se positionner face à la future Mercedes Classe C EQ, également attendue cette année, tandis que ses versions d’entrée de gamme pourraient – aussi – venir concurrencer la récente CLA. Aucune information n’a encore filtré concernant une éventuelle déclinaison Touring (break), mais il serait surprenant que BMW fasse l’impasse sur cette carrosserie.

La BMW i3 2026 intègre naturellement des éléments propres aux véhicules électriques : planificateur d’itinéraire intelligent, préconditionnement de la batterie pour optimiser la recharge ou encore mode de régénération « one pedal ».

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