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Essai Renault Rafale : le Losange sort ses griffes

Après une grosse année d’absence au niveau des berlines du segment D, le Losange remplace la Talisman par le Renault Rafale. Une berline ? Pas tout à fait, puisqu’elle reprend la formule à succès déjà vue sur le Renault Arkana : à mi-chemin entre la berline fastback et le SUV, ce qu’on appelle fort abusivement SUV-coupé semble pouvoir être la formule gagnante pour relancer Renault sur le marché des familiales à en croire les scores de la petite sœur.

A moins que la mayonnaise ne prenne pas sur ce segment à en juger par le démarrage pénible de la Peugeot 408, sa rivale sochalienne de Mulhouse. Et si Renault avait trouvé l’ingrédient secret qui manquait à la lionne ? Verdict dans notre essai du Renault Rafale !

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Renault Rafale : Arkana Grande

Présenté l’an passé au Salon du Bourget, revu depuis à Munich, le Rafale s’offre enfin à nous… et aux VIP du tournoi de Roland Garros concomitant à notre essai. D’ailleurs, pour vous prouver notre indépendance journalistique, sachez que Renault ne nous a même pas invité à assister au tournoi. On s’est contenté du voyage à Séville et de l’hôtel de luxe.

Trêve de leçon d’intégrité, parlons de notre Renault Rafale. Son nom est inspiré, non pas de l’appareil de Dassault, mais de l’avion monoplan Caudron C.460 Rafale, motorisé par Renault. D’ailleurs, le Renault Rafale n’est pas la première utilisation du nom par la marque : sur le marché taïwanais, la Renault 19 Rafale était la version tricorps. Il fallait la chercher un peu loin !

Reposant sur la plateforme CMF-CD, commune aux Renault Austral et Espace, le Renault Rafale emprunte également à ces derniers son parebrise, ses doublures de portes avant (garnitures incluses), sa planche de bord et ses armatures de sièges avant. Il est produit à Palencia en Espagne, aux côtés de ses cousins techniques. Long de 4,71 m, large de 1,86 m, haut de 1,61 m, il dispose d’un empattement de 2,74 m (7 cm de plus que l’Austral pour une longueur supérieure de 20 cm). L’air de ne pas y toucher, le Renault Rafale est donc presque aussi long que l’Espace et repose sur le même empattement que ce dernier.

Comme quoi, la ligne fastback de ce « coupé-SUV » [promis, j’arrête avec cet oxymore barbare] lui permet de paraître un peu moins imposant que ses cotes le suggèrent. Un peu à la manière d’un Renault Arkana qui surfe habilement sur la mode lancée par le BMW X6 en important ces codes sur le segment C (le tout sur une base de segment B, preuve que les clients n’en ont pas grand-chose à faire…).

Si l’Espace n’est autre qu’un « Grand Austral », le Renault Rafale n’est pas qu’un « Arkana Grande » : il est bien sur une base technique en accord avec sa catégorie de routière. Avis aux nostalgiques de la Laguna (retrouvez nos articles ici) : c’est le retour du hayon, abandonné avec la Talisman, reine des VTC. Cool ! Mais où est passé l’essuie-glace arrière ? Pas cool mais certains y verront une priorité donnée au style.

Et le look dans tout ça, donc ? C’est la première « vraie » Renault de l’ère Gilles Vidal, comprenez que son dessin est postérieur à l’arrivée de ce transfuge de Peugeot. Certains voient de réelles influences sochaliennes dans le look avant du Rafale, on peut aussi penser au Skoda Enyaq IV dans le traité de l’arrière. Si je trouve personnellement que le design du Renault Rafale est réussi, j’y vois aussi un manque d’esprit « voiture à vivre » et d’avant-gardisme qui caractérisait l’époque du design sous la houlette de Patrick le Quément, sans doute ma période préférée du Losange en termes de design.

Je vous laisse juge, comme je vous laisse apprécier son design à commencer par sa calandre faite d’une multitude de losanges sur fond bleuté (Esprit Alpine sauf teinte rouge) ou gris, jouant très bien avec la lumière, les détails soignés de ses projecteurs et feux arrière, la belle maîtrise des rayons d’emboutissage donnant les multiples plis et reliefs de la carrosserie ou la très belle profondeur de la teinte Bleu Sommet (750 €). On déplorera tout juste un manque d’homogénéité du flux de lumière des DRL mais ça n’a rien de dramatique.

La gamme se compose pour l’instant de la seule motorisation E-Tech 200 ch hybride en deux finitions : Techno et Esprit Alpine (respectivement 45 000 € et 49 000 €). Retrouvez tous les détails des tarifs dans notre article ici. Une motorisation PHEV 300 ch (4 roues motrices, suspension pilotée et 4 Control) associée à une finition « Atelier Alpine » viendra compléter la gamme au second semestre.

Essai Renault Rafale : un espace déjà vu

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Comme mentionné en introduction, l’espace à l’avant du Renault Rafale offre un air de déjà vu… dans l’Espace et dans l’Austral. Même planche de bord, caractérisée par le fameux multimédia en L, même console centrale, mêmes sièges : vu de l’avant, on est dans un univers connu. Très techno, sans pour autant se départir des marqueurs traditionnels automobiles, jouissant d’une qualité perçue avenante, l’intérieur peut se targuer d’une certaine modernité en dépit d’un design déjà étrenné depuis plus d’un an. Mais peut-on s’en plaindre ?

La qualité perçue est très soignée, avec une mention spéciale à l’équipe couleur et matières de Renault pour cette version Esprit Alpine. Au menu, on trouve pêlemêle des sièges garnis de TEP (polyuréthane) noir à surpiqûres bleu/blanc/rouge, avec un effet de matelassure sur les bolsters, associés à de l’Alcantara perforé sur une trame bleue.

Détail aussi sympathique qu’inutile : le rétro-éclairage d’accueil du « A » des dossiers de sièges avant parfait le look de la sellerie tandis que les ceintures des places latérales sont dotées de deux liserés bleus. Le décor de planche de bord de cette version Esprit Alpine du Renault Rafale se pare d’ardoise (liège teinté noir sur Techno), et les bacs de porte répondent au thème dieppois par de la feutrine bleue.

La moquette bleue sera réservée à la version Atelier Alpine mais vous pouvez doter en accessoire votre Esprit Alpine de très beaux surtapis bleus. Faites les yeux doux à votre concessionnaire, ils valent le détour. Dans son dogme de suppression du cuir, Renault vous inflige un volant garni de TEP, certes superbement surpiqué de bleu/blanc/rouge, mais qui n’a pas l’agréable préhension d’un cuir nappa. On a déjà pleuré dans cet article si vous ne l’avez pas déjà lu. Alors saluons le fait que le Renault Rafale inaugure un Alcantara recyclé à 60%.

Alors oui, la qualité perçue est très réussie, l’harmonie à bord est de bon goût, au point de séduire l’amateur d’intérieurs clairs que je suis. Bel exploit. Et le garnissage de pavillon gris foncé chiné est également une réussite. Tout est parfait ? Non, vous connaissez notre capacité à relever des détails futiles : on aperçoit la couleur caisse des encadrements de portes à l’avant comme à l’arrière, l’éclairage d’ambiance est présent à l’avant mais pas au rang 2, les garnitures de portes avant sont thermogainées, mais celles de l’arrière sont en injecté. Bref, il fallait bien que quelqu’un le remarque. C’est fait, et on peut légitimement s’inquiéter de ma santé mentale.

Allez, poursuivons la revue de détails avec le petit avion sérigraphié à l’arrière du toit vitré Solarbay (option à 1500 €). Ce dernier manque un poil de transparence mais son occultation laisse passer un peu de lumière ce qui rend l’habitacle clair même fermé. Une bonne chose. Il n’y a pas d’effet de surchauffe même en mode transparent : le toit tient sa promesse de ce point de vue. Mais voilà, l’absence d’ouverture est rédhibitoire pour le client de toit ouvrant que je suis.

Fin de l’essai

Ne l’achetez pas.

Ah, Renault vient de nous servir un excellent dîner à l’hôtel.

Reprise de l’essai

Notre rigueur journalistique n’a pas d’égale. Il est temps d’évoquer le multimédia OpenR Link qui est constamment loué dans les différents essais et à raison. On a beaucoup apprécié si ce n’est le fait que le bouton « home » ne soit pas toujours présent dans certains sous-menus : on aurait préféré le voir affiché en permanence. Le combiné profite de nouvelles animations propres au Rafale, très fluides et graphiquement réussies.

Le multimédia propose 50 applications et une commande vocale via Google qui marche bien… le seul couac ayant eu lieu quand on a tourné la vidéo, il fallait bien qu’on remplisse le quota d’Effet Bonaldi ! On trouve des ceintures avant réglables en hauteur, et on apprécie le bon maintien latéral des sièges, bien dimensionnés, pourvus de mousses bien étudiées filtrant très bien les hautes fréquences mais on déplorera le manque de réglage en inclinaison d’assise ainsi que l’absence de nez d’assise réglable pour être parfaits.

On disposait en outre du chauffage des sièges avant (ainsi que celui du volant) mais pas de la ventilation. Dommage car la fonction existait sur Talisman. Le réglage électrique à mémoire et la fonction massante (conducteur) est disponible moyennant 800 €. Terminons la revue des places avant avec les rangements identiques à ce que l’on trouve sur Austral et Espace, ainsi que deux ports USB C et un chargeur à induction qui complètent les commodités.

A l’arrière, vous disposerez de deux buses d’aération, de deux ports USB C sur la console ainsi que deux autres USB C dans l’accoudoir modulable « Ingenius » avec porte-gobelets et supports SmartPhone bien pensés. La banquette 40/20/40 (assise fixe) est clairement étudiée pour 2 personnes, la place centrale étant moins bien lotie (il y a l’Espace pour ça… oh wait, plus maintenant…), la cave à pied est un peu juste à cause de la batterie sous les sièges avant et cela sera malheureusement pire sur la future version PHEV car la batterie, plus haute, réduira encore la cave à pieds du rang 2.

Mais l’espace aux jambes est généreux, la garde au toit satisfaisante, et le coffre est annoncé à 627 l. La valeur inclut le volume au-dessus de la tablette et sous le faux plancher. Cela étant dit, le volume reste très suffisant pour une famille de 2,1 enfants et les formes sont très exploitables. Reste un seuil haut perché… c’est ça de vouloir rouler en SUV, messieurs dames ! Terminons par l’installation audio 12 HP signée Harman Kardon (1000 €) très convaincante, ainsi que la commande au volant de Renault toujours bien placée mais peut-être un peu petite dans cette nouvelle version. Cela reste ma commande préférée sur le marché. Keep going ! Alors on y va.

Essai Renault Rafale : comme un ouragan ?

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Sous le capot du Renault Rafale trône un gigantesque… ah non, un petit bloc 3 cylindres à longue course 1,2 l (HR12) à cycle Miller, doté d’un turbo à géométrie variable de 130 ch et 205 Nm de couple, associé à deux moteurs électriques : un E-motor de 68 ch et 205 Nm, l’autre, un HSG (alterno-démarreur) de 34 ch et 50 Nm pour une puissance combinée de 200 ch et un couple maximal cumulé de 230 Nm et annonce une conso moyenne théorique de 4,7 l aux 100 km.

A titre de comparaison, une Talisman dCi 160 ch disposait d’un couple max de 380 Nm. Le petit moteur hybride du Renault Rafale sera-t-il capable de faire le job ? On va vite vous le dire. La transmission (aux roues avant) est assurée par une originale boîte à crabots comptant 7 rapports : 5 pour le thermique et 2 pour l’électrique, le HSG s’occupant de combler les ruptures de couples lors des changements de rapports.

A noter que le « cinquième » rapport de la boîte est en fait une combinaison de trois pignons, la transmission étant en réalité une 4+2. Il y a au total 15 combinaisons de rapports. Je vous laisse vous triturer les méninges pour les deviner (une explication en image ici). Le Renault Rafale dispose d’une batterie 400 V de 2 kWh de capacité brute (1,75 kWh de capacité nette).

L’ensemble mécanique est déjà vu sur les Espace et Austral. Tablez sur une masse à vide de 1653 kg et 105 g de CO2, ce qui fait de vous un heureux non-contributeur au malus gouvernemental… sur cet item. Mais comme l’État ne vous oublie pas, vous devrez vous acquitter d’un malus au poids de 290 à 360 € selon les versions.

Vous l’aurez compris, Renault vise la clientèle des diesels, désormais en déshérence après que leur moteur favori ait subi l’ire des pouvoirs publics peu au fait des notions de consommation en usage réel et de besoin des clients. Bref, vous cherchez un truc un tant soit peu coupleux et sobre ? Voyons si le Renault Rafale tient sa promesse de satisfaire le CSP+ en mal de voiture de fonction à combustion interne. Mais faisons durer le suspense et évoquons d’abord le reste !

A commencer par la rétrovision que l’on qualifiera pudiquement d’anecdotique au point qu’on ne regrette pas l’absence d’essuie-glace arrière. Un rétroviseur-caméra n’aurait pas été de trop en ville mais heureusement, la caméra 360 aide largement en manœuvres, et on apprécie ses bons graphismes. Dommage simplement que la représentation 3D du Renault Rafale manque de finesse tandis que la voiture n’est pas de la bonne couleur. Un détail de l’Histoire, certes, mais qui renforcerait le facteur cool du multimédia, ce dernier faisant partie d’un des principaux USP du Rafale.

A noter que la caméra 360 est groupée avec les très pratiques rétros indexables à la marche arrière et la projection du logo à l’ouverture du véhicule, option à 800 €. Notre version disposait en outre du Pack Driving et Winter (1500 €) comprenant le très utile pare-brise chauffant, les projecteurs Matrix LED 20 segments que nous n’avons pas testé sous le soleil, ainsi que le régulateur adaptatif avec centrage dans la voie et recharge prédictive de la batterie.

Et puisqu’on en est à parler des options, nous disposions aussi du HUD (affichage tête haute) à 800 €, doté d’une belle résolution. Un très petit bémol toutefois en conduite de nuit où un léger halo de la surface d’affichage apparaît au pare-brise. L’insonorisation se montre soignée, on note simplement de légers bruits d’air à partir de 120 km/h sans que ça ne soit méchant.

Notez que le vitrage latéral avant est feuilleté contrairement à celui de l’arrière. Les bruits de roulements sont maîtrisés tant que la chaussée est bien bitumée. En effet, sur certaines routes négligées des environs de Séville, nous avons eu droit à d’importants bruits de roulements dont nous ont gratifié les pneumatiques Bridgestone Turanza (245/45 R20), par ailleurs au très bon grip en dépit de leur nature éco.

Allez, j’y viens. La consommation de notre Rafale est une bonne surprise. La première journée, constituée de conduite très dynamique, notre abnégation nous poussant à tester le châssis, ainsi que de pauses photos moteur tournant, nous avons relevé près de 8,0 l de moyenne. Deuxième jour, on joue le jeu d’une conduite coulée en début de parcours sur les petites routes près d’Aracena et la voiture annonce 3,8 l de moyenne.

La suite se fera à allure légèrement soutenue sur un terrain de jeu alliant nationales vallonées et autoroutes : on rend la voiture à une moyenne de 5,8 l / 100 km, ce qui, compte tenu du gabarit de la bête et de notre conduite absolument pas placide est un très bon score.

On peut largement féliciter les équipes de Renault qui ont développé une boîte de vitesse efficace. De plus, elle est très bien secondée par le freinage régénératif que l’on paramètre grâce aux palettes au volant. On obtient ainsi un bon frein moteur et, bien que la boîte soit dépourvue de mode manuel, on n’a jamais le sentiment d’en avoir besoin tant la logique de passages de rapports associés aux modes de régénération s’exécutent systématiquement selon les besoins du moment. Une vraie réussite. Seuls quelques petits à-coups de transmission surviennent lorsque l’on brusque la voiture, ce qui objectivement arrivera rarement en usage familial ou autoroutier. Quant à l’autonomie, elle profite d’un réservoir décent de 55 litres.

On apprécie aussi le bon fonctionnement des aides à la conduite tout comme on approuve la salvatrice touche My Safety Perso qui permet d’un simple double clic à gauche du volant de revenir à ses paramétrages favoris plutôt qu’au package GSR2 qui aurait tôt fait de vous agacer. Autre système paramétrable, l’angle de braquage de l’essieu arrière, désormais jusqu’à 5 degrés, ainsi que les vitesses de seuil, rendant le 4 Control plus ou moins joueur.

Et on est fan de ce 4 Control permettant d’avoir un diamètre de braquage de 10,4 m, digne d’une citadine. Pour affirmer le caractère dynamique du Renault Rafale, le Losange a élargi les voies avant et arrière de 40 mm par rapport à l’Austral. D’ailleurs, contrairement à ce dernier ou à l’Espace, le Renault Rafale dispose d’un train arrière multibras de série tous types. Enfin, on jouit d’un ratio de direction réduit à 2,3 tours : la voiture se montre incisive et est magistralement servie par le 4 Control que l’on peut désormais paramétrer.

Le Renault Rafale maîtrise très bien son roulis, l’essieu arrière enroule remarquablement tandis que l’amortissement typé dynamique sans être inconfortable se joue du gabarit de l’auto, et les sièges achèvent le travail grâce à leur maintien et leur filtration. C’est d’ailleurs la qualité première de la voiture, elle filtre très bien chaque situation, se montre toujours rassurante y compris lorsque l’on attaque franchement les virages serrés.

Non seulement le Renault Rafale est une très bonne autoroutière, mais son châssis se permet le luxe de délivrer un important plaisir de conduire et de se montrer très gratifiant pour le conducteur. Oui, le comportement routier ainsi que le compromis confort/tenue de route sont clairement les meilleures surprises du véhicule.

Au point qu’on aimerait un peu plus de couple sous le capot… Car c’est la limite de la voiture. Sa boîte, aussi sophistiquée soit-elle, n’encaisse que 230 Nm de couple maximal et tandis que la puissance annoncée de 200 ch est importante, à l’usage, on semble avoir moins d’équidés à disposition. Renault compte 200 ch, on a l’impression d’en avoir 180 et le ministère de la santé du hamas en annonce 500 dont 490 juments et poneys.

A titre de comparaison qui n’est pas raison, une Alfa Romeo Giulia 2,0 l 200 ch essence est nettement plus performante et « pleine » dès les bas régimes. Si vous songiez à remplacer un 2,0 l diesel 180 ch avec cet hydride 200 ch, vous resteriez sur votre faim du point de vue des performances pures. Mais il faut aborder l’E-Tech 200 ch sous l’angle d’un moteur suffisamment puisant pour le commun des mortels, capable l’air de ne pas y toucher de bonnes performances et de vous emmener vite très au-dessus des vitesses autorisées sur les petites routes sans que vous ne vous en aperceviez, grâce à son super châssis et sa filtration des aspérités et du bruit.

Cerise sur le gâteau, les consommations, elles, vous permettront de faire le deuil du diesel [je t’ai tant aimé].  

Renault Rafale : ça n’est pas du vol

On l’a vu, la gamme débute à 45 000 € en Techno avec la même motorisation et notre version Esprit Alpine pourvue des différentes options mentionnées durant l’essai revient à 56 150 € (49 000 € hors options). Un tarif ambitieux pour Renault mais très cohérent des prestations. Et sachez que le très beau Rouge Flamme (métallisé à vernis colorés, une teinte sophistiquée) est gratuit. Ca sera toujours 750 € de gagnés par rapport à notre tout aussi joli Bleu Sommet.

Et la concurrence ? Je vous laisse juge :

  • Peugeot 408 GT PHEV 180 : 49 350 €
  • Citroën C5 X Plus PHEV 180 : 51 560 €
  • BMW X2 sDrive20i 170 ch M Sport : 50 600 €
  • BMW X2 sDrive20d 163 ch M Sport : 54 400 €

Face aux 49 000 € de la version Esprit Alpine et aux prestations proposées, Renault se place très avantageusement.

Renault Rafale : elle est bien pour la conduire

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En conclusion, le Renault Rafale est une très bonne synthèse, convaincante à de très nombreux points de vue : familiale accomplie, routière joueuse mais rassurante et gratifiante, motorisation largement suffisante pour la majorité des clients tout en se payant le luxe d’être sobre et agréable, dotée d’un multimédia fort abouti, cette voiture est clairement bonne à marier.

Les reproches ? Des pneumatiques bruyants sur mauvais revêtement, une assise de siège qui gagnerait à disposer de plus de réglages, un moteur qu’on souhaiterait plus coupleux. Franchement, on peut vivre avec tout ça au vu des autres qualités. La voiture vous fait voyager en famille et en confort, tout en vous divertissant avec son châssis et en filtrant bien des choses.

Et si jamais la note est trop salée pour vous, une version Techno dotée de l’option 4 Control à 1500 € vous reviendra à 46 500 € et disposera de l’essentiel de ce qui fait la force du Renault Rafale : un GMP agréable, dynamique et efficace, une qualité perçue soignée, une bonne habitabilité, un châssis aux petits oignons et un très beau rouge de série. Que peut-on demander de plus ? Un toit qui s’ouvre ! Allez, Renault, renouez avec vos beaux toits ouvrants panoramiques et je signe !

Photos : Fabien Legrand pour Le Nouvel Automobiliste

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