Pourquoi rouler en Renault Scénic à l’époque où les SUV commençaient déjà à monopoliser le marché ? C’est une nouvelle fois une expérience personnelle que je vais vous conter. J’ai commencé ma vie d’automobiliste en conduite accompagnée à bord d’un Renault Espace II et j’ai toujours apprécié son pare-brise panoramique et sa position d’assise surélevée. Alors, quand Renault a présenté le concept R-Space en 2011 suivi par la 4egénération de Renault Scénic en 2016 au caractère affirmé, mon envie de rouler en monospace a refait surface.
C’est son prix qui a finalement eu raison de moi en 2017 quand j’ai décidé d’acheter une voiture, et je me suis tourné vers la Renault Talisman Estate, qui était bien plus abordable en occasion. Mais 2 ans après, les choses ont changé. Retour en 2019 pour commencer cette histoire.

Renault Scénic, un choix Initiale à l’hésitation Intens
Finition haute plutôt qu’intermédiaire avec options
Pour être honnête, s’il était évident pour moi de choisir un Renault Scénic, une Renault Mégane R.S. TCe Rouge Intens m’a un peu fait de l’œil…. Avec un prix catalogue de 39 990 € en 2019, 44 600 € avec les options sélectionnées, le budget était tenu. Mais malgré une vie en couple sans enfant, à l’approche de mes 40 ans, c’est finalement vers un Scénic plus confortable et plus polyvalent, mais pas moins discret, que la raison se tourne.
Mon choix de base se dirige vers un Renault Scénic TCe 140 EDC en finition Intens avec quelques options. Celle qui me tient plus à cœur est l’option cuir Gris Clair, presque blanc, qui illumine l’intérieur. Pour l’extérieur, peu d’hésitation : mon goût pour la couleur me dirige vers le Jaune Miel (presqu’orange) associé au pavillon noir. Avec les autres options, comme l’affichage tête haute, le pack Easy Park Assist, le régulateur de vitesse adaptatif, le toit panoramique, l’assistant maintien de voie, la roue de secours, le Bose Sound System et l’attelage escamotable. Le prix catalogue s’élève à 39 280 € (nous sommes alors en mars 2019).







Plus cher = moins cher
Au vu des options sélectionnées, le commercial Renault me propose de regarder une version Initiale Paris. Beaucoup d’équipements passent en série ; il reste les options roue de secours et l’attelage en plus de la peinture métallisée à ajouter. Le prix catalogue s’élève à 39 290 €. En bonus, le 1.3 tCe passe à 160 ch et la puissance fiscale évolue de 7 à 9 cv. Si le prix parait un poil plus élevé, il n’en est pas de même pour un contrat LDD pro de 36 mois et 45 000 km :
- 563,44 € / mois pour la version Intens
- 547,96 € / mois pour la version Initiale Paris
Un différence de taille qui s’explique par le manque de valorisation des options à la revente. Je fais fi de mon choix initial, je perds l’intérieur Gris Clair et je passe outre les jantes Initiale Paris que j’apprécie moins, mais j’y gagne une calandre chromée, la classe ! Je regretterai cependant toujours d’avoir oublié l’option Antenne Requin (proposé en accessoire) lors de mes passages à la station de lavage !





Renault Scénic, une voiture à vivre
J’ai fait un break du break
Passer d’une Renault Talisman à un Renault Scénic, c’est perdre en longueur (-45,9 cm pour arriver à 440,6 cm), gagner en hauteur (+18,7 pour arriver à 165,3 cm), perdre en volume de coffre (537 l, – 71 l), mais gagner un vrai double-fond pour y glisser quelques sacs. La modularité est un peu plus poussée avec une commande de coffre plus intuitive pour rabattre les banquette.
Les sièges sont aussi différents de ceux de feue ma Talisman. Ils sont plus enveloppants et proposent un réglage de profondeur d’assise. C’est peut être un détail pour vous, pas pour mes 183 cm ! D’autant que le confort de suspensions, malgré des jantes 20 pouces, est bien plus agréable. J’aurai parfois quelques sensations de basculement d’avant vers l’arrière mais rien d’inconfortable. Tout comme sur la Renault Talisman, le confort est un peu entaché par les bruits aérodynamiques autour des rétroviseurs.
L’autre atout côté équipement du passage au Renault Scénic est l’abandon de l’alerte sonore du franchissement de ligne par une vibration au volant accompagné du maintien en ligne. Si elle n’est pas au niveau de la précision d’une Peugeot 3008 de l’époque, il reste une béquille bienvenue pour les longs trajets autoroutier !






Coffre contre coffre
Si j’ai perdu en volume de coffre, j’ai eu l’impression de gagner en coffre moteur. Pourtant, passer d’un Turbo Diesel de 1.6 l à un Turbo Essence de 1.3 l n’était pas gagné. J’avais eu cependant une bonne expérience avec ce moteur sur l’essai du Renault Kadjar même si j’avais préféré la rondeur de la déclinaison 140 ch. L’association du 1.3 TCe et de la boite EDC7 est un combo qui sied bien au Scénic. Il est juste nerveux au démarrage sans être inconfortable, avec un bruit d’accélération discret et enjoué qui participe aux bonnes sensations.

Certes, j’ai consommé plus qu’un diesel, avec une moyenne de 7,83 l/100 km pour 32 853 km parcourus (principalement sur autoroute). Le minima de consommation lors d’un plein aura été de 6,32 l/ 10 km pour un maximum de 9,26 l/100 km. Afin d’ajouter une petite couche à l’évolution des prix de carburants, la moyenne au litre d’achat était de 1,577 €/l (1/3 d’achat fait sur autoroute, de 2019 à 2022).
Les consommations sont d’un niveau élevé donc, l’absence d’hybridation, même légère, pèse que ce poste. La stop & start de série n’aura pas été d’une grande aide sur mes trajets longues distances, son fonctionnement était moins agréable que la Renault Talisman, avec une sensibilité plus grande à la pédale de frein.








Renault Scénic, l’autre membre de la famille
Fiable familiale !
Si vous aviez pris connaissance de mon histoire en Renault Talisman, vous aurez compris qu’elle n’était pas si fiable. Pour le Renault Scénic, l’histoire ne s’est pas répétée. Sauf sur le R Link qui s’éteignait de temps à autre, et qu’aucune mise à jour n’a pu régler. La connexion filaire pour la réplication du smartphone a connu aussi quelques loupés.
Si l’ergonomie du R Link a beaucoup fait parler nos confrères ou collègues ici même, on apprend à vivre avec et je m’y suis habitué… La console modulable est un gadget surement utile en famille, mais je ne l’ai pas souvent coulissé : il est resté en position médiane.






Scénic ou l’ami des familles
Peu de passagers ont pris place à l’arrière finalement, et heureusement car l’habitabilité n’était pas son fort (je n’avais pas pris l’option des tablettes à l’arrière). Pour autant, je l’ai prêté à une famille de 4 personnes avec 2 enfants en bas-âge et ils ont compris pourquoi un Scénic était l’ami des familles : coffre pratique pour recevoir une poussette, sièges hauts – idéal pour positionner un enfant dans un siège-auto.
J’avais d’ailleurs une crainte car un des enfants avait souvent la nausée : ce qui n’a pas été le cas ici. Faut-il croire que la luminosité du toit panoramique en a atténué les effets ? Je le confirmerai un peu plus tard avec un adulte sensible de l’estomac qui a pu tout conserver en son for intérieur !
Je n’ose d’ailleurs imaginer la partie de nettoyage après ce genre d’incident, surtout que cette génération de Renault Scénic propose toujours les coffres de sols nichés au pieds des passagers… vous avez l’image en tête ? Passons alors à autre chose !

Les histoires d’amour durent-elles 3 ans ?
Le temps est passé vite et je n’ai finalement pas tant roulé à son volant, les différents confinements ont limité mes déplacements et je n’aurais roulé que 32 858 km en 3 ans. J’ai également clôturé le contrat un peu plus tôt que prévu pour profiter d’un autre modèle, mais ça c’est une autre histoire, que je vous partagerai bientôt !
Mais il m’arrive de reprendre le volant de ce Renault Scénic, mes parents l’ayant conservé ! Et j’apprécie toujours autant sa conduite mais s’il ne me surprend toujours par son manque d’habitabilité arrière pour un monospace. Si vous envisagez d’acheter un Renault Scénic d’occasion, comptez un budget entre 14 000 et 17 000 €. Si la ligne monospace ne vous rebute pas, le Renault Scénic reste un bon choix pour les familles et le dernier de la lignée des monoplaces compact de Renault.

Photos : Guillaume AGEZ
Retrouver la brochure d’époque :
























































Les autres clichés de ma vie en Renault Scénic :












































































