En attendant l’arrivée imminente de la sixième génération, faisons le tour des différentes itérations de la Renault Clio, la citadine à succès du Losange. Avez-vous une génération de prédilection ou un souvenir avec l’une d’entre-elles ?

Si vous voulez (carrément) rentrer dans le détail de chacune des générations, nous avons tout prévu :

Renault Clio I : tout d’une grande

Alors que la R19 donne le coup d’envoi de la révolution qualité chez Renault, la remplaçante de la Supercinq lui emboîte le pas. Rupture esthétique avec sa devancière, elle reprend à son compte les notables améliorations en termes de qualité de fabrication étrennées par sa grande sœur et marque une nouvelle étape chez Renault : elle signe l’abandon des numéros au profit d’un nom. Les exceptions récentes comme Fuego et Espace, alors un peu hors-série se voient donc rejointes par les modèles de la gamme régulière. La Renault Clio apparaît en 1991.

« Elle a tout d’une grande », disait un des spots de pubs les plus marquants de Publicis, la Renault Clio affronte une 205 plus toute jeune mais toujours populaire. Elle a aussi la chance de voir en face d’elle le non-remplacement direct de sa rivale : la maison sochalienne lui préfère le tandem 106-306, au grand bénéfice de la Clio. A l’étranger, l’arrivée de la Fiat Punto en 1994 lui offre de quoi croiser le fer avec une redoutable concurrente.

La gamme est foisonnante et comprend jusqu’à 4 sportives : la S, abordable, forte de 80 ch et dotée d’une boîte courte, la RSI de 110 ch, la 16S (puis 16V) de 136 ch et la légendaire Williams de 150 ch. La Baccara a quant à elle longtemps été la coqueluche des beaux quartiers. Après un restylage mineur en 1994, la Renault Clio s’offre un lifting plus profond en 1996 pour lutter contre l’arrivée de la Saxo et la 106 phase 2, tout en annonçant en filigrane le style de la future Clio II.

La Clio I tire sa révérence en 1998 après 4 016 000 exemplaires. C’est la seule génération à avoir existé en électrique.

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Renault Clio II : la plus mondiale et la plus restylée

Salon de Genève 1998, Renault dévoile sa seconde génération de Clio et les rivales tremblent… à commencer par la future 206 en gestation dont la maison sochalienne s’aperçoit qu’il faudra améliorer le rapport prix/équipements d’ici au lancement. La Renault Clio II étrenne le double airbag de série, les ceintures à limiteurs d’efforts et de nouveaux appuie-têtes à protection rapprochée (les tiges sont courbées), en portefeuille sur le haut de gamme. La nouvelle citadine place la barre assez haute sur le plan de la sécurité passive et profitera de l’an 2000 pour y ajouter l’ABS sur toutes les versions.

C’est aussi une Clio qui remplacera… la Renault 9 ! Ou plutôt la Broadway en Turquie, au profit d’un dérivé 4 portes baptisé Symbol, Thalia ou Clio Classic selon les marchés. A la faveur de l’Alliance Renault-Nissan, cette Clio tricorps se retrouvera également sous le nom de Nissan Platina au Mexique. Renault produira également cette Clio au Brésil à Curitiba, au sein de l’usine Ayrton Senna.

Fait notable, alors qu’une variante 16V figure au catalogue, Renault décide d’aller plus loin en montant ni plus ni moins qu’un V6 en position centrale arrière pour en faire une descendante de la R5 Turbo. Présentée au Mondial de Paris 1998, cette mouture est réalisée par TWR mais convainc peu.

La Clio, fortement concurrencée par l’agressive Peugeot 206 en Europe profite d’un grand restylage pour affirmer son style face à la lionne. Une version RS de 172 ch vient mettre les points sur les i côté sport et une version V6 très profondément revue par Renault Sport fait son apparition. Quant aux auto-écoles, elles peuvent enfin troquer le vieil 1.9 d contre un 1.5 dCi au top de la modernité.

La suite ? Une phase 3 à peine différente de la phase 2 mais offrant quelques nouveautés dont un dCi plus puissant et une RS encore plus bouillonnante avec ses 182 ch… puis une phase 4 très simplifiée sous le nom de Clio Campus en Europe. La raison ? La Clio III a déjà pointé le bout de son museau et la Clio II sert alors d’entrée de gamme. Mais est-ce la fin de la Clio II ? Non, une phase 5 s’offre un nouveau bouclier et perdure jusqu’en 2011…tandis qu’une phase 6 est carrément proposée en Amérique latine jusqu’en 2016 sous l’appellation Clio Mio, avec un facies de Clio IV ! Au total, 5 631 000 exemplaires de la Clio II sortiront des usines à travers le monde, faisant d’elle la plus populaire de toutes (18 ans de carrière, ça aide !).

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Renault Clio III : elle fait un break

Rentrée 2005, la muse opère sa mue : place à la Clio III. Elue voiture de l’année 2006, 15 ans après que le titre a été décerné à la Clio I, elle est sensiblement plus longue que celle qu’elle remplace et cohabite au catalogue Renault avec la Modus sur le segment B. C’est la première Clio à être déclinée en break mais se veut moins mondiale que son aïeule, on l’a vu, toujours en vente à travers le monde, y compris dans ses dérivés 4 portes.

Avec 27 cm de plus que la Clio II et un poids en nette hausse, on comprend mieux pourquoi la Clio II cohabite au catalogue. La version RS s’affirme encore un peu plus avec un moteur de 200 ch, l’équipement s’enrichit de projecteurs directionnels ou d’un toit ouvrant panoramique en option. Mais la phase 2 brise cette course à la dotation : les xénons ou la version Initiale disparaissent, par exemple. La crise de 2008 est passée par là !

Mais la version RS s’affûte encore en gagnant 3 ch, la gamme de motorisation est littéralement foisonnante avec des diesels s’échelonnant de 65 à 105 ch, et des essences allant de 75 à 140 ch, hors RS. La Clio III cède sa place à la Clio IV sans lui céder complètement sa place : elle termine sa vie en 2014 après deux années de production dans une définition simplifiée baptisée « Génération » à l’usine de Flins. 2 400 000 exemplaires au total, place à la touche Laurens Van Den Acker.

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Renault Clio IV : une Clio nommée DeZir

Avec la Clio IV, Renault affûte clairement le style de sa citadine phare en faisant carrément le premier critère d’achat des clients : courbes généreuses, poignées de portes arrière dissimulées dans les montants (à la manière de l’Alfa Romeo 156), et teinte Rouge Flamme – une couleur devenue emblématique de la Clio IV, des Renault des années 2010, et toujours proposée sur de nombreux modèles jusqu’en 2025… à l’exception de la Clio V, qui n’y a eu droit qu’un temps. Cette nouvelle génération est commercialisée en 2012 et étrenne la nouvelle identité Renault. Son succès est immédiat en dépit d’une Peugeot 208 renouvelée quelques mois auparavant.

Renault a également quelques atouts dans sa manche comme de nouveaux moteurs peu gourmands, tant en essence qu’en diesel, une nouvelle boîte automatique à double embrayage et un multimédia dernier cri, le R-Link, qui fait bien mieux que celui des rivales. Le break est maintenu, mais la 3 portes disparaît. La poignée arrière masquée tente habilement de rendre les deux silhouettes restantes plus sexy.

La qualité perçue, en revanche, laisse un peu à DeZirer… certains grains de plastiques seront corrigés avant même le restylage, tandis que celui-ci apporte une nouvelle coiffe de planche de bord. Quant à la Clio RS, elle offre carrément 220 ch.

Près de 4 000 000 Clio IV sortiront des chaînes de Bursa (Turquie), Flins (France) et Dieppe (RS uniquement), et, encore une fois, la Clio IV sera commercialisée après l’avènement de sa remplaçante durant une année. A noter que la Clio IV a servi de base à la Nissan Micra V, produite à Flins, profond reskin de sa cousine au Losange.

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Renault Clio V : esprit hybride

Place donc à la Clio V, la première Clio à n’être plus produite en France. Seules les usines de Bursa et de Novo Mesto (Slovénie), seront chargées de la produire. Cette fois-ci, pas de cousine de chez Nissan mais une inattendue jumelle à peine maquillée d’un logo Mitsubishi : la Colt.

La Clio V se passe de version sportive, Renault estimant qu’un lourd malus l’aurait condamnée sur le marché. En lieu et place, une pertinente version hybride se charge de donner -enfin- la réplique à Toyota. Renault devient ainsi le premier constructeur européen à proposer une citadine hybride.

La Clio V se passe également de dérivé break, variante totalement phagocytée par l’insolent succès du Captur. Leur plateforme est d’ailleurs toute nouvelle (CMF-B) et devient encore plus compétitive en termes d’émission de CO2.

Enfin, un profond restylage en 2023, troque son regard « C-shape » contre un look bien plus agressif, dépourvu de chromes et doté d’imposants DRL dans le bouclier avant. Le haut de gamme est désormais incarné par une finition Esprit Alpine, comme sur les autres modèles de la marque et l’Initiale tire sa révérence.

Comme toutes les Clio, cette génération s’appelle Renault Lutecia au Japon, l’appellation Clio appartenant là-bas à Honda.

Renault Clio VI : que sait-on déjà ?

Déjà, nous savons que la Renault Clio 6 sera dévoilée le 8 septembre 2025, à l’occasion de l’ouverture du salon de Munich. Ensuite, nous savons (ou du moins, croyons savoir) que son design, intégralement réalisé sous la houlette de Gilles Vidal (ex-directeur du design Renault), devrait reprendre pas mal de gimmicks des précédentes générations de la citadine au losange, quatrième et cinquième en tête.

En effet, la silhouette sera similaire, tout comme l’arrière ramassé (et les poignées de portes dissimulées), même si cette nouvelle génération devrait encore gagner en « sportivité ». En « sportivité » , et en « agressivité » , aussi : la face avant promet d’être démonstrative, encore plus que celle de la Clio V restylée.

La Renault Clio 6, encore camouflée, en plein tests (source : Carscoops). La longueur devrait approcher (ou même, dépasser ?) les 4,10 mètres de long.

Parler du faciès de cette future Clio nous amène à évoquer un point important : elle devrait porter les codes du nouveau style Renault (intronisés sur le concept-car Emblème), comme la Clio IV en 2012. Rien que cela ! Dans l’habitacle, les changements seront moins spectaculaires : la planche de bord devrait être reprise, du moins en partie, des Renault 4 et 5 E-Tech électriques. En revanche, l’électrique n’aura pas droit de cité sous le capot de la Clio VI, tout comme le Diesel. Seul l’essence sera représenté, probablement à coups d’hybridation.

Il n’y a plus qu’à attendre les prochaines heures pour tout découvrir, sur Le Nouvel Automobiliste, à propos de cette nouvelle Clio, dont la commercialisation interviendra d’ici la fin de l’année.

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