Bonjour Laurens Van Den Acker ! Cela fait quelques temps maintenant que vous êtes arrivé au sein du groupe Renault. Trois générations de véhicules se sont succédé. De quoi êtes-vous le plus fier ?

IL y a beaucoup de choses ! Je suis fier de la “marguerite” de concept-cars du début des années 2010, fier de la Clio IV, du premier Captur, de la renaissance d’Alpine… Aujourd’hui, je suis fier de ce nouveau souffle donné à Renault, qui navigue entre son passé et son futur avec des lancements comme la R5 ou la R4.

Vos responsabilités ont beaucoup changé depuis votre arrivée chez Renault. Maintenant, vous chapeautez le design des quatre marques du groupe.Pouvez-vous nous expliquer brièvement votre poste ?

Je suis Chief Designer Officer pour les quatre marques du groupe. Cela veut dire que je dois m’assurer que chaque marque ait son positionnement et que les équipes soient coordonnées.

Laurens Van den Acker

Laurens Van Den Acker, ici au salon de Munich 2021.

N’est-ce pas trop difficile de travailler sur une Renault “Esprit Alpine”, par exemple, puis en parallèle, sur une Alpine ?

Il y a deux manières de travailler : soit isoler chaque marque, soit au contraire apprendre l’un de l’autre et partager un maximum. C’est notre stratégie, cette deuxième solution !

Vous êtes en train de ressusciter la R5, la Twingo… est-ce une stratégie en réponse à l’arrivée des constructeurs chinois ou même sans cela, vous l’auriez fait ?

On a la chance d’avoir un “réservoir de sympathie”, avec des modèles appréciés. Beaucoup de clients aiment la nouvelle R5, le concept de la future Twingo. Donc, nous puisons dedans.

Les nouvelles Renault 4 et Renault 5. Retrouvez notre essai de cette dernière ICI.

Ces véhicules auraient-ils existé s’il n’y avait pas l’électrique ?

Je ne pense pas ! L’électrique nous permet de faire des proportions qui ressemblent beaucoup à celles des modèles d’antan : les roues aux quatre coins, des porte-à-faux très courts…

En thermique, nous n’aurions pas eu le même résultat.

L’électrique facilite votre travail, donc ?

Oui, assurément !

Dernière question sur vos logos, devenus très graphiques. Est-ce une volonté d’entrer encore davantage dans l’ère du numérique ou de créer un nouveau style pour les voitures ?

Un logo symbolise la marque. De fait, le logo Dacia est beaucoup plus robuste parce que cela va dans le sens de la marque. Le logo montre également une volonté. On doit pouvoir jouer avec, tant digitalement que physiquement.

Propos recueillis par Guillaume AGEZ
Photos : Guillaume AGEZ

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