Chery pose ses valises en France. La marque chinoise, fondée en 1997 et forte de plus de 4,5 millions de véhicules vendus dans le monde, officialise son arrivée sur le marché français à l’automne 2026. Les commandes ouvriront le 1er septembre, avec une gamme pensée pour les familles : quatre SUV Tiggo, tous hybrides ou hybrides rechargeables dès le lancement.
AU SOMMAIRE
Une technologie hybride maison, éprouvée dans 30 pays
Chery n’arrive pas les mains vides. La marque s’appuie sur sa technologie CSH (Chery Super Hybrid), développée en 26 ans de recherche et perfectionnée sur cinq générations. L’argumentaire tient en trois points : une autonomie étendue, des performances dynamiques et une isolation acoustique poussée, y compris en mode thermique.
La batterie, certifiée IP68, est garantie 8 ans ou 160 000 km avec un maintien d’au moins 75 % de sa capacité d’origine. Le reste de la gamme bénéficie d’une garantie constructeur de 7 ans ou 150 000 km, complétée par une assistance routière avec Allianz. De quoi rassurer un acheteur encore peu familier de la marque.

Quatre Tiggo pour couvrir l’essentiel des besoins familiaux
La gamme se construit autour de la ligne Tiggo, cœur historique de la marque à l’international. Le Tiggo 4 Hybride (B-SUV, 4,32 m) vise les trajets urbains et périurbains, avec une date de commande encore à confirmer.
Le Tiggo 7 (C-SUV, 4,55 m) se décline en deux motorisations, hybride simple et hybride rechargeable, pour couvrir aussi bien les usages quotidiens que les longs trajets à moindre coût. Le Tiggo 8 (4,72 m), lui, mise sur ses 7 places et sa seule motorisation PHEV pour se positionner comme l’offre familiale la plus généreuse en espace.
La déferlante chinoise s’accentue
L’arrivée de Chery n’est pas un cas isolé. Le marché français voit depuis plusieurs mois affluer les marques chinoises, et le mouvement s’accentue plutôt qu’il ne ralentit. Nous avions détaillé cette montée en puissance et les repères à connaître pour s’y retrouver dans notre article consacré aux marques chinoises installées en France.
Chery n’est d’ailleurs pas totalement inconnue des Français. Le groupe est déjà présent via sa marque sœur Jaecoo, dont le modèle 7 hybride nous avait plutôt convaincus lors de notre essai. Nous avions détaillé nos impressions sur le Jaecoo 7 hybride ici. L’arrivée de Chery vient donc compléter une offre déjà amorcée, plutôt que l’inaugurer.
Un réseau de plus de 50 points de vente au lancement
Chery mise sur la proximité pour convaincre. Plus de 50 points de vente et réparateurs agréés seront opérationnels dès le 1er septembre, avec un objectif de plus de 90 sites d’ici la fin de l’année 2026. Un centre de pièces détachées basé en France, en partenariat avec DHL Supply Chain, doit permettre d’approvisionner l’ensemble du réseau dès le lancement commercial.
La filiale française est dirigée par Shaobo Wang, sous la responsabilité de Lionel French Keogh, directeur opérationnel du groupe Chery en France (également en charge d’Omoda et Jaecoo dans l’Hexagone).
Face à la concurrence
Sur le segment des C-SUV hybrides, le Tiggo 7 devra se frotter à des références bien installées : le Nissan Qashqai e-Power, le Dacia Bigster hybride (nettement moins cher) et le MG HS, autre transfuge chinois déjà présent depuis plusieurs années. Le BYD Seal U, également hybride rechargeable, se positionne comme un concurrent direct sur ce même terrain du « hybride abordable ».
Sur le format 7 places, le Tiggo 8 vise notamment le Peugeot 5008 et le Skoda Kodiaq, deux références du segment vendues nettement plus cher en configuration hybride rechargeable. C’est justement sur l’argument du prix que Chery entend se démarquer, plutôt que sur la nouveauté technologique.
Les tarifs précis n’ont pas encore été communiqués. Ils devraient être dévoilés à l’approche de l’ouverture des commandes, le 1er septembre. En attendant, le communiqué complet et les premières informations sont disponibles sur le site du groupe Omoda & Jaecoo France, qui porte pour l’instant la présence commerciale du groupe Chery dans l’Hexagone.