Présenté à Munich en septembre 2025, le GLC passe à l’électrique. Notre version d’essai, le 400 4MATIC, développe 489 ch, embarque une batterie de 94 kWh et revendique jusqu’à 655 km d’autonomie WLTP. Mais au-delà des chiffres, ce sont surtout son confort, sa qualité de fabrication et son agrément qui nous ont marqués. Alors, ce GLC électrique est-il toujours une vraie Mercedes ?
AU SOMMAIRE
Verdict
Essai Mercedes GLC 400 4MATIC électrique : un GLC qui reste une vraie Mercedes
Certaines voitures électriques cherchent à faire oublier leur constructeur. Ce GLC fait exactement l’inverse.
Dès les premiers kilomètres, on retrouve l’esprit propre à la marque : une voiture sérieuse, robuste, confortable et remarquablement bien finie. L’impression de qualité est immédiate, que ce soit dans les assemblages, les matériaux ou la position de conduite.
Alors que les constructeurs chinois débarquent avec des modèles ultra-technologiques et que les généralistes européens montent progressivement en gamme, Mercedes conserve ici quelque chose qu’aucune fiche technique ne sait vraiment mesurer : une identité.
Les chiffres, eux, donnent tout de suite le ton : 489 ch, 800 Nm de couple, une transmission intégrale et un 0 à 100 km/h expédié en 4,3 secondes.
Essai Mercedes GLC 400 4MATIC électrique : un intérieur premium… et très technologique
Notre modèle était équipé du fameux MBUX Hyperscreen, cet immense ensemble d’écrans qui occupe toute la planche de bord. Une fois allumé, l’effet est spectaculaire : on a presque l’impression de s’installer dans un home cinéma roulant.
Éteint, c’est une autre histoire. Cette grande surface noire est nettement moins élégante et paraît même un peu massive. Un défaut que les designers n’ont pas encore résolu, tous constructeurs confondus.
Même réserve pour l’écran passager. Amusant et techniquement impressionnant, certes, mais nous cherchons encore son utilité réelle au quotidien. On frôle ici le gadget.
Heureusement, l’ergonomie reste très agréable. La position de conduite est excellente, les commandes sont globalement bien pensées et l’on trouve vite ses marques. Un point qui nous avait déjà séduits lors de notre essai du GLC 300 de : malgré la multiplication des fonctions et des menus, Mercedes parvient à rester relativement intuitive.
Petite attention appréciable : les chargeurs à induction de l’option dédiée sont ventilés, et pour deux téléphones. La recharge sans fil a tendance à faire chauffer les smartphones, parfois jusqu’à interrompre la charge, et cette ventilation limite le problème. C’est bien vu.
Essai Mercedes GLC 400 4MATIC électrique : le confort avant tout
Notre GLC avait le Pack Technique, qui regroupe notamment la suspension pneumatique Airmatic et les roues arrière directrices. En mode Confort, elle paraît un peu molle au premier abord. Puis, après quelques kilomètres, on comprend la philosophie : filtrer la route au maximum pour offrir aux occupants un confort presque royal. Les irrégularités sont parfaitement absorbées et le silence à bord renforce l’impression de voyager dans un cocon.
Le mode Sport raffermit l’ensemble et change légèrement le caractère du GLC, sans jamais renier sa vocation confortable.
On notera tout de même, en mode Confort, un léger tangage et un effet de cabrage à l’accélération.
Essai Mercedes GLC 400 4MATIC électrique : 489 ch, est-ce vraiment nécessaire ?
Avec 489 ch et 800 Nm, difficile de reprocher au GLC un manque de puissance. L’accélération est franche, immédiate, redoutablement efficace, et le mode Sport modifie assez radicalement la réponse de l’accélérateur.
Le constat dépasse d’ailleurs le seul GLC. C’est celui de beaucoup d’électriques actuelles : la puissance est devenue si facile à produire que des performances jadis réservées aux sportives se retrouvent dans des SUV familiaux. Ce 0 à 100 km/h en 4,3 s, c’était il n’y a pas si longtemps le chrono d’une Porsche 911.
C’est impressionnant, bien sûr. Mais est-ce vraiment ce que l’on recherche en priorité dans un SUV familial de près de 2,5 tonnes ?
Essai Mercedes GLC 400 4MATIC électrique : les quatre roues directrices changent la donne
Avec 4,84 m de long et plus de 2 m de large rétroviseurs compris, le GLC reste une voiture imposante. Sur autoroute comme sur route, aucun souci : il est parfaitement à l’aise et donne une grande impression de facilité.
En ville, c’est une autre affaire. Et c’est là que les roues arrière directrices prennent tout leur sens. Elles rendent le GLC beaucoup plus maniable en manœuvre et donnent presque l’impression de conduire un modèle plus compact. Un équipement qui paraît secondaire sur une fiche technique, mais qui devient très pertinent à l’usage.
Essai Mercedes GLC 400 4MATIC électrique : une autonomie qui se fait oublier
Mercedes annonce jusqu’à 655 km d’autonomie WLTP pour cette configuration, avec une consommation homologuée de 16,3 kWh/100 km et 94 kWh de batterie utiles. Lors de notre essai, nous avons relevé entre 18,4 et 20,5 kWh/100 km, soit un peu au-dessus du chiffre officiel, ce qui reste cohérent pour un SUV de ce gabarit et de ce poids.
Mais une fois encore, ce n’est pas le chiffre qui nous a le plus marqués. C’est la manière dont le GLC gère son autonomie. On ne passe pas son temps à surveiller le pourcentage de batterie : la voiture inspire suffisamment confiance pour qu’on roule, tout simplement, sans avoir la prochaine recharge en tête. C’est probablement l’un des plus beaux compliments que l’on puisse faire à une électrique.
Côté recharge, le GLC repose sur une architecture 800 volts et accepte jusqu’à 330 kW en courant continu. Mercedes annonce 10 à 80 % en 22 minutes. Pendant notre essai, nous avons plafonné autour de 160 kW. On reste loin du maximum théorique, mais c’est suffisant pour une recharge plutôt rapide et pour aborder les longs trajets avec sérénité. Sur ce point, le GLC se montre convaincant pour un véhicule de cette taille.
Essai Mercedes GLC 400 4MATIC électrique : un coffre et un frunk bien pensés
Le coffre offre 520 litres, auxquels s’ajoutent 128 litres sous le capot avant. Le petit frunk est particulièrement pratique pour ranger les câbles de recharge.
C’est d’ailleurs un point sur lequel ce GLC électrique fait mieux que le GLC 300 de testé en 2024. Sur l’hybride rechargeable, la batterie limitait le coffre à 470 litres et compliquait un peu le rangement des câbles. Ici, l’espace de chargement est nettement plus cohérent avec la vocation familiale du modèle
Essai Mercedes GLC 400 4MATIC électrique : quand Mercedes en fait un peu trop
C’est un peu le fil rouge de cet essai : Mercedes maîtrise parfaitement les codes du premium, mais semble parfois vouloir démontrer, un peu trop ostensiblement, tout ce qu’elle sait faire.
La calandre rétroéclairée en est le meilleur exemple. Notre configuration cumulait la calandre éclairée avec bordure et panneau lumineux, l’éclairage d’ambiance, une étoile partiellement illuminée et le toit panoramique Sky Control. Pris séparément, chacun de ces éléments est séduisant. Réunis, cela commence à faire beaucoup : on se croirait parfois dans un showroom d’éclairage, voire dans une boîte de nuit. Précisons que tout peut être réglé ou désactivé, ce que le futur propriétaire pourra faire à sa guise.
Le toit panoramique nous laisse, lui, un peu plus perplexes. L’idée d’un vitrage capable de changer de transparence est séduisante, mais nous aurions parfois préféré un bon toit ouvrant traditionnel associé à une vraie toile occultante, redoutablement efficace contre le soleil et la chaleur.
Essai Mercedes GLC 400 4MATIC électrique : alors, convaincant ?
Le GLC 400 4MATIC ne séduit ni par ses 489 ch, ni par son écran géant, ni par sa calandre éclairée. Il séduit parce qu’il reste une Mercedes. La qualité de fabrication est premium, la position de conduite très réussie, le confort remarquable, et l’insonorisation fait de chaque trajet un vrai voyage.
La suspension pneumatique et les roues arrière directrices forment par ailleurs un duo particulièrement intéressant : l’une apporte un confort impressionnant, les autres aident à dompter un gabarit qui reste conséquent. Et puis il y a cette autonomie que l’on finit par oublier.
Reste le prix. Notre GLC 400 4MATIC était affiché à 92 750 € avec ses équipements et options, contre 71 900 € pour la configuration de base de la fiche Mercedes. À ce niveau, la concurrence devient très sérieuse, la facture grimpe vite avec les options, et certains équipements qui nous ont impressionnés ne sont pas ceux qui apportent le plus au quotidien.
Le GLC aurait peut-être gagné à faire un peu moins de spectacle pour se concentrer sur ce qu’il maîtrise parfaitement : le confort, la qualité, le silence et le plaisir de voyager. Car une fois les lumières éteintes et les écrans oubliés, il reste une excellente Mercedes électrique. Et c’est tout ce dont elle avait besoin.
Fiche Technique ([NOM DU MODELE])
| Motorisation | Electrique |
|---|---|
| Batterie | 94 kWh |
| Autonomie (WLTP) | Jusqu’à 655 km |
| Vitesse maximale | 210 km/h |
| Charge AC (domicile) | 11 kW |
| Charge rapide DC | Jusqu’à 330 kW |
| Dimensions (L x l x H) | 4 845 x 1 913 x 1 644 mm |
| Poids | 2 535 kg |
| Volume de coffre | 520 l + 128 l à l’avant |
| Tarif d’entrée | 71 900 € |
| Finitions | Avantgarde Line, Business Line, AMG Line, Business Line Executive |
✓ Points positifs
- ✓ Qualité de fabrication
- ✓ Confort et suspension
- ✓ Autonomie
✗ Points négatifs
- ✗ Prix élevé
- ✗ Gabarit en aglomération
- ✗Animations lumineuses parfois trop démonstratives
Notre verdict
Le Mercedes GLC 400 4MATIC électrique réussit quelque chose d’important : il nous fait oublier qu’il s’agit d’une voiture électrique. Non pas en masquant sa technologie, bien au contraire, mais parce que son confort, son silence, son autonomie et son agrément prennent vite le dessus sur la mécanique.
Surtout, il préserve ce sentiment très particulier d’être installé dans une Mercedes, qui compte peut-être encore plus à l’heure où la concurrence s’intensifie et où les constructeurs chinois proposent des modèles toujours plus aboutis. Mais ce plaisir a un prix.
À 92 750 € pour notre configuration, le GLC 400 4MATIC est une voiture chère. Très chère même, dès que l’on additionne les options, dont certaines relèvent davantage du spectacle que de l’indispensable.
Face à la concurrence
| Modèle | Autonomie WLTP | Prix estimé | Point fort |
|---|---|---|---|
| Mercedes GLC 400 4MATIC électrique (essayé) | 655 km | 71 900 € | Confort et qualité de fabrication |
| Audi Q6 e-tron | 652 km | 70 900 € | Technologie et recharge |
| BMW iX3 | 805 km | 64 950 € | Autonomie et efficience |
| Polestar 4 | 620 km | 61 800 € | Design et performances |
FAQ
Quelle est l’autonomie du Mercedes GLC 400 4MATIC électrique ?
Le Mercedes GLC 400 4MATIC électrique affiche jusqu’à 655 km d’autonomie selon le cycle WLTP, avec une batterie de 94 kWh utiles. En recharge rapide, sa batterie peut passer de 10 à 80 % en environ 22 minutes grâce à une puissance maximale de 330 kW.
Quel est le prix du Mercedes GLC 400 4MATIC électrique ?
Le Mercedes GLC 400 4MATIC électrique débute à 71 900 € en finition Avantgarde Line. Selon la finition et l’équipement choisi, le tarif peut rapidement dépasser les 80 000 €, tandis que notre modèle d’essai, particulièrement bien équipé, atteignait 92 750 €.
Le Mercedes GLC 400 4MATIC électrique est-il plus grand et spacieux que le Polestar 4 ?
Le Mercedes GLC 400 4MATIC électrique mesure 4,85 m de long, contre environ 4,84 m pour le Polestar 4 : les deux modèles sont donc quasiment de même longueur. Le GLC conserve toutefois une présentation plus traditionnelle de SUV, avec un coffre de 520 litres complété par un espace de rangement avant de 128 litres.
Quels sont les points faibles du Mercedes GLC 400 4MATIC électrique ?
Le principal défaut du GLC électrique reste son prix, qui grimpe rapidement avec les options. Nous pouvons également lui reprocher une certaine surenchère technologique, entre l’écran passager, l’éclairage d’ambiance et la calandre illuminée. Enfin, malgré son excellente gestion de l’autonomie, ses 489 ch peuvent sembler largement suffisants, voire parfois excessifs au quotidien.




