Le Nouvel Automobiliste
Mondial de Paris 2022 Kilow La Bagnole LNA EP 13

Mondial de l’Auto 2022 : les curiosités et modèles inattendus

On aurait pu intituler cet article « Choses vue ». En six jours, 3 halls, des dizaines de posts, articles et vidéos sur nos pages Facebook, Instagram, YouTube ou encore LinkedIn (abonnez-vous !) : le Mondial de l’Auto 2022 n’était certes pas aussi riche que les années 2000 ou 2010, mais il y avait de nombreuses choses à découvrir. Et puis… il y a tout le reste ! Qui ne nécessite pas forcément un article dédié mais qu’on ne saurait passer sous silence. Bref, les curiosités et les inattendus d’un salon.

Le Mondial des marques absentes… finalement présentes

Par le jeu des équipementiers, des commerçants, des assureurs ou encore des associations, certaines marques qui avaient boycotté le Mondial étaient finalement bien exposées. Simplement, leurs voitures étaient juste là pour de la figuration. A ce petit jeu, on retient la Skoda Fabia d’Arkamys, le BMW X5 d’Autovision, une Mini et une Fiat 500 chez Autosphère. C’est aussi chez Autosphère qu’on pouvait trouver une Peugeot 208… thermique. Celle du GARAC était électrique, dédiée à un atelier sur la maintenance prédictive en réalité augmentée, de même que celle exposée par Peugeot au Hall 4. Ford avait le mérite d’être présent par ses utilitaires (3 e-Transit) et dans les flottes d’essais avec une Mustang Mach-E… mais on trouvait aussi une Shelby au Hall 4.

Au passage, si vous n’aimez pas la nouvelle Sandero Stepway, l’ancienne était aussi chez Autosphère.

Des modèles toujours là dix ans après !

C’était le cas pour la Renault Zoé, présentée en 2012, et qui réalisait en 2022 son 5e Mondial consécutif. Le dernier, aussi, puisque sa carrière s’achève en 2024 avec l’arrivée de la Renault 5… Pour le Twizy en revanche, la vie continue mais sous la forme du Mobilize Duo, dès fin 2023 !

Mondial de l’Auto ou Rétromobile ?

Comme souvent, dans un salon de « modernes » se trouvent des « anciennes ». Et c’est rafraîchissant à travers les allées d’avoir des chromes, voire l’odeur de l’essence. Dans les faits, c’était pour les Peugeot 504 et Citroën Méhari une odeur électrique puisqu’elles étaient chacune rétrofitées.

Le Mondial des Twingo

30 ans après, la Twingo était de retour Porte de Versailles ! Trois modèles de deux types étaient exposés à quelques mètres les uns des autres au Hall 3 : d’un côté, Lormauto qui en propose le rétrofit. Cette start-up normande en profite pour optimiser la Twingo, avec une nouvelle interface, des matériaux biosourcés (contreportes en lin), une nouvelle sellerie, en plus de la transformation par retrait du moteur thermique et ajout de la batterie, sans conséquence sur le volume à bord. Promesse d’une centaine de kilomètres d’autonomie grâce à une batterie 16 kWh et une puissance de 200 Nm, plus de deux fois supérieure à l’accélération, pour seulement 100 à 200 €/mois selon que l’opération reçoive ou pas le soutien du gouvernement.

En face, c’est une Twingo énervée, la TwinCup de BioMotors, qui elle tourne au bioétanol E85, pour prouver que le biocarburant est aussi adapté à la compétition.

Le Mondial des Utilitaires

Ils étaient de retour, 22 ans après leur dernière venue ! Les utilitaires avaient naguère un Hall pour eux, disparu depuis l’édition 2002. Ils profitaient un morceau du Hall 3 permettant un showroom multimarques mêlant nouveaux entrants (Maxus, DFSK), historiques (Renault Trucks, Ford), et innovateurs (Hyvia, Stellantis pour ses modèles à hydrogène) ou encore les utilitaires modulaires de Muses. Au passage, c’est le seul endroit où l’on pouvait découvrir la nouvelle identité visuelle de Citroën, les chevrons ayant fait l’impasse sur ce Mondial.

Le Mondial de l’Hydrogène

Qui dit Hyvia dit Hydrogène et donc aussi l’offensive des voitures particulières sur le sujet. Toutes sont au stade du concept, contrairement à la Toyota Mirai, mais ont le mérite d’être prometteuses : chez Renault, le Scénic Vision et l’Alpine Alpenglow voient l’hydrogène en prolongateur d’autonomie ; Hopium avec sa Machina Vision et NamX y voient, eux, l’énergie principale de leur modèle, par capsules amovibles pour ce dernier.

Le Mondial des œuvres d’art et des supercars

Bien que les marques de sport et de prestige aient boudé le rendez-vous parisien, collectionneurs, éditeurs et artistes se sont réunis pour que certaines belles carrosseries soient aussi de la partie. Une Ferrari Roma (à gagner), l’Alpine A450 de Ghass, 16 Ferrari pour l’association Perce-Neige, une exposition du magazine Sport Auto avec des oeuvres d’Antoine Dufilho et de la start-up Quarkus, ou encore la supercar française Genty Akylone, de quoi compenser en partie les absents… qui ont toujours tort de l’être.

C’était aussi le premier salon de la CID Babieca et son V12 Mercedes, un modèle qui avait été aperçu au Mans Classic.

Le Mondial des micro-citadines

Mais que va-t-il rester aux grandes ? En tout cas, les mini-modèles avaient le vent en poupe sur ce Mondial : Microlino pour la première fois en France avec la Spiaggina, mais aussi Silence, la XEV Yoyo, ou encore City Transformer, la start-up allemande eWave X et la Solar City Car. Sans oublier l’adorable « La Bagnole » de Kilow, une citadine française électrique à moins de 10 000 €, de 350 kg à peine, crapahuteuse et apte à aller à 45 km/h jusqu’à 140 km d’autonomie.

Le Mondial du cinéma

Le grand et le petit écran se rejoignaient selon les stands notamment au Hall 3 : ainsi de Balle Perdue 2, une production Netflix, d’une série autour de Batman, ou encore de la banque BNP Paribas qui rappelait son accompagnement du cinéma avec la DeLorean de Movie Cars Central. Quant à la télévision, elle exposait la Ferrari « Pogdarmerie » du Youtubeur Pog.