Le Nouvel Automobiliste

Festival Automobile International 2020 (3/3) : toutes les curiosités du salon en images

Après avoir découvert les concept-cars et plus précisément les Alpine de l’édition 2020 du Festival Automobile International, intéressons-nous maintenant plus directement aux autres modèles. Anciennes, contemporaines de série, modèles uniques ou de sport, maquettes ou encore prototypes, voici les autres curiosités de cette année.

Les modèles uniques !

Surprise du salon de Genève 2019, la Bugatti La Voiture Noire est appelée à devenir un modèle unique, le plus exclusif et le plus cher de l’histoire automobile. Pour l’heure, c’est toujours une maquette et son propriétaire demeure inconnu mais en 2021, elle sera devenue réalité et, sur une base de Chiron, sera remise à son propriétaire contre 11 millions d’euros hors taxe. Une folie, dont le nom évoque la Type 57 Atlantic de Jean Bugatti disparue pendant la Seconde Guerre mondiale.

Unique aussi est la maquette GQ by Citroën. Autant dire qu’on ne s’attendait pas à ce qu’elle revienne sous les feux de la rampe, après avoir été vue lors du Centenaire de la marque à la Ferté-Vidame. Il est pourtant de retour aux Invalides et montre des lignes… que n’arborent plus les Citroën d’aujourd’hui. Il nous replonge ainsi dans l’époque pourtant récente de la « Ligne DS », lorsque le style des chevrons faisait feu de tout bois, jusqu’à imaginé une sorte d’hybride entre une DS 5 et une Mazda RX8 !

Si en Russie la Gazelle est le nom d’un utilitaire aussi répandu que l’est chez nous le Renault Master, à Blanquefort c’est le nom d’une start-up qui a imaginé une technologie de matériaux composites ultra-légers, au service d’une voiture électrique éponyme. Avec 700 kg, la Gazelle se recharge en quatre heures sur prise domestique, et propose 180 km d’autonomie. Elle dispose aussi d’une bâche photovoltaïque pour se recharger. Modèle unique pour l’instant, la Gazelle pourrait être fabriquée en Afrique et en Amérique latine d’ici peu.

Les anciennes…

Bien souvent le style automobile se nourrit d’icônes du passé. La présence de voitures de collection au Festival Automobile International est donc tout sauf un anachronisme. Elle permet au contraire d’expliquer tant les références d’un style que l’univers d’une marque. Si le design semble avoir tourné la page du néo-rétro ou du rétrodesign, les icônes d’hier fournissent plus que jamais esprit et corps à des modèles modernes. L’Alpine A110 et le Land Rover Defender d’aujourd’hui ne seraient rien sans leurs ancêtres de 1962 et de 1948 ! L’évocation est plus lointaine chez Opel mais la face avant du GTX Experimental n’est pas sans rappeler celle de la Manta A… et c’est tout sauf une coïncidence ! Quant à la Stratos, elle demeure la statue du Commandeur de Lancia qui, faute d’accord avec Ferrari, n’a put en produire de version moderne. C’est un carrossier indépendant qui le fait donc, sans logo Lancia et sur base de Ferrari F430.

… et les sportives !

S’il faut du design et de l’histoire pour créer des projets, il faut de l’argent… pour les mener. Et les voitures de petite et grande série sont là pour en apporter, tout en affichant des lignes bien souvent les plus exceptionnelles possibles. C’est en tout cas une tradition tant chez Ferrari que chez Aston Martin, dont le premier exposait sa F8 Tributo (alors que la Roma était élue « Supercar de l’année » par le jury) et le second sa DBS Superleggera, aux côtés de la maquette 1/5 de la DBS signée Zagato. Cette alliance italo-britannique a reçu le Grand Prix de la créativité de cette édition 2020.

Lancée à l’automne dernier, la McLaren GT, vue au Salon de Francfort, est aussi de la partie, tandis que Volkswagen a dépêché une Golf GTi dotée d’un système multimédia à affichage 3D holographique baptisée Aurora. Tandis que la F-Type restylée faisait sa première apparition en France, l’artisan Fred Krugger présentait comme au salon de Bruxelles un modèle customisé de son invention, à mi-chemin entre un hot-rod et une Formule 1 des années 1960, avec un niveau de finition aussi élevé que son degré d’originalité !

Signalons enfin pour être complets l’attribution du Grand Prix de l’Art à Nairone Defives, qui avait signé lors des dernières 24 Heures du Mans une oeuvre sur base de Ligier JS P4 qu’il avait décorée pendant toute la durée de l’épreuve. Le prix de la « Plus belle voiture de l’année » revient cette année à la BMW Série 2 Gran Coupé, élue par plus de la moitié des voix devant la Peugeot e-208 et la Mazda 3.

Toutes les curiosités du Festival Automobile International 2020 en images :

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Crédit photos : François B et François M. – Le Nouvel Automobiliste