Le défilé du 14 juillet 2026 a servi de vitrine à une nouveauté inattendue : DS N°7 Élysée entre officiellement dans le parc automobile de la Présidence de la République. Elle devient, au passage, le premier véhicule 100 % électrique jamais affecté à la fonction présidentielle.
La relation entre DS (et avant elle Citroën, avec la DS 19 du Général de Gaulle) et l’Élysée dure depuis plus de soixante ans. DS N°7 Élysée en écrit simplement le chapitre le plus récent.

AU SOMMAIRE
Un bureau mobile blindé, pas une voiture de parade
Il ne faut pas confondre DS N°7 Élysée avec DS N°8 Présidentielle, le SUV coupé à toit ouvrant utilisé pour les commémorations du 8 mai 2025. Celle-ci était pensée pour saluer la foule debout. DS N°7 Élysée, elle, est conçue pour rouler, protéger et permettre de travailler.
Le véhicule reçoit un blindage intégral, un empattement rallongé de 25 centimètres par rapport à la version de série, et une suspension oléopneumatique exclusive développée et mise au point en France. L’objectif : un équilibre entre confort, tenue de route et robustesse, à l’arrière comme à l’avant.
L’aménagement arrière a été entièrement repensé en bureau mobile, avec des vitres à surteintage réglable. Porte-fanion amovibles et signalisations lumineuses spécifiques complètent les attributs protocolaires du véhicule.
Une signature bleu, blanc, rouge
DS N°7 Élysée arbore une teinte exclusive, le Bleu Liberté. Sa calandre lumineuse DS Luminascreen s’illumine aux couleurs de la République, reprises sur l’emblème de capot, le liséré du coffre et les centres de roues.
À l’intérieur, l’Alcantara gris clair du ciel de pavillon contraste avec le cuir Nappa et l’Alcantara Bleu Éternel des sièges. La planche de bord, en bois de frêne, porte un motif à l’effigie de Marianne gravé au laser. Des broderies « RF » et des surpiqûres point perle Light Gold achèvent la signature.
Made in France, région par région
DS Automobiles insiste sur l’ancrage industriel du projet. Le blindage et les aménagements sont réalisés en Bretagne, chez Centigon. La batterie provient des Hauts-de-France, chez ACC. Les moteurs électriques sont fabriqués dans le Grand-Est, les suspensions développées en Occitanie, et le système audio conçu en Auvergne-Rhône-Alpes.
Sous cette carrosserie se cache la base technique du DS N°7 AWD Long Range : une motorisation E-TENSE 100 % électrique de 350 chevaux, une batterie de 97,2 kWh et deux moteurs pour la transmission intégrale.
Une vitrine avant le lancement commercial
Cette apparition présidentielle n’a rien d’un hasard de calendrier. DS N°7, le SUV compact de série dont dérive Élysée, doit succéder au DS 7 et sera lancé commercialement en septembre. Il est déjà disponible à la commande.
Le SUV promet jusqu’à 740 km d’autonomie WLTP en version E-TENSE électrique, ou dès 120 g de CO2/km en hybride, deux valeurs que DS présente comme des références de catégorie. Nous détaillions récemment ce lancement, qui intervient alors que DS Automobiles vient d’être replacée sous la responsabilité de Citroën dans la nouvelle organisation de Stellantis. Un essai de DS N°7 par notre rédaction est à paraître prochainement.
Reste une évidence : une voiture présidentielle ne se décrète pas seule. Elle demeure, pour une marque, l’une des meilleures cartes de visite qui soient, surtout quand elle intervient dans une période où la place de DS au sein du groupe Stellantis fait justement débat.
Plus d’informations sur le SUV et sa version présidentielle sont disponibles sur le site presse de DS Automobiles.
