Les temps changent. Les designs aussi. N’en déplaise aux aficionados du thermique, BMW a fait le choix de dévoiler d’abord l’i3, la version électrique de sa nouvelle Série 3. Et grand bien lui en a (probablement) pris : avec ses caractéristiques (jusqu’à 900 km d’autonomie théoriques) et son esthétique, elle a fait mouche.

Mais voilà : électrique oblige, son capot est un peu court. Ce qui ne l’empêche visiblement pas d’avoir réalisé un bon démarrage commercial. Reste que les amateurs de « béhèmes » à l’ancienne, ceux qui ne jurent que par l’odeur du sans-plomb et la longueur du museau, pouvaient se sentir quelque peu lésés.

Heureusement pour eux, BMW ne les a pas oubliés. Voici donc la nouvelle Série 3. À première vue, elle ressemble à une i3 thermique. Et pourtant… les deux modèles ne reposent pas sur la même plateforme.

BMW Série 3 G50 (2026) : sous la carrosserie, une plateforme déjà connue

À première vue, la nouvelle Série 3 ressemble à une i3 à laquelle BMW aurait greffé un moteur thermique. Même regard, même signature lumineuse, même dessin de la poupe… La ressemblance est suffisamment frappante pour semer le doute. Et pourtant, sous la carrosserie, les deux berlines n’ont pas grand-chose en commun.

Car contrairement à l’i3, qui repose sur la nouvelle plateforme dédiée Neue Klasse (comme l’iX3, essayé ici), la Série 3 conserve l’architecture CLAR de la précédente génération. BMW l’a évidemment copieusement modernisée. L’objectif est le suivant : permettre à la marque de continuer à faire cohabiter plusieurs motorisations, dont des blocs thermiques électrifiés.

La nouvelle G50 mesure 4,765 m de long, 1,85 m de large et 1,455 m de haut. Elle est donc plus grande que la précédente Série 3, avec notamment un empattement porté à 2,86 m. En revanche, contrairement à ce que l’on pourrait croire, elle n’est pas plus longue que l’i3.

Mais c’est surtout son profil qui change, par rapport à l’i3 précitée. Le modèle thermique arbore un capot et des portes-à-faux nettement plus longs. Bref, BMW a conservé les codes de la Neue Klasse, mais les a étirés pour donner à sa Série 3 les proportions traditionnelles d’une berline thermique. Et c’est probablement là que les amateurs de BMW « à l’ancienne » retrouveront leur(s) marque(s).

Les détails permettent aussi de distinguer les deux modèles. Les Série 3 thermiques reçoivent ainsi des jantes de 18 à 20 pouces, contre 19 à 21 pouces pour l’i3. À l’avant, la version la plus sportive (avant la M3), baptisée M350 xDrive (en rouge sur les images), se distingue par une signature lumineuse spécifique baptisée « M Yellow Lights » inspirée, selon BMW, de l’univers de la compétition.

À l’intérieur, la nouvelle Série 3 récupère la planche de bord de l’i3, avec le système Panoramic iDrive et son écran d’infodivertissement incliné. L’écran central tactile mesure 17,9 pouces, tandis que le traditionnel combiné d’instrumentation est remplacé par un affichage projeté dans le champ de vision du conducteur. Un affichage tête haute 3D est également disponible en option, notamment pour afficher les indications de navigation.

Et si l’habitacle ressemble beaucoup à celui de l’i3, les passagers arrière retrouveront malheureusement un élément typique des voitures thermiques : un tunnel central. Celui-ci est nécessaire pour accueillir l’arbre de transmission. L’i3, elle, profite d’un plancher parfaitement plat.

Côté coffre, la nouvelle Série 3 thermique conserve un avantage : ses 450 litres de volume de chargement représentent 30 litres de plus que l’i3. La berline électrique se rattrape toutefois avec un petit coffre avant de 31 litres.

BMW Série 3 G50 (2026) : une déclinaison M350 xDrive en tête d’affiche

Pour les aspects techniques, il faudra encore patienter avant de connaître tous les détails de la gamme. Une chose est déjà certaine : le diesel disparaît de la nouvelle Série 3. Au lancement, la gamme européenne reposera donc sur des moteurs essence quatre et six cylindres, tous associés à une hybridation légère. Une version hybride rechargeable rejoindra la gamme en 2027.

En entrée de gamme, la 318 sera uniquement proposée en propulsion. Son quatre-cylindres développe 154 ch et 250 Nm, avec un 0 à 100 km/h réalisé en 9,5 secondes. La 320 porte la puissance à 208 ch et le couple à 330 Nm. Elle passe de 0 à 100 km/h en 7,4 secondes et peut, elle, recevoir la transmission intégrale xDrive.

Il n’y a pas que la M350 xDrive, dans la vie : il y a aussi la 320, en gris, et son moteur quatre-cylindres essence.

BMW communique essentiellement sur la nouvelle M350 xDrive, appelée à remplacer la M340i xDrive. Sous son capot, on retrouve le six-cylindres essence 3,0 litres turbocompressé de la M340i associé à un système hybride léger de 48 volts. L’ensemble développe 437 ch et 580 Nm de couple (contre 382 ch et 500 Nm de couple pour la M340i). La M350 xDrive abat le 0 à 100 km/h en 4,1 secondes, voire 3,9 secondes si l’on se réfère au 0 à 96 km/h.

Une mécanique qui reste donc fidèle à la philosophie de la Série 3 (et à ceux que les « béhèmistes » attendent sans doute d’une BMW), tout en intégrant une dose d’électrification. La transmission est confiée à une boîte automatique à huit rapports couplée à une transmission intégrale. La M350 sera donc exclusivement proposée en quatre roues motrices au lancement, mais BMW prévoit d’ajouter en 2027, via une mise à jour à distance, un mode de conduite permettant d’envoyer toute la puissance aux roues arrière.

La production de la nouvelle Série 3 débutera en novembre à l’usine de Dingolfing. BMW laisse ainsi l’usine historique de Munich à l’i3 électrique, qui y sera produite.

En bleu, la BMW i3.

Inscrivez-vous pour recevoir chaque mois notre contenu dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.