Si vous ne le savez pas, Thibaut a déjà testé le nouvel ID. Buzz « Long » (doté, par ailleurs, d’une plus grosse batterie) à l’occasion de son lancement presse… donc, sur une durée assez courte. Nous avons voulu renouveler l’essai, cette fois sur une période de 5 jours, pour voir ce que cet ID. Buzz avait dans le ventre. Nous l’avons rechargé, nous l’avons fait tracter et nous l’avons rempli, tant de passagers que de bagages.
Notre essai vidéo du Volkswagen ID. Buzz Long
Essai Volkswagen ID. Buzz Long : ambiance !
À l’extérieur, c’est toujours aussi sympa, même si le profil perd un peu de son équilibre stylistique avec l’allongement de 25 centimètres de l’empattement. Il faut bien trouver la place pour la nouvelle batterie de 79 kWh utiles dont dispose ce Volkswagen ID. Buzz Long !
Coté ambiance intérieure, l’habitacle est, lui aussi, toujours aussi plaisant, avec des plastiques clairs et un immense toit vitré panoramique qui, hélas, ne s’ouvre pas.





C’est à l’intérieur que l’on trouve « LA » grande nouveauté de ce Volkswagen ID. Buzz Long : au lieu de 5 places (2 devant + une banquette 3 places à l’arrière), nous passons à trois rangées, avec deux places à chaque fois (il y a aussi une version 7 places 2/3/2). Première surprise, les deux fauteuils situés au deuxième rang sont fixes : pas génial, si on veut embarquer de gros objets. Mais en basculant un de ces sièges au maximum vers l’avant, nous avons quand même réussi à embarquer… un scooter de 50cc !
Les deux sièges du troisième rang ont leurs dossiers qui se rabattent sur leurs assises et sont démontables. Pour les déplacer, il faudra composer avec une poignée de transport assez peu préhensible. Et, surtout, une fois que l’on a rabattu le dossier, il n’y a rien de prévu pour arrimer le siège démonté plus vers l’avant pour dégager le coffre.
Ue fois les deux sièges du rang trois rangés au fond de votre garage, il vous reste dans le coffre une petite estrade fixée au sol, sous laquelle on peut glisser deux caisses tissus façon IKEA. C’est là où peuvent se caler les câbles de recharge. L’estrade est fixée au sol par deux molettes à dévisser.




Essai Volkswagen ID. Buzz Long : modularité, vous avez dit modularité ?
Première remarque : ce n’est pas très facile de monter à bord, le marchepied étant décalé par rapport à la porte. Il est d’ailleurs dans un plastique qui se révèle glissant par temps de pluie !
Une fois assis, par contre, c’est super : on domine la route, avec un siège qui peut monter très haut. Petit détail que vous verrez plus facilement dans la vidéo, l’emplacement pour le téléphone n’est absolument pas pratique. En dépit de ce problème, la nouvelle configuration du bloc instrument fait oublier l’ancienne version, tout est enfin à sa place et très intuitif à l’utilisation.
Sur notre véhicule d’essai, nous avons eu le bonheur d’avoir des phares LED adaptatifs plutôt efficaces. Ils permettent de rester en « pleins phares » lorsque l’on croise d’autres véhicules en « sélectionnant » la partie du paysage à ne pas éclairer pour ne pas éblouir les autos qui viennent en face. Par contre, en cas de brouillard ils restent pleins phares si on les laisse en gestion automatique.
Le détecteur de présence du conducteur, situé dans le siège, est très sensible : même si vous ne levez que légèrement les fesses pour regarder par la fenêtre pour vous garer, par exemple, bim, tout se coupe ! De même, si vous descendez de la voiture pour ouvrir un portail situé à 1 mètre devant le Volkswagen ID. Buzz, tout se coupe encore, y compris la musique.


Autre anecdote : nous avons fait l’erreur de vouloir garer le VW ID. Buzz dans un jardin après qu’il ait plu. Résultat, nous nous sommes « embourbés ». La conséquence d’un poids délirant, d’une pédale d’accélérateur ultra direct au démarrage et d’un anti-patinage que l’on ne peut pas enlever. L’ID. Buzz est un véhicule de loisir mais qu’il convient de mener avec prudence sur du sable, de la neige… ou dans des rues étroites de campagne, au regard de son gabarit.

Partons sur les routes avec le Volkswagen ID. Buzz Long
Au volant, la position ultra haute est appréciable. À l’avant comme à l’arrière, d’ailleurs, les sièges sont très confortables. La motorisation est suffisante pour rouler à un rythme dynamique, même bien chargé. La climatisation fait son boulot de façon très efficace et sait gérer parfaitement la température et la non-apparition de buée.
La suspension est plutôt agréable et le roulis, bien maîtrisé. Le châssis est performant, les contrôles de traction et de trajectoire ne sont jamais brutaux ou intrusifs. Par contre, avec son empattement long et une suspension un peu molle en début de course, on constate un léger effet de pompage avant / arrière qui peut donner la nausée à l’arrière si la route est un peu ondulée.

Essai du Volkswagen ID. Buzz Long… avec une remorque
Quand vous prenez l’option « attelage » sur le Volkswagen ID. Buzz Long, vous avez une caméra / aide pour attacher votre remorque. C’est très pratique, par contre, si vous avez une remorque basse comme un plateau porte voiture, la caméra en question ne « la voit pas » .
Un fois près de la remorque, cela devient compliqué : la commande d’accélérateur, toujours aussi directe, rend difficile l’accroche finale du crochet, d’autant qu’il faut un peu « forcer » pour que le détecteur de distance accepte que l’on se rapproche. Eh oui, c’est logique qu’en mode « remorque » , on se rapproche d’un obstacle… la remorque !

La recharge et consommation de L’ID Buzz Long
De ce côté, les nouvelles sont très positives. La nouvelle « grosse » batterie de 79 kWh a plus de capacité que celle équipant l’ID. Buzz avec le châssis court et, surtout, elle se recharge plus vite. Nous avons réussi à charger à plus de 200 kW à 26% de batterie, 143 kW à 54% et encore 85kWh à 84%. Au final, 33 minutes pour passer de 8% à 90% d’autonomie : rien à redire.
Quand on recharge sur une borne de recharge du réseau Tesla, ce n’est pas facile car la trappe de recharge n’est alors pas « du bon côté » et de ce fait, on se retrouve à occuper deux places.
Nous avons consommé, en moyenne, 29 kWh pendant notre essai. Avec plus de ville et une conduite moins dynamique nous avons réussi à passer en-dessous de 24kWh. Une consommation somme toute raisonnable vu la surface frontale et le poids de l’ID. Buzz.




Le Volkswagen ID. Buzz Long, en conclusion
Avec la nouvelle « grosse batterie », le Volkswagen ID. Buzz devient enfin réellement utilisable pour les loisirs. La mise à jour de l’électronique embarqué commun au reste de la gamme VW est un vrai plus en termes de lisibilité, convivialité et rapidité.
Un peu dommage que l’ergonomie arrière ne soit pas à la hauteur du design global de l’ID. Buzz. Pour conclure, même si le VW ID. Buzz n’a pas vraiment de concurrents (en tout cas, pour le moment) c’est bien regrettable que son prix soit si élevé. Le Volkswagen ID. Buzz Long propulsion 286 ch, 6 places démarre à 58 400 euros. La version que nous avons essayée s’affiche, elle, à 79 050 euros. Bien sûr, avec de (nombreuses options)… or, à nos yeux, ce sont essentiellement la peinture biton (2 810 euros) et le pack design plus (toit panoramique et phares led) qui sont à considérer.
Les plus :
- La rapidité de la recharge
- Le look
- La position de conduite
Les moins :
- Le prix
- Certains détails d’ergonomie
Photos et vidéo : François Bouet
