Aujourd’hui, on se retrouve pour découvrir la version restylée de la Peugeot 308, et plus précisément la 308 SW Plug-in hybrid en finition GT. Retrouvez aussi l’essai de la version 145ch en vidéo à la fin de cet essai.

Parlons design
Peugeot a concentré l’essentiel du travail sur la face avant. Le changement le plus visible concerne les fameuses “griffes” lumineuses. Avant, nous avions deux grands traits verticaux assez simples. Désormais, toute la face avant s’illumine et dessine une signature beaucoup plus riche, plus travaillée, plus agressive. Le regard de la voiture change réellement. Les phares descendent légèrement, ce qui élargit visuellement la face avant, et quelques ouvertures latérales viennent ajouter une touche dynamique. La calandre prend la place du pare-chocs : c’est elle qui structure désormais tout le visage de la voiture. Derrière le lion illuminé se trouvent le capteurs de distance avant.
En tout cas, visuellement, je trouve l’avant très réussi. C’est étonnant de voir à quel point un simple changement de pare-chocs transforme la personnalité de la voiture. Sur cette version GT, les badges latéraux posés sur les ailes avant sont élégants et les jantes diamantées apportent une vraie présence. Le fait d’avoir du 18 pouces de série sur la GT change beaucoup l’équilibre visuel, même si cela a des conséquences que j’évoquerai sur le confort.
À l’arrière, rien ne change fondamentalement. On retrouve les feux déjà connus sur la phase 1 GT, désormais généralisés. L’arrière de la SW reste pour moi l’un des plus réussis de la catégorie : un petit aileron, une ligne tendue, un ensemble dynamique et cohérent. C’est d’ailleurs l’un de mes reproches à la berline, beaucoup moins harmonieuse à mon goût. La SW, elle, fonctionne parfaitement visuellement. La seule évolution est la disparition de certains inserts métalliques autour des fausses sorties inferieures, désormais entièrement noires.

Ambiance intérieure
Passons au poste de conduite. On retrouve le fameux i-Cockpit, qui continue de diviser. Sur d’autres modèles comme le 3008 que nous avons essayé ici, avec un écran placé haut, j’avais trouvé le concept plutôt convaincant. Ici, l’écran est plus bas, ce qui impose de fortement descendre le volant et de s’asseoir relativement haut pour avoir une bonne lisibilité. Je n’ai jamais trouvé une position parfaitement naturelle. Je n’en fais pas une critique définitive, car beaucoup l’aiment, mais je conseille vraiment d’essayer pour voir si cela vous convient.
L’interface tactile, elle, n’a malheureusement pas évolué avec le facelift, c’était un de nos reproche lors de l’essai de la version 2021. Elle reste un peu lente, pas toujours réactive, et c’est dommage. Peugeot aurait pu profiter du restylage pour la moderniser. Petit rappel, il existe un bouton physique trop peu connu, mais formidablement utile : en maintenant appuyée l’icône représentant une voiture, on coupe d’un coup l’alerte vitesse et l’alerte de franchissement de ligne. C’est simple, rapide et bien pensé, comme l’avait déjà fait Renault. Un autre raccourci permet d’accéder rapidement aux réglages de climatisation, ce qui rend la manipulation acceptable malgré une interface perfectible. Le rangement central est bien conçu, tout comme l’accoudoir qui cache vos petits objets, et coté recharge on dispose d’une prise USB-C, d’un allume cigare et d’une recharge à induction.
Le coffre, lui, mérite qu’on s’y attarde. C’est même le point décisif pour ceux qui s’intéressent à la version hybride rechargeable et SW. La berline plafonne à un maigre 314 litres en Plug-in hybrid, quand la SW remonte à un bien plus acceptable 467 litres. C’est suffisamment conséquent pour redevenir un coffre utilisable au quotidien, ce qui n’est pas un détail lorsqu’on choisit un break avant tout pour sa polyvalence.

La finition GT, c’est toute une ambiance, des surpiqûres jaunes, de l’Alcantara et une sellerie avec de nombreuses coutures complété d’une planche de bord recouverte de TEP souligné de doubles coutures. La présence du grand toit ouvrant apporte énormément de lumière et participe beaucoup au sentiment d’espace.
Assis aux places arrière, on se rend compte que Peugeot a plutôt bien géré l’espace. Le tunnel central n’est pas trop haut, ce qui permet d’installer trois personnes. L’assise est correcte, même si le dossier reste un peu ferme. Les sièges avant, typés sport, avec des appuie-tête « intégrés », ont le mérite de donner une ambiance sportive à l’habitacle.









Parlons conduite
Avec 195 chevaux, je m’attendais à une voiture plus performante. Les reprises sont bonnes, mais dès qu’on sollicite fortement le moteur, on retrouve ce mélange bien connu de montée dans les tours et d’effet “CVT” typique des hybrides de ce type. Le poids est un autre élément important : la version hybride rechargeable pèse près de 200 kg de plus qu’une 308 145 chevaux. On sent cette masse dans les enchaînements plus serrés et, surtout, dans le comportement du train avant, qui alourdit la direction et fait glisser la voiture de l’avant quand on hausse le rythme. De même quand on hausse le rythme il est clair que le train avant trouve ses limites à passer autant de puissance et de couple.
Ceci étant dit, la 308 reste une voiture moderne, confortable, et surtout remarquablement homogène dans cette version « lourde ». La suspension encaisse mieux les imperfections que sur la version 145 chevaux plus légère, paradoxalement un peu sèche. Ici, la voiture paraît mieux posée, plus consistante. Elle reste une GT, pas une sportive, et lorsqu’on accepte cela, on la trouve très agréable à conduire.

On parle consommation
En termes de consommation, la voiture s’en sort très bien pour une hybride rechargeable même quand elle est utilisée en « simple hybride ». En ayant le pied léger, on reste facilement autour de 5,5 litres, grâce à une bonne efficacité de la régénération et une gestion efficace de la motorisation électrique. En conduite plus dynamique, je suis monté à 6,5 litres, ce qui reste très raisonnable pour le gabarit et le poids.

Et côté tarif ?
Coté tarif la SW Plug-in hybrid oscille entre 42 400 € et près de 47 000 €. Cela représente environ 7 000 € de plus qu’une hybride 145 équivalente. L’écart est significatif, mais la différence de prestation l’est tout autant. En version SW, l’hybridation rechargeable transforme véritablement la voiture : elle devient polyvalente, capable de servir au quotidien comme en vacances, avec un vrai coffre, un bon confort et une consommation maîtrisée. On se rapproche des prix de certains SUV comme le 3008 que nous avons essayé et même de certaines électriques très compétitives, mais pour ceux qui veulent un break compact efficace, ce positionnement reste cohérent.
Cette 308 SW faceliftée en version hybride rechargeable GT est une voiture globalement très réussie. J’aime beaucoup son look, encore plus en break qu’en berline, et je trouve que le restylage lui donne un visage plus moderne, plus affirmé. Sa consommation est exemplaire, son agrément en usage normal est très bon, et le châssis supporte admirablement l’hybridation si on sait la prendre pour une GT et pas une sportive. J’ai encore des réserves sur l’interface tactile et sur ce i-Cockpit particulier, mais ce sont des points à vérifier en essai avant de se décider.

Verdict Peugeot 308 SW Plug-in hybrid restylée :
Pour conclure, c’est un break cohérent, séduisant et très polyvalent, qui trouve pleinement son sens dans cette configuration PHEV.
Enfin, le nouveau programme de garantie Peugeot, huit ans ou 160 000 kilomètres apporte une sérénité bienvenue et montre que la marque veut regagner la confiance totale de ses clients.
François Bouet
Retrouvez le configurateur 308 2025 ici