La Denza Z9GT est la première représentante de BYD sur le segment premium. Et elle vise les étoiles (ainsi que les anneaux et autres hélices !), avec le but de casser l’image « low-cost » des constructeurs chinois. Après avoir commencé son opération séduction par les tarifs agressifs avec la marque BYD, il est désormais temps pour le groupe de séduire avec une offre de voitures ultra-technologiques, à des prix élevés dans l’immédiat… mais toujours compétitifs face à ceux des constructeurs allemands. Voici donc la Z9GT, un shooting break dont la puissance se compte en 4 chiffres, le prix en 6 et le temps de recharge en 1 seul !
Denza Z9GT : taillée en lambo

Saviez-vous que la Denza Z9GT avait été dessinée par l’ancien responsable du design de Lamborghini, Wolfgang Egger ? Ce dernier, désormais directeur du design chez BYD, a en effet dirigé le style d’Audi et de la marque au taureau, après une longue période chez Alfa-Romeo, Lancia mais aussi Seat.
Son œuvre sur des voitures tantôt sensuelles, tantôt sportives, et/ou haut-de-gamme, se retrouve en synthèse dans cette grande voiture qu’on serait tenté de qualifier de break de chasse. Selon le constructeur, la Denza Z9GT respecte un ratio précis diamètre des roues/carrosserie/surface vitrée qui lui confère « des proportions parfaites » et affiche une fluidité inspirée de « la soie qui retombe avec élégance ».


De notre côté, nous voyons une voiture tellement grande et arrondie au niveau des ailes et de la ceinture de caisse qu’elle a tout de même un côté pataud sous certains angles. A la manière des premières Porsche Panamera… L’esprit de son design est en tout cas plus proche de celui d’une Aston Martin sensuelle que d’une Lamborghini radicale. La bête mesure tout de même 5,2 m de long pour 1,99 m de large, elle peut difficilement inspirer la légèreté !

Ceci étant dit… Avec son capot plongeant et ses phares en amande lui donnant une face avant de sportive, son profil évoquant la Porsche Taycan Sport Turismo… Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, elle ne laisse pas indifférent et se distingue sur son segment. Le gros arrière-train fera sans doute moins l’unanimité avec ses gros feux, mais on ne peut pas lui reprocher d’être classique ! Quant au disgracieux LIDAR sur le toit façon Volvo EX90 et ES90, aucune mention n’en a été faite par le constructeur, celui-ci étant inactif dans nos contrées du fait de contraintes légales de protection des données…




Ce qu’on peut noter en condensé sur ce design, c’est sa relative pureté des lignes et ce qu’il faut d’effets de style pour distinguer la Denza Z9GT sur le marché. Elle n’use par de gimmicks stylistiques mais affiche toutefois une vraie personnalité, tout en s’inspirant de ce qui est dans les canons actuels (nervures, signatures lumineuses, absence de chrome…). Des échos que nous avons pu récolter, elle ne séduit clairement pas tous les journalistes automobiles mais pour notre part, nous trouvons son design cohérent et distinctif.
A noter, la version PHEV (776 ch, 203 km d’autonomie électrique) affiche quelques différences au niveau de la face avant, comme une petite trappe et des prises d’air de pare-chocs au design se distinguant de celles, factices, de l’électrique.
A bord de la Denza Z9GT : Dans ma denz-denz-denz

Ouvre-t-on sa portière dans un véhicule de luxe ? Non. Dans la Denza Z9GT, on appuie sur un bouton (au choix, sur la portière ou au plafond) et un système électrique fait l’effort à notre place. A l’avant comme à l’arrière, ce qui est d’autant plus appréciable que ces portières ont un poids conséquent. Commençons exceptionnellement à l’arrière de cet habitacle recouvert de cuir et de bois, sur les meilleures places dans une berline digne de ce nom.


Et en effet, avec un empattement de 3,12 m, la place ne manque pas pour les jambes. La place centrale, encore plus que d’habitude du fait de sièges latéraux extra-larges, est beaucoup moins confortable et révèle un massif accoudoir central doté de porte-gobelets et d’un espace de charge.


Les passagers sont bien lotis dans ce cocon sombre, même si cette ambiance intérieure est la plus moderne mais aussi la moins gaie. Il est possible d’opter sans surcoût pour un intérieur « Chocolat noir et velours rouge » ou un autre à dominante crème. Celui-ci est salissant, en témoigne les traces déjà présentes sur les modèles d’essai tout neufs !
Quoi qu’il en soit, on se sent choyé au second rang ! On note les miroirs de courtoisie éclairés dans le plafonnier, toujours au bénéfice des deux seuls passagers latéraux, et les commandes pour avancer et incliner le siège passager accessible aux passagers arrière. Le constructeur a choisi selon nous la meilleure option, permettre à 2 passagers de voyager dans un confort optimisé plutôt qu’à 3 en jouant des coudes !

En passant à l’avant, de sportive et raffinée avec notre intérieur « full-black » à surpiqûres jaunes, l’ambiance devient également technologique avec pas moins de 5 écrans, dont 2 pour les rétroviseurs numériques. En renonçant à cette option, il y aura toujours cet écran côté passager devenu incontournable sur les berlines premium, de 13,2 pouces.


Les sièges avant se montrent également accueillants, joliment dessinés, ergonomiques et confortables. L’amplitude profonde des nombreux réglages électriques, commandant tout jusqu’aux appuie-têtes, permet de trouver facilement sa position de conduite.
Dotés d’une fonction mémoire, les fauteuils reculent à l’ouverture de la porte pour vous faciliter l’entrée, tandis que dans le même temps, les aérateurs alors occultés se révèlent, les haut-parleurs se déploient et l’animation d’accueil vous salue.

L’autre raffinement marquant se trouve au niveau de la console centrale abrite un réfrigérateur-freezer-réchaud, fonctionnant de -5°C à 40°C. De quoi garder votre Magnum au frais (la crème glacée, pas la bouteille, trop imposante) ou maintenir votre plat de traiteur au chaud !
Malgré la présence de cet équipement, la console centrale n’empiète pas sur l’espace aux jambes et même en roulant avec les jambes un peu écartées, on ne sera pas en contact avec elle. Assez rare pour être souligné !



Relativement épuré, pour le peu qu’on considère un écran comme une simple surface plane, l’habitacle de la Denza Z9GT dispose d’assez peu de commandes physiques, mais juste ce qu’il faut pour offrir une bonne ergonomie. On remarque toutefois qu’il n’y a pas de commande d’allumage de phares, il faut passer par l’écran si l’on veut quitter le mode automatique !
Autre particularité, les palettes au volant. Elles ne servent pas au niveau de freinage régénératif ni à passer les vitesses, mais à contrôler le système de maintien de voie et, à droite et en rouge vif, à activer le boost, dont on vous parle plus bas.
Une rangée de commandes sous l’immense écran de 17,2 pouces permet d’accéder aux stationnement automatique, aux fonctions e3 ou encore aux modes de conduite. Ils sont néanmoins un peu loin de la main et sont malheureusement peu lisibles.

Pour ouvrir le coffre, on peut passer le pied sous le pare-chocs à l’endroit indiqué au sol par un projecteur. L’idée est géniale (on a tous eu l’air d’idiots en donnant en vain des air-coups de pieds sous des pare-chocs…) mais la déception est d’autant plus grande que l’ouverture ne fonctionne pas à chaque fois.
A défaut, on se rabat sur l’ouverture classique, mais il faut alors réussir à trouver le bouton, excentré et minuscule (juste la taille d’une phalange !). Le plus simple pour ouvrir ce foutu coffre est donc d’appuyer sur la commande sur la clé du véhicule. Raté !



Et comme souvent sur les voitures asiatiques privilégiant l’espace arrière à l’espace de chargement, la contenance est décevante compte tenu de la taille du véhicule. L’accès est facile avec le hayon incliné, mais on ne logera « que » 495 litres de bagages. Maigre consolation, le frunk à l’avant offre 53 litres supplémentaires.
Essai Denza Z9GT : un Z qui veut dire Zéro (à 100 km/h)

La fiche technique de la Denza Z9GT est impressionnante à plus d’un titre, avec des données de puissance et des technologies qui ont de quoi donner le tournis. Tueuse d’étoile, la Denza ? Met-elle des bâtons dans les hélices munichoises ? Le modèle a-t-il pour ambition de devenir le seigneur des anneaux ? Le loup est-il lâché dans la Porscherie ? Ce sont ses objectifs !
Pour les atteindre, la Denza Z9GT inaugure une plateforme nommée e3 (e au cube, à prononcer « ikioube »). 3 pour trois moteurs, un à l’avant et 2 à l’arrière. Ils sont associés à une batterie cell-to-pack de 122,49 kW et déploient la bagatelle de 1 156 chevaux (313 ch à l’avant et 2x 422 ch à l’arrière). Rassurez-vous, cette puissance démentielle n’est disponible dans son intégralité qu’en utilisant la fameuse palette rouge BOOST, qui envoie la purée pendant 30 secondes chrono.


Derrière le volant, le conducteur est en effet gratifié de performances de zinzin. Mais le poids fait lui aussi dans le superlatif : presque 3 tonnes ! Alors oui, le couple de 1 210 Nm permet à ce pachyderme un 0 à 100 km/h en 2,7 secondes et une vitesse de pointe de 270 km/h. Si les conditions ne nous ont pas permis de vérifier ces chiffres, on peut toutefois vous dire que les accélérations vous collent au siège, en tout cas en mode sport, et que vos sensations à ce moment là s’exprimeront à travers votre bouche par de très vilains jurons. On s’étonne presque de sentir l’avant se cabrer, tout en patinant parfois du fait de la puissance du couple qui déboule.
Mais pas de quoi avoir peur avec toutes les assistances électroniques et systèmes de sécurité qui veillent. Par exemple, si un pneu explose alors que la voiture est lancée jusqu’à 180 km/h, le système de contrôle de stabilité permet à l’auto de garder le cap. Comme sur une Citroën DS !
Nous avons également pu tester sur circuit l’accélération et le freinage sur revêtements inégaux, en ligne droite et en courbe, et sur sol complètement détrempé. Dans les deux cas, les moteurs arrière et les aides électroniques ont permis à la Z9GT de garder le cap de manière imperturbable.

Sur route ouverte cette fois, aidée par ses roues arrière directrices, la Denza Z9GT vire à plat et on aborde les virages sans vraiment faire attention à sa vitesse. D’autant que, si on a coché ce paramètre sur l’écran, les renforts latéraux des sièges se gonflent dans les courbes en un clin d’œil. C’est un équipement inédit, et génial ! On apprécie donc les routes sinueuses, d’autant que la direction est toujours ferme. Mais attention, la Denza Z9GT n’a pas la précision d’une sportive.

Ni le châssis : priorité est donnée au confort, toujours au rendez-vous quels que soient les paramètres dynamiques choisis. L’amortissement pneumatique à double chambre, réglable via la commande « DiSus », fait du bon travail ! En mode sport, on ressent plus de fermeté et la caisse pompe moins, mais sans raideur ni remontées sèches dans l’habitacle. D’un point de vue acoustique également, le confort est de haut niveau et on ne profite que du silence, ou de sa musique.

Quant au système de freinage, il est lui aussi taillé pour faire face au niveau de performances et au poids de la Denza Z9GT, avec des disques en carbone-céramique. Le freinage est facile à doser, progressif, mais manque quelque peu de mordant pour décélérer aussi fort que ça accélère. Pas de quoi s’inquiéter, l’efficacité du freinage est accentuée grâce à – encore une fois – les roues arrière pouvant se tourner vers l’intérieur pour maintenir la stabilité en appui soutenu.
GT dans l’âme, la Denza Z9GT s’apprécie aussi (surtout ?) dans des conditions calmes. Et c’est alors la maniabilité de cette très grande voiture qui étonne. Merci qui ? Les roues arrière directrices, encore et toujorus elles, grâce à qui le diamètre de braquage de l’auto se limite à 5,35 mètres, une valeur digne d’une citadine. Un mini rond-point ? La voiture tourne sur elle-même. Pas littéralement, même si elle peut aussi le faire (voir plus bas), mais le demi-tour est assuré les doigts dans le nez !
Autonomie et recharge Denza Z9GT : vous allez aimer vous faire « flasher »
En attendant une version ultérieure dépourvue de la technologie e3 qui affichera une autonomie de 800 km, celle de notre modèle d’essai est annoncée à 600 km. Sur ce point, la Denza Z9GT n’établit pas un record quand une DS Numéro 8 certes beaucoup plus modestement motorisée annonce 750 km. Mais, il y a un énorme mais, elle recharge plus vite que n’importe quel autre modèle !


La Denza Z9GT vient en effet avec une nouveauté hors norme pour tout le secteur automobile : le Flash Charging, une station de recharge ultra-rapide pouvant délivrer 1 500 kW de charge et une nouvelle génération de batterie Blade en mesure de l’accepter. La recharge de 10 à 70% s’effecture donc en seulement 5 minutes. Il faut moins du double pour atteindre les 97%, ce que nous avons pu vérifier sur la borne de démonstration : exactement 9 minutes et 30 secondes ! Mieux, par temps très froid, il suffit de 3 minutes supplémentaires pour passer de 20 à 97%.
Denza prévoit l’implantation de 3 000 stations en Europe dont « plusieurs centaines » en France. La première station opérationnelle devrait ouvrir, on l’espère, au moment des livraisons des premières Z9GT à leur propriétaire. Celles-ci se situeront sur des sites déjà occupés par des bornes, dans l’optique d’un partenariat qui faciliterait la vie de tous. Petit plus, jusqu’à septembre, le constructeur offrira 18 mois de recharge aux propriétaires de leur modèle. Nous ne connaissons pas encore les tarifs des recharges (le constructeur non-plus !) mais on imagine que cela représente un beau petit cadeau !
Equipements Denza Z9GT : denzationnelle !

Tous les équipements mentionnés dans cet essai sont de série sur la Denza Z9GT , à l’exception des 3 options au catalogue : des jantes 21 pouces au lieu des jantes 20 » de série, la peinture métallisée verte, bleu ou or (de série on peut opter pour le blanc, le gros ou le noir) et les rétroviseurs numériques. Le constructeur a conscience que cet équipement ne plaît pas à tout le monde ! Et on le comprend, nous avons eu du mal à nous habituer à regarder en bas, et avons sursauté à plusieurs reprises en voyant « un objet » là où un miroir était censé se trouver.


Mais le système a le mérite de supprimer les angles morts. A basse vitesse, les caméras œuvrent aussi en projetant automatiquement une vue extérieure du véhicule et des obstacles à proximité. Le rétroviseur intérieur projetant l’image de la caméra arrière palie la mauvaise visibilité due à la surface réduite de la lunette arrière, inclinée de surcroit et coincé entre deux montant C très épais. Lorsque l’aileron arrière est déployé, c’est encore pire !
Les obstacles, véhicules et piétons s’affichent également sur l’ordinateur de bord, tandis que toutes les autres informations prennent place sur l’affichage tête haute à réalité augmentée de 50 pouces. Et si jamais une information arrive à vous échapper, le système d’évitement prédictif de collision veille, tout comme le freinage intelligent. Nous n’avons rien noté de particulièrement innovant dans le domaine des aides à la conduite.

Au niveau de la conduite autonome, nous avons même été plutôt déçus par la gestion qui manque de fluidité, la lenteur pour se mettre à la vitesse désirée, quand celle-ci est acceptée, et l’impossibilité de faire changer le véhicule de voie en toute autonomie. Le ralentissement automatique de vitesse en courbe est également agaçant, puisqu’il ralentit systématiquement et exagérément même dans les virages les plus légers.
Ce qui distingue la Denza Z9GT au niveau de ses équipements est ailleurs : dans sa plateforme e3. Celle-ci permet, en gérant les 3 moteurs indépendamment, de faire effectuer des manœuvres impossibles sur d’autres véhicules. En pouvant bloquer une roue avant et faire fonctionner les roues arrière dans le sens opposé l’une de l’autre, la Denza Z9GT peut pivoter sur elle-même et finir un créneau que vous avez entamé en marche avant, se redresser dans un virage trop serré en ville… Il suffit de sélectionner sur l’écran l’orientation souhaitée, et le véhicule s’exécute.

Le véhicule peut également pivoter toutes ses roues à 8,5 degrés dans le même sens pour rouler « en crabe », dans le sens opposé entre avant/arrière à 5° pour pivoter plus fort… Si malgré tout cela, manœuvrer ou vous garer est toujours difficile, sélectionnez une place, délimitée ou fictive, et le véhicule fera la manœuvre pour vous, à la vitesse de votre choix (la vitesse rapide peut être angoissante au début quand on n’a pas totalement confiance dans le système).
D’ci la fin d’année, il sera également possible de quitter le véhicule avant le début de la manœuvre et de la lancer sur le téléphone. Nous l’avons vu à l’œuvre, le système est d’ores et déjà opérationnel !
Terminons par quelques équipements à bord qu’il nous semble intéressant de mentionner. Nous vous avons parlé des sièges plus haut, sans vous préciser que ceux-ci étaient chauffants, massants et ventilés pour les 4 passagers avant et arrière. Aux deux rangs également, c’est chargeur de téléphone ultra rapide (50 W) pour tout le monde.
Les occupants profitent également d’un système sono signé Devialet, le spécialiste français, qui envoie les watts lui aussi. 2 000 pour être précis, à travers ses 20 haut-parleurs. Nous l’avons bien poussé et, sans être sans doute les plus grands mélomanes, l’avons jugé irréprochable. L’éclairage d’ambiance se coordonne à la musique, ce qui n’était pas très visible en plein jour en tant que conducteur. Devant comme derrière toujours, un double toit vitré illumine un peu l’habitacle, mais il est malheureusement fixe des deux côtés.
Prix Denza Z9GT : Paris osés

Denza Z9GT EV à partir de 115 000 € (101 000 € en Super Hybride, hors malus)
Modèle essayé : Denza Z9GT EV à 121 600 € incluant les options jantes 21 pouces ( 2 500 €), peinture métallisée Emerald Green ( 2 500 € ) et rétroviseurs extérieurs numériques ( 1 600 € )
Concurrence
Même en dépassant les 100 000 euros, la Denza GT propose le meilleur rapport puissance/prix/équipement sur le segment premium qui compte parmi ses concurrentes proposant parfois plus d’autonomie mais (beaucoup) moins de chevaux pour (beaucoup) plus cher :
- Porsche Taycan Turbo GT 1 034 ch (autonomie 556 km) à partir de 248 000 €
- Mercedes-Benz EQS 580 4MATIC 585 ch (autonomie 845 km) à partir de 168 300 €
- Audi e-tron GT quattro 503 ch (autonomie 616) à partir de 119 000 €
- Volvo ES90 Ultra Twin Performance 680 ch ( autonomie 677 km) avec options à 106 820 €
Bilan essai Denza Z9GT : de la Chine à la niche

La Denza Z9GT réussit son pari d’impressionner et faire parler d’elle. Sa nouvelle plateforme à 3 moteurs lui permet des fonctionnalités inédites en termes dynamiques, de sécurité ou de manœuvres, sa puissance est indécente mais finalement exploitable au quotidien, son confort excellent tant grâce au châssis qu’aux équipements premium, et sa recharge ultra-rapide compense son autonomie relativement faible au vu de la capacité de sa lourde batterie. On pourra toujours lui reprocher de manquer de rigueur au niveau de son châssis et d’être encore loin de ses concurrentes allemandes à ce niveau, mais lorsqu’on regarde ses tarifs, il n’y a pas photo, impossible d’en avoir autant chez les constructeurs historiques !
Reste que dépenser plus de 100 000 euros pour une voiture chinoise n’est peut-être pas une évidence pour les européens et que dans tous les cas, le réseau Denza doit encore se constituer, ainsi que son parc de bornes de recharge rapide. Les premières Denza Z9GT seront livrées cet été dans l’une des concessions française sur le point d’ouvrir. La première se situe en Île de France à Saint Germain en Laye, qui vient tout juste d’être inaugurée. Suivront dans un premier temps Paris, Lille, Cannes, Lyon, Marseille, qui seront rejointes d’ici la fin d’année par Nantes et d’autres grandes villes. A la rentrée, ouvrez donc l’oeil dans les beaux quartiers pour espérer en croiser !
Points positifs
- Plateforme tri-moteur avec des fonctionnalités inédites (dynamiques, sécurité, manœuvres)
- Puissance indécente (1 000+ ch) mais exploitable au quotidien
- Confort excellent, tant par le châssis que par les équipements premium
- Recharge ultra-rapide qui compense l’autonomie limitée
- Rapport équipements / prix imbattable face aux concurrentes allemandes
Points négatifs
- Châssis encore en retrait de rigueur face aux concurrentes européennes
- Autonomie relativement faible au vu du poids et de la capacité de la batterie
- Plus de 100 000 € pour une marque chinoise encore peu établie en Europe
- Réseau Denza et parc de bornes de recharge rapide encore à construire
Album photos Denza Z9GT




























Photos : Thibaut Dumoulin