Le Nouvel Automobiliste
Toyota Celica Supra

Toyota Celica Génération 2 (1977 – 1981) : une Celica peut en cacher deux autres !

Suite de notre rétrospective dédiée aux 50 ans de la Toyota Celica : place aujourd’hui à la seconde génération. Celle-ci a également donné naissance à un dérivé, depuis devenu un modèle à part entière au sein de la gamme du numéro 1 japonais. Mais elle a également donné naissance à un autre dérivé, depuis devenu un modèle à part entière au sein de la gamme du numéro 1 japonais. On se répète ? Lisez plutôt !

Toyota Celica…lifornia love

Grande nouveauté pour cette génération de Toyota Celica : son dessin est issu du centre de style californien de la marque, situé au Sud de l’aéroport de Los Angeles. Le CALTY, mot issu de la contraction de « California » et de « Toyota » est en effet un bureau de design inauguré en 1973 afin de permettre au japonais de mieux appréhender les attentes de sa clientèle américaine et de pouvoir offrir un style bien plus international à ses modèles. Beaucoup de marques suivront la démarche de Toyota et iront implanter leur centre de style dans cet Etat américain.

Toyota Celica CALTY
L’équipe du CALTY devant la maquette de la Celica

Pour cette seconde itération du coupé Celica, Toyota améliore sa recette sans la bouleverser. On retrouve donc les deux carrosseries coupé et liftback et ce, dès le lancement de ce modèle. Le coupé n’était alors plus un coupé de type « hardtop » et les deux carrosseries présentaient un montant B, assez épais, d’ailleurs.

Codées A40 et A50, ces Celica de seconde génération ont également connu une transformation Targa par le carrossier américain Griffith et ces versions ont officiellement été distribuées aux USA par Toyota. Partageant à nouveau sa plate-forme avec la Carina, la Celica reste une propulsion et affiche un gabarit revu à la hausse : 4,38 m de long, contre 4,17 m pour la première mouture. Cette nouvelle génération a été dessinée par David Stollery, un designer qui a eu la particularité d’être enfant acteur chez Disney dans sa jeunesse ! Mais il s’est retenu de doter la voiture des grandes oreilles de son ex-employeur.

Le style de la voiture s’assagit un peu mais le montant A peint en noir permet une continuité graphique dans la surface vitrée entre le pare-brise et les vitres avant. La seconde génération de Celica se pare de projecteurs ronds au lancement, comme sa devancière, mais rapidement, un restylage a lieu en 1979, modernisant la face avant avec 4 projecteurs rectangulaires, de nouveaux pare-chocs et des feux arrière revus. Il s’agit des Celica « série B », par opposition aux… « série A », vous l’aurez deviné, d’avant les modifications.

Grande diversité mécanique induites par les réglementations des marchés

En bonne voiture mondiale, la Celica doit se plier aux exigences réglementaires des différents marchés auxquels elle se destine. Et en particulier au plus sévère d’entre eux : les USA. En résulte un très grand foisonnement d’offres mécaniques, certains endroits du globe étant plus dépollués que d’autres. En France où la réglementation est du genre « open bar » côté pollution, on retrouve les 1,6 l à simple arbre en 83 ch et boîte manuelle ou 73 ch avec la boîte automatique, mais également les 1600 GT de 104 ch et 2000 GT de 113 ch. Aux USA, c’était le bloc 2,2 l qui équipait toutes les variantes avec différents niveaux de puissance tandis que le Japon a également connu un bloc 1,8 l. En Australie, une version 2,0 l de 90 ch à BVM5 et BVA3 représentait l’unique proposition mécanique sur la Celica.

La première génération de Celica avait fait de timides incursions en Championnat du Monde des Rallyes, à l’initiative de l’importateur français, celle-ci va également commencer à construire la gloire sportive du modèle : le duo Thérier/Vial se forge un beau palmarès et devient champion de France avec la 2000GT désormais poussée à 185 ch. La Celica participe également au Rallye Bandama en 1979 en Côte d’Ivoire ainsi qu’à d’autres rallyes européens.

Une Celica peut en cacher deux autres

Parmi les nouveautés mécaniques non encore citées, on trouve un moteur 6 cylindres en ligne de 2,6 l développant 110 ch aux USA et 140 au Japon. Ce marché dispose aussi d’un autre 6 en ligne cubant 2,0 l et développant 125 ch. Cette nouvelle version se nomme Celica XX au Japon et Supra aux USA. Plus longue que la Celica à 4 cylindres, ce dérivé voit son capot s’allonger pour accommoder les deux pistons supplémentaires, le reste de la carrosserie étant inchangé à partir du montant A. La Toyota Supra est ainsi née d’un dérivé à 6 cylindres de la Celica, avant de prendre son indépendance en 1986. Les deux premières générations de Supra sont ainsi des Celica Supra (ou Celica XX).

Mais ce n’est pas tout, un autre dérivé de Celica voit le jour en janvier 1980 et non des moindres : la Celica Camry. La berline la plus vendue aux Etats Unis depuis les années 90 (dont nous avons essayé la dernière itération ici) doit son origine au coupé Celica ! Ou plus précisément à la berline Carina dont dérive la Celica. Sa face avant allongée à l’image de celle des coupés Celica XX / Supra lui donne un peu plus de statut et rapidement, une Toyota Camry ne dérivant plus d’un autre modèle remplace celui-ci en 1982. C’est alors parti pour quelques décennies d’une berline à succès !

Toyota Celica Camry

Quant à la Celica… soyez prêts pour le prochain épisode, comme diraient Snoop Dogg et Dr Dre.

Nos différents articles de la saga Celica :

Sources : Toyota, Wikipedia