Allez, je vous offre un coup de vieux, c’est la maison qui régale : la Renault Mégane entre en collection et fête ses 30 ans ! Ne me remerciez pas. Et c’est l’occasion pour nous de revenir sur la carrière de celle qui a lancé le phénomène Scénic, un monstre qui a fini par échapper à son contrôle et devenir un modèle à part entière chez Renault ! C’est parti pour un flashback avant l’époque de l’autotune et de l’ADSL grand public.

Renault Mégane X64 photo de famille

Attendue au tournant, la Mégane doit non seulement batailler dans le segment le plus compétitif d’Europe mais aussi remplacer la R19, incarnation des immenses progrès accomplis par la Régie sur le plan de la « qualité totale », au point de devenir la première voiture importée en Allemagne. Avec le programme X64 qui deviendra le modèle prénommé Mégane, Renault nourrit l’ambition de poursuivre l’élan initié par sa devancière, mais aussi d’apporter quelque chose de nouveau dans la catégorie. Un quelque chose qui va dépasser les attentes de Renault et révolutionner le segment C pour les 20 ans à venir.

Renault Mégane : bioman ou biomégane

Nous voici au début des années 90 et Renault, alors porté par son renouveau qualitatif incarné par les R19 et Clio, commence également à retrouver le mojo côté design : l’arrivée de Patrick le Quément a redonné du baume au cœur à l’entreprise et les nombreux concept cars présentés depuis 1988 annoncent de beaux jours à venir. Le coup d’éclat qu’est la Twingo n’est pas encore dévoilé et les équipes s’affairent notamment sur la X64, remplaçante de la R19.

Le design extérieur de la Mégane I est ainsi signé Patrick le Quément et Michel Jardin, dont la proposition est retenue en avril 1992. On retrouve un look très Renault, notamment avec le bec du capot, mordant dans la calandre et joignant le bouclier, évolution du thème de la Laguna I, mais aussi la découpe caractéristique des portes arrière n’épousant pas la forme du passage de roue et donnant un grand coup de modernité au style. Un style biodesign « mais pas trop », grâce à la ligne de style qui signe les flancs de la voiture. A l’arrière, l’épais entourage de plaque trouve écho dans l’épais carénage de l’essuie-glace. Ce dernier détail renforce la qualité perçue du véhicule… qui doit composer avec de toutes petites roues de 13 pouces en bas de gamme.

Le nom ? Puisé dans la banque d’organes du Losange : Mégane avait été étrenné sur un concept car haut de gamme, présenté en 1988. Avec l’accent aigu, s’il vous plaît, pour faire français. Et il n’y a pas que le nom qui est recyclé : l’essentiel de la plateforme est reconduit de la R19, avec toutefois des variations sur l’empattement et le porte-à-faux arrière.

Renault Mégane coupé et berline

Pour tenter de conjurer les ventes déjà en berne des 3 portes sur le segment C, Renault décide de couper court à cette version pour la remplacer par… un coupé, plus court que la berline 5 portes. Baptisé, fort justement, Mégane Coupé (ou Mégane Coach selon les marchés), cette version a été lancée simultanément avec la berline.

La Mégane, ou plus précisément, les Mégane, sont dévoilées au salon de Francfort, en septembre 1995. « Soyez raisonnables, faite-vous plaisir », annonce la campagne de lancement des berlines et coupé en jouant sur l’humour. Un thème qui suivra jusqu’au lancement des autres dérivés de carrosserie, à l’image de la publicité de la Mégane Classic à silhouette tricorps.

Renault Mégane : un K à part

Alors que Renault accumule les victoires en Formule 1, rares sont les modèles de série à briller par des mécaniques enthousiasmantes. C’est même souvent le contraire, malheureusement ! La Renault Mégane reprend essentiellement des mécaniques déjà vues auparavant : 1,4 l « Energy » 75 ch en entrée de gamme, 2,0 l 115 ch, équipant la Laguna, en haut de gamme, 1,9 l 65 ch et 95 ch en diesel et turbo diesel. On note surtout la présence du 2,0 l 16 V de 150 ch issu de la Clio Williams sur la version de pointe du Coupé. Mais la Renault Mégane étrenne un nouveau bloc essence en milieu de gamme, le 1,6 l 90 ch de la famille « K », remplaçant l’ancien 1,8 l de la R19. Une nouveauté… à relativiser car sa technologie n’a rien d’avant-gardiste : pas de culasse multisoupapes ou de calage variable des soupapes d’admission, par exemple.

La gamme de lancement comprend donc la berline, déclinée avec toutes les motorisations sauf le 2,0 l 16 V réservé au coupé, ainsi que le coupé, donc, proposé en 1,6 l, 2,0 l, 16V et, c’est encore peu banal, en 1.9 dT, autrement dit, en turbo diesel. La dernière fois qu’un coupé diesel était proposé en France, c’était à l’époque de la Fuego ! Un coupé décalé, donc, mais finalement en phase avec la tournure que prenait le marché.

Côté finitions, la berline proposait une entrée de gamme RN fort dépouillée, tout juste dotée de la direction assistée, mais dépourvue de radio, de vitres électriques teintées, de condamnation centralisée ou de pare-chocs peints. Le niveau RT ajoutait ces derniers ainsi que le pack électrique, une sellerie velours/tissu mais toujours pas la radio, tandis que la RXE coiffait la gamme, reconnaissable à ses rétros couleur caisse, sa sellerie velours et ses antibrouillards, tandis qu’elle disposait de la clim et de l’airbag conducteur. Le coupé, quant à lui, proposait un niveau de base proche de la RT et voyait sa version 16V dotée comme une berline RXE mais avec les jantes en alu en sus. Toute la gamme recevait des ceintures avant à limiteur d’effort, une première chez Renault et une rareté à l’époque.

Et si jamais tout le luxe et la puissance d’une Renault Mégane RN 1.4 75 ch vous semblait déraisonnable, le Losange avait la solution : dès janvier 1996, une Renault Mégane Eco était proposée en France. Moteur dégonflé à 70 ch et absence de direction assistée, on se demande encore si un client a daigné l’acheter. Rapidement supprimée de la gamme dès la rentrée, on n’a d’ailleurs… pas trouvé de photos d’elle !

Je passe rapidement sur l’évolution de gamme à la rentrée 1996 où, à l’image de la Laguna, les niveau RN et RT se voyaient dédoublés en RNA/RNE et RTA/RTE, tandis que RXE était rebaptisé RXT. A ce moment était annoncée une rare Renault Mégane Initiale, commercialisée à partir de 1997, caractérisée par ses jantes en alu 14 pouces (empruntées aux dernières Clio I Initiale), ses baguettes latérales et poignées peintes, son intérieur en cuir gris clair et sa coiffe de planche de bord assortie. Bataillant notamment avec les Citroën ZX Exclusive, Opel Astra CDX ou Rover 400 Si Lux, la Mégane Initiale a connu une carrière on ne peut plus discrète et achevée à l’arrivée du restylage. Les compactes en finition « luxueuse » ne faisaient plus recette. Mais l’important n’est pas là : qui dit Mégane dit diversité de carrosseries.

Renault Mégane : une famille au service des familles

Rentrée 1996, Renault commercialise la troisième variante de la gamme : la Renault Mégane Classic, variante à 4 portes et au grand coffre. La France n’est clairement pas son marché de prédilection (la version de base n’y a pas été vendue en phase 1, d’ailleurs), mais connaitra son petit succès en Espagne, Turquie ou Europe centrale. Surtout, le Losange profite du Mondial de Paris pour présenter deux versions bien plus importantes. L’une pour l’image, et l’autre pour les volumes.

La Mégane Cabriolet, basée sur le coupé avec un porte-à-faux arrière allongé, reprend à son compte l’élégant double bossage de son aïeule, la R19 cabriolet, dont elle reconduit aussi le fournisseur (Karmann, en Allemagne), tout en apportant enfin une capote électrique jamais proposée sur celle-ci (et pourtant offerte sur la Renault Alliance cabriolet en Amérique du Nord jusqu’en 1987 !). La Renault Mégane cabriolet arrivera dans les showrooms au printemps 1997.

Mais celle qui accapare bien des regards, c’est le premier vrai monospace compact du marché : la Renault Mégane Scénic. Renault mise certes beaucoup sur elle, mais n’imagine pas toute l’ampleur du succès qu’elle aura. La marque a même un temps envisagé de la doter d’une carrosserie en composite, à l’image de l’Espace produit par Matra, pour limiter les investissements. Mais les volumes prévisionnels convainquent l’état-major de Renault d’opter pour de l’acier. Les projecteurs et clignotants sont empruntés aux autres Mégane, la planche de bord est partiellement reprise des autres modèles de la gamme, à ceci près qu’une rehausse est installée (en plus d’un angle d’inclinaison différent de celle de la berline) et que la coiffe diffère. La position de conduite, quant à elle, fera le bonheur des kinés !

Véritable star du stand Renault, elle est celle que les clients attendent… et s’arrachent : les délais de livraisons atteignent les 6 mois dès le lancement et Renault n’hésite pas à augmenter les tarifs à partir du mois de décembre tant la demande est grande. Pour ainsi dire, la Mégane Scénic devient une telle vache à lait pour Renault que sans elle, le Losange n’aurait jamais pu s’offrir Nissan et Dacia ! 

Trois versions sont proposées : RTA, RTE et RXT. Les deux premières disposent déjà du siège central réduit et coulissant et de la palanquée de rangements, la dernière ajoute les sièges latéraux coulissants. En option, la RXT propose un étonnant garnissage en velours : les sièges polychromes sont un clin d’œil au concept car Scénic de 1991 qui disposait de sièges de couleur dépareillée, chaque siège représentant un continent. Spoiler alert, l’option n’a pas fait recette, malheureusement. Autre option caractéristique, et cette fois nettement plus répandue, un double toit ouvrant électrique coulissant, clin d’œil cette fois au grand frère Espace.

Une campagne de lancement réalisée avec Benetton montrait d’ailleurs un Espace en train de s’accoupler avec une Twingo pour célébrer la venue du Scénic. On vous laisse apprécier ou non le « bon goût » de la chose, mais c’était dans la veine des pubs Benetton du moment… En tous cas, les clients pouvaient choisir leur Scénic avec les 1.4, 1.6, 2.0 et 1.9 dT. Un éphémère Scénic 1.9 d a même été proposé sur la fin de la phase 1. Toutes les carrosseries, à l’exception du cabriolet, ont remplacé le 1.9 dT par le premier diesel à injection directe de Renault, le 1.9 dTi de 100 ch en février 1997.

Et tandis que l’option sièges Polychromes n’a pas fait recette, Renault a trouvé la parade pour écouler ses rouleaux de velours colorés : la série spéciale Kaléïdo offrait un intérieur uni assorti à la teinte extérieure. 5 teintes, comme les 5 couleurs des sièges de feu l’option polychrome. Au même moment, la Mégane Scénic adopte des jantes de 15 pouces, revoit ses liaisons au sol et propose enfin des pare-chocs couleur carrosserie (jusqu’alors grainés sur RTA/RTE et peints en gris sur RXT).

La Mégane propose donc une diversité de carrosserie qui sort alors du lot : berline 5 portes, coupé, berline 4 portes, Scénic et cabriolet. Aucune autre compacte n’en propose autant. Et pourtant, il manque encore une variante offerte par la concurrence. Renault comble ce manque et commercialise un break dès la fin 1998 en Turquie où il est produit au sein d’Oyak-Renault. Il n’arrivera ailleurs qu’au printemps 1999… lors du restylage. Et on n’a pas trouvé de photo de face du break non restylé, désolé.

Renault Mégane : les deux faces de la phase 2

Printemps 1999, l’heure du bistouri a sonné : la Mégane passe par la case chirurgie esthétique. Toutes les variantes proposent une nouvelle face avant avec des projecteurs à glace lisse, un nouveau capot englobant la calandre (noire, chromée ou à nid d’abeilles selon les versions / carrosseries), un nouveau pare-chocs à l’avant comme à l’arrière, lequel dispose aussi de nouveaux feux et d’un nouvel entourage de plaque (exception faite du cabriolet pour ce dernier détail). A bord, une nouvelle coiffe de planche nervurée fait son apparition, les aérateurs centraux délaissent leur forme ovoïde et de nouvelles selleries garnissent les sièges.

Renault Mégane X64

Sur le plan mécanique, il y a pas mal de changements. Les blocs essence font le plein de soupapes : un 1.4 16V (98 ch) remplace le 1.6, le 1.6 16 V (110 ch) et un 1.8 16 V (120 ch) remplacent le 2.0 et le coupé le plus sportif le devient moins qu’avant : le 2.0 16 V 150 ch cède la place à un nouveau 2.0 ide à injection directe développant 140 ch. Décevant par son agrément, son manque de puissance comparativement au bloc remplacé et pas une conso qui ne tient pas ses promesses, il finira par être remplacé au bout de 2 ans par un autre 2.0 16V issu de la Laguna, fort de 150 ch.

En diesel, même combat, avec une version dégonflée à 80 ch du 1.9 dTi qui épaulera puis remplacera le diesel atmo, tandis que le 1.9 dCi à rampe commune (105 ch) succède au dTi 100 ch.

En soi, le restylage apporte peu de nouveaux équipements mais il voit la dotation des Mégane s’enrichir substantiellement : RNA/RNE cède sa place à un niveau RTE équipé de l’ABS, du double airbag, du pack électrique et des pare-chocs peints. C’est enfin compétitif. RXE remplace l’ancien RTA/RTE et apporte les appuie-têtes arrière, une sellerie velours et se reconnaît à l’extérieur avec sa calandre chromée, ses antibrouillards et ses projecteurs à double optique. Enfin, la RXT coiffe la gamme avec ses jantes en alu, la clim et la radio CD.

Renault Mégane X64 photo de famille

A noter que les 1.8 16V et 1.9 dCi n’apparaîtront qu’au moment du remaniement de la gamme de 2001 avec les nouvelles finitions Authentique / Expression / Privilège, succédant aux RTE/RXE/RXT. Mais, vous vous en doutez, la star n’est ni la berline, ni le coupé, ni le cabriolet, ni les 4 portes ou break…

Renault Mégane Scénic : de moins en moins Mégane

Renault a très vite pu mesurer la popularité du Scénic tandis que la présence du concept Multipla sur le stand Fiat du même Mondial de l’Auto en 1996 ou l’ambition affichée par Citroën avec l’étude Xanae en 1994 ont clairement montré deux choses : le Scénic, pardon, la Mégane Scénic, était un succès et elle serait vite concurrencée.

Alors Renault lui offre un gros restylage en 1999, l’émancipant un peu visuellement du reste de la famille : les optiques sont désormais spécifiques, plus verticales, les capots, pare-chocs, hayon et feux arrière sont nouveaux, tandis que la planche de bord suit l’évolution vue sur les autres Mégane mais y ajoute une boîte à gants additionnelle sur la coiffe et un rangement réfrigéré sur la rehausse. Une lunette arrière ouvrante optionnelle complète la panoplie.

Détail qui n’en est pas un : alors que la phase 1 disposait d’un monogramme Mégane sur le hayon et de deux petits monogrammes Scénic sur les portes arrière, c’est désormais un monogramme Scénic qui trône sur le hayon tandis que deux discrets stickers Mégane logent sur les portes arrière.

Autre volonté d’émancipation de la Mégane Scénic : la possibilité de rouler hors des sentiers battus. La version RX4 débarque dès le mois de mars 2000 et présente de nombreuses modifications par rapport au monospace compact qui lui sert de base. Le train arrière est spécifique, à bras tirés fixés sur un berceau galvanisé situé à la place du berceau de la roue de secours. Cette transmission intégrale est développée avec Steyr Puch (devenu Magna Steyr depuis), en Autriche, l’empattement est légèrement allongé et le tout est protégé par d’épaisses protections en plastique, tandis que la roue de secours migre sur un hayon spécifique en deux parties.

Un sacré look et outre ses jantes spécifiques (les jantes en tôle finiront même leur vie sur les premiers Duster !), de nouvelles selleries agrémentent l’habitacle notamment cuir. Deux moteurs seront proposés. Le 2.0 16 V au lancement, rejoint en septembre 2000 par le 1.9 dCi. Les avantages du monospace compact avec des aptitudes -limitées- hors-piste : qui a besoin d’un SUV ? Franchement, je vous le demande. Environ 40 000 Scénic RX4 quitteront les chaînes de Douai, un peu handicapé par sa fiabilité en retrait.

Renault Megane I : une belle carrière

Alors que l’actuelle Megane est un produit « bien de chez nous », la Mégane originelle n’a pas été fabriquée qu’en France. Outre sa production à Douai, la Mégane est également fabriquée à Palencia, en Espagne, à Bursa en Turquie et à Vilvoorde en Belgique… jusqu’à la fermeture de l’usine en 1997. La production s’étend jusqu’en Russie au sein d’Avtoframos, en Colombie et en Argentine également. Les dernières Mégane X64 sortent d’usine en 2010 en Colombie à Envigado !

Quant à la Mégane Scenic, elle a carrément été fabriquée à 2 068 482 exemplaires jusqu’en juin 2003… en France. Superbe score mais il faut aussi y ajouter 142 500 versions produites au Brésil de 1998 à 2010. La RX4 a également été vendue là-bas, tandis qu’une version pseudo-baroudeuse Sportway a complété la gamme en 2006.

Mais le plus curieux est en Iran où quelques dizaines de « presque Megane Scenic » ont été vendues. Le constructeur Kish Khodro a commercialisé la Veek, dont peu d’informations sont connues. Il s’agit d’un véhicule produit à partir de pièces de Renault, mais doté de projecteurs semblant issus d’une Toyota Corolla, déséquilibrant le facies. Le véhicule semble simplifié mais aucune photo de l’intérieur ne permet de prendre l’ampleur des différences.

Renault Megane I : le sport auto 

Pour succéder à la Clio Williams Maxi, Renault lance en 1996 la Mégane Maxi, une version plus puissante destinée aux rallyes. La marque capitalise sur son expérience en rallye acquise depuis la Renault 5 notamment. Elle est engagée dans le Championnat de France avec des pilotes comme Philippe Bugalski, Jean Ragnotti et Serge Jordan, ainsi qu’en Championnat de Grande-Bretagne entre 1996 et 1999 avec Grégoire De Mévius, Alain Oreille, Robbie Head, Martin Rowe et Tapio Laukkanen.

Son fait d’armes le plus marquant reste la victoire au Tour de Corse 1996 avec Bugalski et Chiaroni. Elle contribue aussi aux titres constructeurs et pilotes en Championnat britannique en 1998 et 1999, ainsi qu’au titre européen en 1999, confirmant son succès en compétition. La Mégane Maxi est équipée d’un moteur F7R spécifique et d’une boîte séquentielle à sept rapports.

Ont aussi été préparées, parfois en modèles uniques, une Mégane V6 4×4, la Mégane Quadra en rallycross, tandis que l’école Sbarro mit également un V6 en position centrale arrière dans la Mégane : un bloc ES de 194 ch, avec kit carrosserie extérieur (face avant aux entrées d’air occultées, arrière élargi…), présenté au salon de Genève 1998 soit quelques mois avant la… Clio V6 présentée quelques mois plus tard au Mondial de Paris.

Avec Jean-Louis Schlesser, la Mégane devient un buggy 2-roues motrices engagé en rallye-raid, entre 1997 et 2001. Elle n’a plus vraiment grand-chose de Mégane si ce ne sont les optiques. Sous le capot arrière se niche un V6 Renault PRV poussé à 260 ch. A la clé, le titre de Champion du monde des rallye-raids 1997, 98, 99, 2000 et 2001, ainsi que le Dakar 1999, une première pour un véhicule 2-roues motrices !

Renault Megane : la dynastie continue

Septembre 2002, la Renault Mégane “X84″ fait son apparition en berlines 3 et 5 portes, avant d’être rejointes par les Scénic, coupé-cabriolet, 4 portes, break Estate et le Grand Scénic.

La troisième génération « X95 » apparaît en 2009 et voit son Scénic s’émanciper pour perdre toute appellation Mégane. La Mégane 4 portes également prend son indépendance et devient Fluence (L38), version simplifiée de la Mégane. Et pourquoi pas une version simplifiée de la Mégane 5 portes ? Elle est produite à Bursa (code B32) et remplace parfois la « vraie » Mégane (B95) sur certains marchés, ou cohabite avec elle en entrée de gamme.

L’unité est retrouvée en 2016 avec la Mégane IV (programme XFB), dont le dérivé 4 portes est une « vraie » Mégane. Le Scénic vit sa vie séparément (programme XFA) avec une quatrième génération. Quant à la cinquième, c’est celle que nous connaissons actuellement depuis 2021, uniquement disponible en électrique… et qui a donné naissance à un Scénic électrique qui en reprend la plateforme, l’usine de Douai, les projecteurs principaux et la planche de bord. Tiens, ça ne vous rappelle rien ?

Renault Mégane X64

Photos : Renault Communication

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