Est-ce que Renault serait fan d’aurores boréales ? Après le projet Aurora (devenu Renault Grand Koléos), le constructeur français dévoile aujourd’hui un nouveau C-SUV international : le Renault Boréal. Un modèle ambitieux, destiné à épauler le Renault Duster sur plus de 70 marchés mondiaux — Amérique du Sud, Afrique du Nord, et peut-être l’Inde — sans jamais fouler les routes d’Europe occidentale. Produit au Brésil dès fin 2025, puis en Turquie à partir de 2026, le Boréal a tout pour devenir un best-seller mondial. Voici tout ce qu’il faut savoir sur le Renault Boréal.

Renault Boréal, la future star du segment C hors Europe ?
Présenté officiellement à São Paulo le 10 juillet, le Renault Boréal affiche un design musclé et moderne. S’il partage la plateforme CMF-B avec le Dacia Bigster et quelques éléments visible, il adopte un style plus sophistiqué, fidèle aux lignes du concept Renault Niagara dévoilé en 2022.





La face avant est affirmée et se détache un peu du style connu sur la gamme proposée en France : une large calandre avec le losange Renault bien visible, optiques LED effilées, arches de roues marquées et des airs du Hyundai Tucson. En option, le Boréal pourra recevoir des jantes jusqu’à 19 pouces et un toit ouvrant panoramique pour séduire les familles à la recherche d’un SUV statutaire.
Avec ses 4,56 m de long et un empattement de 2,70 m, il confirme la base commune avec le Dacia Bigster et il se positionne face à des concurrents comme le Jeep Compass, le Toyota Corolla Cross ou le Volkswagen Taos.



Un habitacle plus raffiné et connecté
Renault joue clairement la carte du premium, loin de l’aspect simple et robuste du Dacia Bigster. À bord, on retrouve une planche de bord intégrant deux écrans de 10 pouces, des selleries façon cuir et des inserts noir laqué et aluminium. Le Boréal soigne aussi l’expérience passagers : éclairage d’ambiance personnalisable (48 couleurs), sièges massants et chauffants sur les finitions hautes, climatisation automatique bizone, chargeur à induction et Android Auto / Apple CarPlay sans fil.



Sous le capot : thermique puis hybride
Dès son lancement, le Renault Boréal sera disponible avec le moteur 1.3 TCe Turbo flex‑fuel (éthanol et essence) développant 163 ch, associé à une boîte automatique EDC à double embrayage.
Renault prévoit ensuite une version mild-hybrid 48V, puis une inédite version hybride 4×4 attendue vers 2026/2027, dotée d’un moteur électrique sur l’essieu arrière, offrant une vraie transmission intégrale.
Aides à la conduite : un arsenal complet
Pour séduire une clientèle exigeante, le Boréal proposera selon les versions :
- régulateur de vitesse adaptatif,
- freinage d’urgence autonome avec détection piétons et cyclistes,
- aide au maintien dans la voie,
- alerte d’angle mort,
- caméra 360°,
- freinage automatique en marche arrière.
Des technologies encore rares sur certains marchés émergents, et qui renforceront son attractivité.






Produit au Brésil et en Turquie, pour conquérir le monde… sauf l’Europe
Le Renault Boréal sera d’abord assemblé dans l’usine de São José dos Pinhais (Brésil) dès fin 2025, grâce à un investissement de plus de 350 millions d’euros. Cette usine approvisionnera 17 pays d’Amérique Latine.
À partir de 2026, c’est l’usine de Bursa en Turquie qui fabriquera le Boréal pour 54 autres marchés, principalement en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Renault a confirmé qu’il ne sera pas vendu en Europe de l’Ouest pour éviter toute concurrence interne avec les Renault Austral, Rafale et le Dacia Bigster.




Un pari stratégique pour Renault
Avec le Renault Boréal, ma marque française veut élargir sa gamme et reprendre des parts de marché hors Europe. Reste à savoir s’il confirmera ces ambitions sur des marchés où la concurrence est de plus en plus féroce, notamment avec les marques chinoises. Une certitude : Renault n’a jamais autant investi hors d’Europe pour un SUV.






























