La saga Forza Horizon a démarré en 2012 en France. Depuis, on a sillonné le Colorado, l’Italie, l’Écosse et le Mexique. C’est maintenant au tour du Japon d’accueillir le festival automobile le plus attendu de la génération Xbox Series. 8 opus en 18 ans de carrière — et une formule qui, visiblement, ne connaît pas la fatigue. Alors, est-ce que ce sixième épisode mérite le détour ? La réponse à la fin de l’essai.

La saga Forza Horizon, une histoire d’amour qui dure
Que la saga Forza Horizon ait choisi le Japon pour son sixième opus, c’est presque une évidence.
D’ailleurs, quoi de mieux que le Japon et son immense passion pour l’automobile afin de continuer la tradition mécanique entamée il y a maintenant 14 ans ?
Un pays où la voiture n’est pas un simple outil, mais une véritable religion. Entre les kei-cars qui se faufilent dans les ruelles de Tokyo, les GT qui rugissent sur les circuits emblématiques, et les 4×4 qui dominent les pistes enneigées de montagne, le Japon réunit tout ce qu’un fan de bagnoles peut espérer dans un open world de course.
Et Playground Games ne s’y est pas trompé. Après le Mexique de Forza Horizon 5 — qui avait su séduire malgré l’absence de saisons —, le studio britannique revenait avec une promesse ambitieuse : proposer la carte la plus grande et la plus détaillée de toute la série.
Forza Motorsport s’occupe de son côté de la simulation pure, laissant à Horizon le champ libre du fun et de l’accessibilité. Une partition bien rodée sur 18 années de carrière, et ça tombe bien — le Japon, c’est précisément l’endroit que nous avions eu hâte d’explorer.
Bienvenue au Pays du Soleil Levant
La map de Forza Horizon 6 est 5 fois plus grande que celle de son prédécesseur mexicain — et ça se ressent immédiatement.
Traverser d’un bout à l’autre les différents biomes — des plaines côtières aux forêts de cèdres en passant par les routes de montagne qui serpentent entre torii et cerisiers — demande du temps, un vrai sens de l’orientation, et une envie d’explorer.
Pas de raccourci facile ici : l’immersion est totale, et c’est exactement ce qu’on demandait.

Playground a soigné le grand retour des saisons, absent dans FH5.
Les équipes se sont rendues sur place au Japon pour capturer les quatre saisons avec un niveau d’authenticité inédit : cerisiers en fleur au printemps, moussons estivales, feuillages d’automne flamboyants, et neige hivernale qui change radicalement le comportement des voitures.
La carte respire, vit, et se réinvente au fil des semaines — une promesse que la saga avait réussie avec FH4 en Écosse et qu’on retrouve ici avec encore plus d’ambition.
Tokyo, livrée dans toute sa splendeur nocturne et lumineuse, constitue à elle seule un terrain de jeu que le fan absolu visitera avec un plaisir toujours renouvelé.
Un garage à l’image du pays
Côté catalogue automobile, ne tournons pas autour du pot : c’est du très, très lourd. Sur ce 6ème épisode, c’est la marque Toyota qui s’offre le traitement de faveur avec deux modèles de choix : la toute récente GR GT — dont on brûlait d’impatience de voir la version en jeu — et le légendaire Land Cruiser, prêt à en découdre aussi bien sur asphalte que sur les pistes les plus accidentées. De quoi mettre plein les yeux et plein les roues dans le décor !

Fait étonnant (et ce n’est pas pour jouer les chauvins) mais les marques Françaises sont plus ou moins représentées. Ainsi Renault dispose de modèles classiques et récents disponibles tandis que Peugeot devra se contenter de la 205 Rallye et Citroën est tout simplement aux abonnés absents.
C’est d’autant plus étonnant que la marque dispose d’un très bon capital sympathie au pays du soleil levant notamment avec les BX, DS…

Pour ceux qui cherchent l’exotisme pur, des packs additionnels viendront compléter un garage déjà conséquent avec des légendes : la Cobra Daytona Coupé (une icône, tout simplement), la Ford Focus ST, la BMW M1 ou encore la Lancia Stratos, qui laissera les plus chauvins avec le sourire.
Sur les deux aspects principaux que sont les performances globales et le prestige des modèles, le jeu s’en tire avec les honneurs — même si certains passionnés trouveront toujours qu’il manque une référence qui leur tient à cœur. C’est la loi du genre.
La jouabilité : Quasi infinie
Là où Forza Horizon excelle depuis ses débuts, c’est dans cette jouabilité quasi infinie qui fait qu’on ne s’ennuie jamais — et FH6 ne déroge pas à la règle. Le jeu « bac à sable » proposé par Playground est d’une richesse affolante.
On se retrouve face à un vaste panel d’activités : courses sur asphalte, drag racing, zones enneigées, drift en règle, Horizon Stories, Caps Zones (Speed Zones), radars…
Personne ne vous impose rien : vous pouvez vous consacrer à fond à l’open world comme vous concentrer sur les événements les plus exigeants, dans l’ordre qui vous convient.
Côté feeling de conduite, les différents types de châssis — de la traction à la 4×4 en passant par les propulsions — offrent des sensations bien distinctes, même sur manette.
On roule différemment selon qu’on est au volant d’une kei-car de Tokyo ou d’un muscle car américain, et la logique de conduite est réussie, même si les plus puristes lui reprocheront une certaine permissivité. Ce n’est pas Forza Motorsport, et c’est très bien comme ça.

FH6 pousse le curseur open world encore plus haut que ses prédécesseurs. On appuie aussi ÉNORMÉMENT sur les efforts réalisés côté statistiques et progression : les trophées et défis se débloquent naturellement au fil de la conduite sans jamais donner l’impression de moments inutiles. Chaque kilomètre compte, et ça se ressent.
Les photos : le plaisir coupable
La partie photo reste un vrai must. Accessible rapidement et sans prise de tête, elle propose un panel d’angles variés et permet de saisir ces instants où la beauté du Japon virtuel coupe littéralement le souffle.

Entre les sakuras en arrière-plan, les reflets sur l’asphalte mouillé, et la lumière rasante d’une aube sur les montagnes du nord, on joue vite avec les réglages et on repart avec une galerie dont on est fier. Un détail soigné qui ne fera que renforcer l’attachement à cette destination.
Technique : une copie toujours aussi soignée
Côté technique, Playground a rendu une copie impeccable. Le jeu tourne de manière fluide, avec un système en lock à 60 FPS en mode Performance sur Xbox Series X.
Les détails graphiques sont à la hauteur de la destination : level of detail irréprochable, gestion de la lumière crédible, et une modélisation du Japon qui justifie à elle seule le temps passé en développement. PC et Steam (via Game Pass Ultimate ou achat) ne sont pas en reste.

À noter : la taille d’installation est conséquente — comptez environ 156 Go sur PC et 144 Go sur Xbox Series X|S, un poids record justifié par la densité inédite du monde ouvert japonais, les enregistrements sonores réalisés sur place et les données des quatre saisons complètes. Faites de la place, et préparez-vous à un sacré festival.
Détail des performances par plateforme :
| PLATEFORME | RÉSOLUTION | FPS |
| CONSOLES | ||
| Xbox Series X (Qualité) | 4K (sans DRS) | 30 |
| Xbox Series X (Performance) | 4K (DRS jusqu’à 1620p) | 60 |
| Xbox Series S (Qualité) | 1440p (DRS jusqu’à 1080p) | 30 |
| Xbox Series S (Performance) | 1080p (DRS jusqu’à 812p) | 60 |
| PORTABLES / HANDHELDS | ||
| ROG Xbox Ally X | 1080p | 30 |
| ROG Xbox Ally | 720p | 30 |
| Steam Deck | 720p | 30 |
Points positifs
- Graphismes au top
- Durée de vie imbattable et contenu gargantuesque
- Large variété de véhicules
- Gameplay accessible à tous
- Graphismes ou fluidité au choix
Points négatifs
- Citroën en retrait (la marque passionne au Japon)
- Impossible de passer les cinématiques
- Quelques rares temps de chargement
Forza Horizon 6 m’aura littéralement replongé dans le Japon que j’ai eu la chance d’explorer (lire nos aventures ici), avec des paysages magnifiques, une variété impressionnante de véhicules avec leurs histoires. Forza Horizon ajoute à cela une surcouche de fun, moments WTF, pure délire comme des instants zen portés par un apprentissage du pays dont on ne se lasse pas. Amis automobilistes, ce jeu est fait pour vous!

Pour rappel, Forza Horizon 6 est disponible sur Xbox Series X|S, PC (Steam, Microsoft Store) et via le Cloud Gaming — accessible dès le premier jour pour les abonnés Xbox Game Pass Ultimate.
Sortie : 19 mai 2026 (15 mai pour l’édition Premium).