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Essai BMW X5 xDrive50e

Essai BMW X5 xDrive50e : le taulier se rebiffe

Alors que le nombre de SUV augmente presque de jour en jour, il ne faut pas oublier que BMW a été parmi les premiers à proposer ce type de carrosserie. Commercialisée depuis 2018, la quatrième génération du BMW X5 se devait de se relooker à la fois sur le plan esthétique (à l’extérieur comme à l’intérieur) mais aussi niveau mécanique. Et c’est chose faite puisque nous avons pu essayer le dernier né : le BMW X5 xDrive 50e, qui développe près de 500 ch.

Essai BMW X5 xDrive50e : un repoudrage discret mais visible

Arrivé à sa quatrième génération depuis 2018, le BMW X5 se devait de passer par la case « restylage » pour contrer une concurrence accrue, et notamment le Mercedes GLE, lui aussi fraîchement restylé. Et très clairement, la marque munichoise a préféré lui offrir un relifting plutôt doux sans, heureusement diront certains, lui conférer les fameux naseaux hypertrophiés des dernières productions de la marque, Série 7 en tête. A noter que cette calandre peut d’ailleurs s’illuminer (en option mais pas sur notre modèle d’essai).

Essai BMW X5 xDrive50e

Globalement, la face avant se montre moins agressive : ce nouveau BMW X5 se pare de feux avant plus effilés, avec une signature lumineuse en forme de flèches (notamment les clignotants avant) qui lui sied bien. La forme longiligne de la grille d’entrée d’air, en aluminium, apporte une certaine prestance à l’ensemble.

De profil, rien ne change, à l’exception d’un petit détail un peu too much, les marche-pieds qui alourdissent la ligne de carre de ce nouveau BMW X5. Enfin, pour la partie arrière, on peut noter le nouveau design des feux en forme de X, qui participent au style toujours aussi imposant de ce SUV munichois.

Essai BMW X5 xDrive50e : place au BMW Curved Display

Lorsque l’on rentre à bord de ce nouveau BMW X5, on note tout de suite le mélange entre luxe et modernité. En effet, notre modèle d’essai est doté d’une sellerie cuir dénommée Elfenbeinweiss avec inserts décoratifs Fineline Stripe brun brillant du plus bel effet. Comme souvent chez BMW, l’assemblage et la qualité des matériaux sont très, très bonnes.

Essai BMW X5 xDrive50e

Le clou du spectacle, c’est bien entendu l’adoption du fameux écran BMW Curved Display, qui devient un incontournable chez la marque munichoise. Cette dalle incurvée regroupe le combiné d’instrumentations de 12,3 pouces en face du conducteur et un écran tactile de 14,9 pouces trônant en haut de la console centrale. A noter que le SUV munichois conserve lui aussi la molette de sélection.

A noter également (mais les aficionados de la marque l’auront déjà remarqué) que certains détails intérieurs ont été retravaillés. On pourra ainsi citer un nouveau dessin des buses d’aération, le levier de vitesses qui devient un véritable bouton ou encore le volant. Avec tous ces éléments, l’habitacle est plutôt bien « designé » sans être trop m’as-tu-vu.

Essai BMW X5 xDrive50e : une habitabilité inchangée, mais plutôt bonne

A l’avant, rien à redire, le conducteur comme le passager sont choyés. Les sièges sont très confortables avec une position d’assise qui se règle au millimètre près. Et c’est sans parler des appui-têtes, très moelleux, des deux pote-gobelets chauffant et réfrigérant et des ports USB-C pour connecter son téléphone portable.

A l’arrière le bas blesse davantage… Même si la garde au toit est largement suffisante pour des personnes de grandes tailles (plus d’1m90), l’espace aux jambes est un peu juste, tandis que la place centrale est sacrifiée par le tunnel de transmission. Et pour enfoncer le clou, le dossier de la banquette arrière qui reste un peu trop droit et qui ne favorise pas le voyage à l’arrière. Petit détail intéressant tout de même : des supports au dos des sièges, pour fixer tablettes (ou cintres) et incluant aussi un port USB-C (pour recharger par exemple votre téléphone) ont été installés.

Alors que les versions purement thermiques peuvent adopter deux sièges supplémentaires en rang 3, ce BMW X5 xDrive50e ne le peut pas. Tout ceci est dû à la présence des batteries sur le train arrière. Il ne peut même pas adopter la banquette coulissante et perd même 150 litres de chargement dans le coffre. Mais avec 500 litres de contenance, cela reste largement suffisant pour un voyage en famille.

Essai BMW X5 xDrive50e : un moteur de BMW Série 7

Toute la gamme du BMW X5 s’électrifie mais comme le malus français reste un handicap pour beaucoup de constructeurs, la marque a préféré importer les versions les moins pénalisées. Ainsi, seules deux versions sont disponibles, la version diesel 30d de 298 chevaux et la version hybride rechargeable, à savoir le BMW X5 xDrive50e de notre essai.

Essai BMW X5 xDrive50e

Ce BMW X5 hybride rechargeable associe un moteur six cylindres essence de 313 chevaux à un moteur électrique de 197 chevaux. Cela ne vous rappelle rien ? Et oui, il s’agit de la même configuration technique que celle de la BMW 750e que nous avons pu tester il y a quelques mois. Et globalement, avec ses 489 chevaux, les performances de ce BMW X5 sont impressionnantes. Seulement 4,8 secondes au 0 à 100 km/h, c’est grisant, en sachant que l’engin pèse tout de même 2,4 tonnes en poids à vide.

Le moteur thermique de 313 chevaux a les armes nécessaires pour déplacer ce mastodonte, avec ou sans batteries chargées. Les accélérations sont franches, avec même le ressenti d’un léger coup de pied aux fesses lorsque l’on enfonce la pédale d’accélérateur. C’est encore plus jouissif en mode Sport.

Essai BMW X5 xDrive50e : un léger roulis dû au poids

Comme son nom l’indique, le BMW X5 xDrive50e adopte une transmission intégrale. Elle vous permettra de sortir (un peu !) des sentiers battus et d’avoir en permanence une motricité hors-pair. On appréciera également la direction précise qui vous facilitera les manœuvres, notamment pour vous garer. Un bon point, au vu de la largeur du BMW X5.

Essai BMW X5 xDrive50e

A noter que sur toute la gamme, le BMW X5 se pare d’une suspension pneumatique à plusieurs niveaux. Elle vous permet d’ajuster la garde au sol en fonction du type de terrain sur lequel vous êtes.

Globalement, avec ses barres anti-roulis actives en continu, le SUV allemand a, sur la route, un comportement sain. On regrettera néanmoins un léger roulis dans l’enchaînement de virages appuyés, peut-être dû au poids de l’engin.

Enfin, pour terminer, parlons un peu de la consommation de ce BMW X5 xDrive et commençons par l’électrique. Annonçant 100 km d’autonomie sur le papier (en mode 100 % électrique, donc), nous avons pu réaliser près de 75 km au final (soit une moyenne de 28 kWh aux 100 km). C »est loin d’être mauvais, au regard de la taille de l’engin et de son aérodynamique de SUV (comparé à la BMW 750e). En thermique, celle-ci est un peu élevée avec batterie vide puisque notre consommation mixte se situe aux alentours de 8,5 litres aux 100 km. Sur autoroute, cela peut vite monter jusqu’à 10 litres aux 100 kms.

Essai BMW X5 xDrive50e : des concurrents nombreux

Considéré comme l’un des leaders sur le marchés des SUV de luxe, ce BMW X5 xDrive trouve malgré tout sur son chemin quelques concurrents. Nous pouvons citer en premier le Mercedes GLE qui propose aussi une version essence hybride rechargeable mais avec une puissance légèrement inférieure. La firme à l’étoile a cependant l’avantage de proposer une version hybride rechargeable diesel, pour les intéressés.

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Autre combattant dans l’arène, le Porsche Cayenne, au prix assez similaire, qui offre également une version hybride rechargeable à puissance équivalente (480 chevaux). D’autres concurrents sont à signaler comme le Volvo XC90 ou encore l’Audi Q7 qui proposent aussi des hybrides rechargeables, mais ceux-ci seront bientôt renouvelés.

Essai BMW X5 xDrive50e : toujours au top ?

Les petites modifications esthétiques apportées sur ce BMW X5 sont bénéfiques. De plus, avec l’adoption du BMW Curved Display et la mise à jour de sa motorisation hybride rechargeable, ce BMW X5 xDrive50e est à la page sur les plans technologique et technique. Sur la route d’ailleurs, bien que le châssis soit excellent, ce BMW X5 xDrive50e se montre plus adapté pour les grands voyages que pour s’échapper sur les sentiers.

Essai BMW X5 xDrive50e

Et là où le BMW X5 xDrive50e enfonce le clou c’est qu’il exempt des nouveaux malus. Pourquoi ? Tout simplement dû au fait qu’en terme d’émissions de CO2, elles sont comprises entre 18 et 25g/km et donc en dessous du déclenchement du malus fixé à 118g/km. Et pour le malus au poids, vu que son autonomie en cycle WLTP est de plus de 50 kms, il en est exempt également. Un bon point quand on sait que le BMW X5 xDrive50e démarre à 99 900 euros hors options.

Crédits photos : Christian CONDÉ

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