Déjà cinq ans que la Citroën Ami promène sa frimousse sur nos routes, et à peine trois ans en version Buggy. Depuis l’annonce du restylage au dernier Mondial de l’Auto à Paris, il nous tardait de découvrir son nouveau design et ce que devenait la voiture sans-permis la plus populaire de France. Direction Le Touquet pour un essai à -petite- vitesse !

Citroën Ami Buggy : du pareil au même ?
Dans le cadre atypique du Touquet, nous avons pu profiter pleinement de cette Ami Buggy qui se vit au grand air. En version restylée, son look change avec une nouvelle carrosserie, des optiques plus globuleuses, et sur les flancs des petites rainures qui évoquent les évacuations d’air de la première 2 CV.
Sans grande surprise, la recette et la base restent identiques avec un châssis métallique recouvert de plastique. Pour les trains roulants, ils sont issus de la Peugeot 208 et beaucoup d’éléments ont été piochés dans la base commune Stellantis comme le frein à main. Par rapport à la version « classique », l’Ami Buggy se remarque à ses portes en métal, qui restent à ouverture asymétrique. L’aileron et la capote en toile sont d’autres indices, avec on notera la présence de jantes en acier spécifiques à la teinte cuivrée, qui participent à l’originalité du modèle.

Kart ou Buggy, cette Ami Buggy ?
A la conduite, l’Ami Buggy est vive et ne peine pas à atteindre les 45 km/h où elle est clairement bridée. Bien suspendue, elle épargne nos vertèbres tout en étant plutôt stable. Même en essayant de la mettre en défaut sur rond-point, je n’ai pas relevé de mouvement de caisse anormal. Malgré son nom, l’Ami Buggy est faite pour le bitume plus que pour le sable ! Elle présente toutefois une garde-au-sol assez importante et une légèreté qui permettant de passer dans un petit chemin ou d’escalader un trottoir… mais gare à aller plus loin au risque de l’ensabler.
La direction est directe, le rayon de braquage ultra court, et le tout se manie avec une remarquable douceur au point de se demander si elle n’est pas assistée. Au freinage, malgré la légèreté de l’ensemble, il faut appuyer assez fermement sur la pédale, mais le freinage offre du mordant. Seule ombre au tableau, j’ai ressenti que l’avant devenait assez plongeant lors d’un freinage d’urgence appuyé.

Citroën Ami Buggy : habitacle haut en couleurs !
Une Ami Buggy à l’intérieur, c’est spartiate mais confortable ! Le maintien des sièges est relativement correct, et ici il n’y a pas d’airbag Takata, réglementation des voitures sans-permis oblige. A la place au milieu du volant, nous avons une belle banane siglée Ami Buggy, qui heureusement se retire car elle peut être gênante en manœuvre.
A l’intérieur toujours de ce Buggy, c’est joyeux et lumineux. Citroën offre de nombreuses touches de vert fluo qui égayent vraiment l’habitacle. L’instrumentation est simple et claire mais difficilement lisible si l’on porte des lunettes de soleil ou s’il le toit est ouvert.
Toutefois, on regrettera l’absence d’un rétroviseur central (on s’y fait vite), du retour de clignotant (qu’il faut soi-même remettre en place), un petit manque de réactivité des boutons de commandes, et une absence totale d’équipement audio « built-in » (ce n’était pas au cahier des charges…). Reste qu’en roulage a 45 km/h et malgré le vent dans l’Ami Buggy, une conversation avec haut-parleur de téléphone est parfaitement envisageable et tenable, autant que d’écouter de la musique avec le téléphone.

La vie au grand air en Ami Buggy
Lorsque l’on pénètre dans l’Ami Buggy, l’ouverture des portes donne le ton et reste un peu déroutante avec la sangle tirée. De plus, l’angle d’ouverture et la cinématique antagoniste peuvent créer une gêne lorsque l’on souhaite monter rapidement à bord. Gare au risque de se cogner contre la gâche qui s’avère assez saillante !
Le toit ouvrant en toile évolue et est à ouverture mixte : il combine scratch, fermeture éclair et lanières pour le garder ouvert, et est très facile et rapide à manier. Surtout, il offre une large ouverture et laisse entrer facilement les rayons du soleil (la casquette est de mise !), alors que le toit panoramique de nouvelle Ami aura plus tendance à conserver de la chaleur vu l’étroitesse des ouvertures de fenêtres.

Citroën Ami Buggy : désormais en vente libre !
Niveau autonomie, l’Ami Buggy comme sa sœur classique annonce toujours environ 70 – 80 km, un rayon d’action suffisant pour le cœur de clientèle – principalement les jeunes pour remplacer l’utilisation du deux roues, et les personnes âgées ! En somme, une Citroën Ami Buggy à rouler, c’est très sympa : l’effet kart est accentué par le côté cheveux au vent de la version buggy. Et aux esprits détracteurs, je pense que le concept ne peut pas correspondre aux besoins de tous, mais qu’il comblera sûrement les besoins d’une jeunesse en bord de mer !
On regrettera quelques bricoles et une présentation qui manque d’une légère touche de fun (une couleur autre que gris taupe ?) et elle ferait un parallèle intéressant avec son ancêtre de plastique ABS la Citroën Méhari qui, elle, savait se décliner en des couleurs plus funky… A noter que la nouvelle Ami Buggy intègre maintenant la gamme standard, contrairement à la première du nom sortie en séries ultra limitées.

Il faut compter 9 590 euros pour s’offrir Ami Buggy, auxquels il faut rajouter 400 € de pack « Palmeira Do it yourself », pour avoir quelques couleurs de plus sur les bandes latérales et le sac de rangement au volant… et Andy, la mascotte créée avec ce restylage qui trône sur la planche de bord – elle sera disponible en accessoirie si vous n’optez pas pour le pack idoine.
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Texte et photos : Morgan Tassinari