Une des nombreuses vedettes du Japan Mobility Show, le salon de Tokyo 2025 est ce sympathique Toyota Land Cruiser FJ. Un nom qui n’a rien d’étranger. En effet, Toyota ravive la flamme des ancêtres de la lignée avec un modèle compact au style néo-rétro qui s’inspire directement du FJ40 des années 1960 et du FJ Cruiser lancé au début des années 2000. On vous présente ce nouveau venu, que Toyota définit comme le « petit frère » du Land Cruiser.

Toyota Land Cruiser FJ : le retour du style néo-rétro
Le FJ 2026 arbore un look robuste et carré, avec des lignes qui rappellent les modèles historiques. Il reprend des éléments du concept Compact Cruiser EV de 2021, mais contrairement à ce dernier, il est thermique et plus grand. Dessiné par le studio californien de Toyota, il se distingue par un look personnalisable : feux à signature lumineuse en « C » ou feux ronds au look vintage en option, boucliers noirs modulables, ou roue de secours fixée sur le hayon.






L’intérieur est moderne mais fonctionnel, avec un tableau de bord numérique, un écran tactile, et des commandes physiques pensées pour une utilisation en conditions extrêmes. Plutôt sympa, comme nouveauté.






Toyota Land Cruiser FJ : thermique… pour le moment ?
Le FJ repose sur une plateforme IMV à châssis échelle, typique des vrais 4×4 Toyota. Il mesure 4,58 m de long, 1,86 m de large, et 1,96 m de haut, avec un empattement de 2,58 m. Sous le capot, on retrouve un moteur essence 2.7 L développant 163 ch et 246 Nm de couple, associé à une boîte automatique à 6 rapports et une transmission intégrale. L’Europe ne devrait donc pas recevoir ce charmant Land Cruiser FJ…






… Mais voilà : Toyota envisage également une version 100 % électrique du FJ, dérivée du Compact Cruiser EV, qui pourrait être produite en Europe à partir de 2028, notamment dans l’usine de Kolin en République tchèque. Affaire à suivre, donc, ce 4×4 pourrait sortir de l’usine qui produit actuellement l’Aygo X et certaines Yaris.
Un compagnon original : le Land Hopper
En parallèle, Toyota a dévoilé un tricycle électrique pliable baptisé Land Hopper (visible dans notre vidéo), conçu pour se ranger dans le coffre du FJ. On se rappellera la Honda City (première génération, lancée en 1981) qui pouvait recevoir la Honda Motocompo, un petit scooter thermique de 50 cm³, pliable dans son coffre sur le même thème (environ 53 000 Motocompo vendues avec la City jusqu’en 1983) ou plus près de nous, l’éphémère trottinette e-Kick de Peugeot qui se fixait dans une optionnelle docking station du coffre de la seconde génération de 3008 ! Du déjà vu, mais toujours amusant à voir.
🇯🇵 Japan Mobility Show 2025: les nouveautés Toyota
Un clin d’œil à ses ancêtres FJ40 et FJ Cruiser
Le Toyota FJ40, lancé en 1960, est l’un des modèles les plus emblématiques de la gamme Land Cruiser. Il a été produit jusqu’en 1984 pour la plupart des marchés, mais il a aussi perduré jusqu’en 2001 au Brésil sous le nom de Toyota Bandeirante.

Décliné en de multiples variantes de carrosseries et différentes longueurs d’empattement, le FJ40 s’est largement inscrit dans la tradition de fiabilité de la marque.
Quant au FJ Cruiser, lancé en 2006 (après un concept présenté en 2003), il est le premier clin d’œil néo-rétro dans la famille Land Cruiser. Produit jusqu’en 2022, il a été assemblé au Japon par Hino Motors.

Il se distinguait notamment par sa carrosserie à portes arrière antagonistes, son pare-brise vertical à trois essuie-glaces, et look de grand jouet. Il reposait sur une plateforme dérivée du Land Cruiser Prado et était équipé d’un moteur V6 4.0 L 1GR-FE et a connu une belle carrière, notamment aux USA où il a dépassé le cap des 220 000 exemplaires jusqu’en 2014 (il a ensuite poursuivi sa carrière en Asie, en Océanie et au Moyen-Orient).

Photos : Guillaume Agez pour Le Nouvel Automobiliste, Toyota