Le Nouvel Automobiliste

Nouvelle DS 4 : la France tient-elle son anti-Audi A3 ?

Depuis 1996, la compacte « premium » de référence, c’est l’Audi A3. Suivie par BMW et sa Série 1, puis par Mercedes-Benz et sa Classe A, sans oublier Alfa Romeo et ses 147 puis Giulietta, l’A3 a toujours tenu son rang, plus haut que les Renault Mégane ou Peugeot équivalentes. Si la première DS 4, de 2011 à 2018, ainsi que son alter-égo chinois la DS 4S, ont tenté une première percée, elles dérivaient étroitement des C4 et 308 de leur époque. Alors, avec cette nouvelle génération de DS 4, allons-nous enfin assister à l’émergence d’une offre crédible premium pour les compactes en France ? Nous l’espérons bien !

Nouvelle DS 4 : divine compacte ?

Au premier regard, on associe aisément cette nouvelle compacte à sa marque, DS Automobiles. La large calandre, les rampes de LED latérales et les flancs travaillés sont indissociables du style que le label premium de Stellantis, ex-PSA, installe depuis plusieurs années et notamment depuis l’avènement de ses modèles les plus récents, les DS 7 Crossback et DS 9 notamment. Ainsi, les poignées affleurantes sont reprises du DS 3 Crossback, de même que les grandes roues de 720 mm (jantes jusqu’à 20 pouces). Mais surtout, à la fin, rien ou presque ne rapproche cette nouvelle DS 4 de sa devancière. Notamment côté cotes :

  • Longueur : 4,40 m
  • Largeur : 1,83 m
  • Hauteur : 1,47 m

On est loin du côté haut sur pattes de la première DS 4 : voici une compacte large, massive, affirmée et sûre d’elle, « bien posée » comme l’on dirait de façon familière ! La partie arrière est un peu torturée, avec une custode travaillée tant pour l’identité de DS que pour la réduction de traînée aérodynamique, à la façon de l’étude Aero Sport Lounge, récemment primée comme Concept-car le plus beau de l’année par le Festival Automobile International. Faut-il y voir un signe ? Leur designer est le même : Thomas Duhamel.

Vous aurez remarqué deux teintes et surtout deux versions dans ces images : il y aura en effet une DS 4 « normale », une DS 4 Cross visuellement surélevée, et une DS 4 Performance Line à l’esprit plus dynamique.

Dans le détail, DS a apporté une attention particulière aux signatures lumineuses. Les deux lignes verticales de feux de jour sont composées de 98 LED, tandis que les projecteurs sont affinés. Ils incorporent les technologies Matrix Beam et Dynamic Bending Light, plus prosaïquement sous la forme de 3 modèles LED : l’un pour la fonction croisement, le deuxième pour la fonction route divisé en 15 segments matriciels pour un éclairage sans gêne pour les autres véhicules ; et le module central, rotatif sous un angle de 33,5°, propose d’éclairer en courbe et les bas-côtés. La portée totale de ces phares est de près de 300 m sans éblouissement.

Sept teintes sont prévues pour la nouvelle DS 4 : Or Cuivré et Gris Laqué sont inédits, les cinq autres plus « classiques » (Cristal Pearl, introduit par le DS 7 Crossback E-Tense ; Gris Platinium, Rouge Velvet, Blanc Nacré et Noir Perla Nera). Les férus de design auront remarqué les traits francs et marqués du profil de la voiture : ils sont directement issus des études E-Tense et X E-Tense, tandis que les feux reprennent toujours le principe des écailles imaginé par l’étude Divine DS. Enfin, la lunette de hayon embarque des mini-logos DS gravés au laser pour habiller ses extrémités !

DS 4 Cross et Performance Line

Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, la DS 4 non plus : une version Cross est prévue pour les nostalgiques de la DS 4 Crossback, avec seulement des artifices de style qui font penser qu’elle est plus haute que la DS 4 classique ! Rusé, elle arbore donc des pare-chocs noir mats, des barres de toit et un pavillon peint couleur carrosserie pour se démarquer, et embarque des dispositifs tels que l’assistance à la descente ainsi qu’un contrôle de la traction avec modes sable, neige et boue.

Côté Performance Line, il s’agira là aussi d’esthétique principalement, avec des jantes noires, de même qu’un pack « black » pour les parties chromées (calandre, bandeau de feu, cadres des vitres arrière). Elle se remarquera, à bord, par la présence d’Alcantara sur la planche de bord et de sièges en tissu tressé Basalte avec Alcantara là encore, et surpiqûres or et carmin. Une pièce de carbone forgé viendra orner le volant dans sa jante inférieure.

Intérieur olympien pour la DS 4 ?

Si l’extérieur peut paraître classique voire actuel, l’intérieur lui joue une partition bien plus originale ! Les finitions « guillochage » et point perle sont reconduites comme sur le reste de la gamme, et la part belle est faite aux cuir et Alcantara pour les matériaux les plus visibles. Mais le morceau de bravoure est le nouvel écran haut 10 pouces avec écran « bas » 5 pouces Smart Touch, situé juste du sélecteur de mode. Il s’agit du nouveau système d’infodivertissement de Stellantis, avec technologie sensorielle et expérientielle baptisée DS Iris System. La marque l’avait présentée avec l’étude Code X : il s’agit d’une commande vocale et/ou gestuelle avec assistant personnel. L’écran « haut » se pilote via des widgets personnalisables, tandis que l’écran « bas » permet d’un geste d’identifier les mouvements (reconnaissance d’écriture, zoom etc.) pour lancer des fonctions pré-enregistrées.

L’affichage tête-haute est reconduit et étendu, de façon plus immersive, les informations indispensables étant projetées sur la route et par effet d’optique sur une largeur de 4 mètres ! De quoi accompagner le regard du conducteur sur 21 pouces, une première mondiale !

Les aérateurs sont repoussés sur les portières, tandis que l’aération centrale est assurée par le DS Air, un aérateur invisibilisé, compacté en hauteur, et doté d’ailettes invisibles. L’espace dégagé permet d’installer le sabre de la planche de bord, qui regroupe les commandes d’air conditionné. La DS 4 s’équipe d’un système de purification de l’air, fort demandé en Chine où elle sera également commercialisée, avec des capteurs de particules PM2,5, un affichage de la qualité de l’air sur l’écran, et une gestion de l’entrée de l’air optimisée via une purification en quelques minutes. Notez la position des lève-vitres, installés sur les contre-portes et non au centre du véhicule, en position haute. L’ensemble s’accompagne d’une hi-fi jusqu’à 690 watts Focal Electra à 14 haut-parleurs, et de vitres latérales acoustiques.

Côté confort, les sièges sont dotés de mousses à haute densité et optent pour une forme coquillage plus confortable, tandis que les cuir Nappa de l’intérieur Opéra sont confectionnés façon bracelet de montre. Cependant, notez les jeux de coutures non-débouchantes, arrêtées pleine peau, sur les panneaux de porte. Enfin, et c’est nouveau chez DS, l’arrivée d’insert bois de frêne brun notamment.

La DS 4, côté moteurs et tarifs

La DS 4 est la première compacte hybride rechargeable de Stellantis : elle embarque la chaîne de traction E-Tense du DS 7 Crossback 225 ch, soit une puissance issue d’un bloc essence de 180 ch PureTech et d’un moteur électrique de 110 ch, pour 225 ch cumulés et 50 km d’autonomie WLTP, sans incidence sur le volume de coffre, qui monte à 430 litres. Ceux qui préfèreront simplement compter sur leur réservoir d’essence ou de gazole choisiront entre 3 PureTech (130, 180 et 225 ch) et un BlueHDi (130 ch), tous proposés en boîte automatique EAT8. L’offre boîte manuelle n’existe tout simplement pas.

Il est encore impossible de parler de tarif, cependant l’on devrait se situer au-dessus d’une Peugeot 308, sans peut-être être aussi prétentieux qu’une Audi A3 ou une Mercedes Classe A. A noter, cette DS 4 sera la première française produite en Allemagne, dans l’usine Opel de Russelsheim.

Si la nouvelle DS 4 vous plaît, alors il vous faut maintenant attendre la fin de l’année 2021 : le lancement interviendra au 4e trimestre !

La DS 4, côté technologies en images :

La DS 4, côté design en sketches :

Galerie complète DS 4 :

Galerie complète DS 4 Cross