Nissan récidive. Après une Micra dérivée de la Renault 5, la marque japonaise présente la Pixo, une citadine électrique qui partage tout ou presque avec la nouvelle Twingo. Même batterie, même puissance, même usine slovène. Reste à savoir ce qui, au bout du compte, les différenciera vraiment.

Nissan Pixo électrique de trois quarts avant, teinte Wonder Purple

Une cousine de plus dans la famille Renault

Le principe n’a rien de nouveau. Nissan et Renault partagent des plateformes depuis plus de vingt ans, et l’électrification n’a fait qu’accélérer le mouvement.

Après la Micra, jumelle assumée de la Renault 5 que nous avons essayée au printemps, la Pixo suit exactement la même logique un cran en dessous. Elle sera produite à Novo Mesto, en Slovénie, dans l’usine Renault qui assemble déjà la Twingo E-Tech.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : batterie LFP de 27,5 kWh, moteur de 60 kW, rayon de braquage de 9,9 m. Ce sont ceux de la Twingo, au détail près.

L’autonomie annoncée atteint 259 km en cycle WLTP, contre 263 km pour la Renault. Quatre kilomètres d’écart, autant dire rien.

Là où la Pixo se démarque

Les différences existent, mais il faut aller les chercher dans la fiche d’équipement.

La recharge rapide en courant continu à 50 kW est de série sur toute la gamme, avec un passage de 15 à 80 % annoncé en 28 minutes. Chez Renault, cette fonction est facturée en option. Même chose pour la charge alternative à 11 kW, de série chez Nissan et bidirectionnelle, ce qui autorise le V2L et le V2G.

Le coffre affiche 356 litres, jusqu’à 1 221 litres sièges rabattus, auxquels s’ajoutent 18 litres de rangements et un compartiment de 50 litres pour les câbles. La Twingo annonce de son côté jusqu’à 360 litres. Nissan revendique pourtant la meilleure valeur du segment, ce qui dépend visiblement de la méthode de mesure retenue.

Banquette arrière coulissante de la Nissan Pixo

Les sièges arrière coulissent indépendamment, comme chez Renault, et la Pixo revendique quatre places utilisables par des adultes malgré 3,796 m de long.

Gemini, Face ID et des boutons

C’est sur la partie technologique que Nissan pousse le curseur. L’infodivertissement repose sur Google intégré, avec Google Maps et, nouveauté, l’assistant Gemini disponible au lancement en 16 langues et dialectes.

Planche de bord de la Nissan Pixo avec écran central de 10 pouces

La Pixo reçoit aussi la reconnaissance faciale Face ID, qui identifie le conducteur et applique ses réglages personnels. Un écran de 7 pouces fait face au conducteur, un second de 10 pouces occupe le centre de la planche de bord.

On notera que Nissan conserve des commandes physiques pour la climatisation, sous l’écran. Une décision qui, ces temps-ci, se remarque presque autant qu’une nouveauté technologique.

Côté conduite, la citadine reprend l’e-Pedal maison, qui permet d’accélérer, ralentir et s’arrêter avec la seule pédale de droite. Le régulateur adaptatif avec gestion des arrêts et redémarrages, l’alerte de franchissement de ligne et l’aide au stationnement mains libres complètent la dotation.

Un style qui assume le cube

Esthétiquement, la Pixo joue la carte du volume carré, avec des surfaces lisses et une signature lumineuse à motifs pixellisés. Nissan glisse même un bouclier avant au dessin de petit robot et des détails « Ni-San » cachés dans la carrosserie.

Les teintes Wonder Purple et Azure Blue tranchent avec le gris qui domine le parc français. Une prise de risque qui va bien à une citadine.

Croquis de la planche de bord de la Nissan Pixo

« L’avenir de la mobilité électrique ne réside pas dans des véhicules plus grands et surchargés de technologies, mais dans des voitures plus intelligentes », résume Clíodhna Lyons, vice-présidente produit de Nissan pour l’Europe.

Le prix, seule vraie inconnue

Et c’est là que le bât blesse, du moins pour l’instant. Nissan ne communique aucun tarif. Les précommandes et les prix sont annoncés à partir de décembre 2026, pour des livraisons début 2027.

La Twingo E-Tech, elle, est commercialisée depuis décembre 2025, à partir de 19 490 €, soit moins de 16 000 € pour les ménages éligibles au coup de pouce maximal. La Pixo arrivera donc avec un an de retard sur sa cousine, sur un segment où quelques centaines d’euros font basculer une décision d’achat.

Le contexte ne lui facilitera pas la tâche. Le segment des citadines électriques abordables se peuple vite, entre e-C3, Dacia Spring, Leapmotor T03 et l’arrivée en nombre des marques chinoises. Et l’électrique français progresse surtout grâce aux aides, comme le montrait notre bilan du premier semestre.

Produite en Europe, la Pixo devrait en revanche satisfaire au score environnemental qui conditionne le bonus, contrairement à plusieurs rivales assemblées en Chine. Un avantage qui compte.

Plus d’informations sur le site de Nissan France.

Source : Nissan

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