Lorsque Mercedes a présenté sa future Classe C électrique il y a quelques mois (voir notre article), on aurait pu croire que c’était le début de la fin pour la version thermique. Fin du game pour la Classe C thermique ? Que nenni ! Voici pour elle l’heure du lifting.
Mercedes vient donc de dévoiler le restylage de l’actuelle Classe C et, visiblement, personne à Stuttgart n’a encore prévu d’éteindre la lumière. La berline familiale conserve une place de choix dans la gamme et bénéficie d’une mise à jour bien plus profonde qu’il n’y paraît.
AU SOMMAIRE
Une face avant qui lorgne clairement vers l’électrique
Il suffit d’un coup d’œil pour comprendre où les designers sont allés chercher leur inspiration (indice : la version électrique…). La nouvelle signature lumineuse en forme d’étoile apparaît dans les projecteurs, tandis que la calandre évolue pour se rapprocher de celle de la nouvelle Mercedes Classe C électrique. Mercedes poursuit ainsi le rapprochement stylistique entre ses modèles ICE et BEV.
On ne va pas se mentir : le résultat risque de diviser. L’actuelle, enfin, l’ancienne Classe C était sans doute l’une des Mercedes les plus élégantes de ces dernières années. Avec cette nouvelle face avant, elle gagne en modernité mais perd aussi un peu de cette sobriété qui faisait son charme. À vouloir absolument faire ressembler ses modèles thermiques à ses modèles électriques, Mercedes prend le risque d’effacer progressivement leur personnalité propre.
La filiation est évidente. Pour le meilleur lorsque l’on apprécie cette nouvelle identité visuelle. Peut-être surtout pour le pire lorsque l’on regrette le temps où la Classe C n’abusait pas du botox.
L’essentiel se passe à bord
Comme souvent aujourd’hui, les vraies nouveautés sont davantage logicielles que mécaniques. La Classe C adopte la dernière génération du système MBUX, enrichi par les services Google et différentes fonctions liées à l’intelligence artificielle. Mercedes modernise également son environnement numérique et améliore la rapidité de son interface.
Plus intéressant encore, la marque semble enfin avoir entendu certaines critiques concernant l’ergonomie de ses commandes tactiles. Une bonne nouvelle pour ceux qui considèrent encore qu’une voiture doit pouvoir être utilisée sans naviguer en permanence dans des menus. Et enfin, elle conserve son toit panoramique ouvrant, contrairement à la version électrique qui se contente d’une verrière bêtement fixe.
L’hybride rechargeable reste au centre du jeu
Alors que certains constructeurs donnent le sentiment de considérer l’hybride rechargeable comme une technologie de transition déjà dépassée, Mercedes continue au contraire de la développer. La Classe C conserve ses versions PHEV capables de parcourir environ une centaine de kilomètres en mode électrique grâce à une batterie de 19,5 kWh. Trois versions au menu :
- C300e : 218 ch + 100 kW
- C300e 4Matic : 218 ch + 100 kW
- C400e 4Matic : 258 ch + 100 kW (395 ch combinés)
Dans la vraie vie, cela reste suffisant pour couvrir la majorité des trajets quotidiens sans consommer une goutte d’essence, tout en conservant la possibilité d’avaler plusieurs centaines de kilomètres sans la moindre contrainte de recharge. Autrement dit, exactement le type de compromis que recherchent encore de nombreux clients premium.
Deux Classe C, deux visions de l’automobile
Eh oui, la réalité a rattrapé les ambitions des constructeurs : la clientèle a encore besoin de versions thermiques en parallèle d’une offre électrique compétitive : et Mercedes s’est vu obligé de jouer les prolongations pour l’ancienne Classe C devenue nouvelle par le jeu d’un restylage.
Comptez 64 500 € pour une Classe C 300e Avantgarde Line et jusqu’à 76 600 € pour une Classe C 400e 4Matic AMG Line… avant de cocher la liste d’options, bien entendu !
D’un côté, une Classe C électrique qui incarne la vision du futur selon Mercedes, technologique, spectaculaire et pensée avant tout autour de la batterie. De l’autre, une Classe C thermique profondément modernisée qui continue de miser sur la polyvalence et sur des solutions que beaucoup d’automobilistes jugent encore plus adaptées à leur usage. Comme Mitterrand et Chirac, c’est la cohabitation !
Source : Mercedes
