Le Nouvel Automobiliste

Découverte statique : Dacia Sandero et Sandero Stepway 2020

Le renouvellement de la Dacia Sandero est un événement à plus d’un titre. D’abord parce qu’il s’agit de la voiture la plus vendue aux particuliers en France et en Europe, et que ses ventes ne cessent de croître année après année. Mais aussi parce qu’elle ne portera dorénavant plus de badge Renault hors de nos contrées, et parce qu’elle embarque quelques unes des technologies les plus récentes du groupe Renault, jusqu’à sa plateforme CMF-B (certes en spécification basse). De quoi faire le casse de la décennie pour la petite roumaine ? On la découvre sous toutes ses (nouvelles) coutures !

Dacia Sandero 2020 : low cost émancipé !

La nouvelle Sandero ne garde rien de la précédente génération si ce n’est le logo. Tout y est nouveau, jusqu’à l’identité lumineuse dont les traits rappellent Volvo ou Lamborghini, excusez du peu. La calandre est chromée mais fait preuve d’une originalité : le chrome est déposé par film à chaud sur la calandre, technique du hot stamping qui permet à la fois d’être plus précis, moins épais et moins cher. Les LED des optiques à guides de lumière poursuivent les traits de la calandre, et se retrouvent aussi à l’arrière. Visuellement élargie, la face avant de la Sandero la rend plus adulte que la génération qu’elle remplace.

Côté dimensions, peu de changements, avec :

  • Longueur : 4088 mm (vs 4069 mm)
  • largeur : 1848 mm (vs 1733 mm)
  • hauteur : 1499 mm (vs 1519 mm) et 133 mm de garde au sol.

Ce surcroît de dimensions permet au coffre de gagner 8 litres (328 litres au total) sans se passer de roue de secours galette, et au total 21 litres de rangements à bord (+2,5 litres) notamment via un rangement inédit sous un accoudoir central.

Plus basse pour gagner en aérodynamisme à l’arrière (-20 mm au rang 2), la Sandero conserve quand même une garde au sol élevée pour passer y compris dans des chemins peu carrossés. Si les dimensions sont proches de la précédente génération, les soubassements sont 100 % nouveaux et issus de la nouvelle plateforme CMF-B, commune avec la Renault Clio V ou le Nissan Juke II mais dans une version tout de même moins élaborée et donc moins couteuse. D’où des roues affleurantes, avec des voies élargies de 15 mm par rapport à la précédente, qui posent mieux la Sandero sur la route.

Autre concession à la modernité, les soubassements 100 % carénés ainsi que la calandre qui adopte des flaps qui se ferment avec la vitesse, toujours pour favoriser l’aérodynamisme et gagner quelques grammes de CO2 au roulage. Notons aussi les vitrages latéraux inclinés, une première chez Dacia justifiée par la standardisation chez les fournisseurs.

Tous ces changements esthétiques seront propres à Dacia : eh oui, oubliez les Renault Sandero et Logan, elles ne seront plus rebadgées comme aujourd’hui. Dacia s’émancipe, et souhaite afficher des produits à part entière partout dans le monde.

Ne jamais oublier les fondamentaux

Avec près d’un tiers des ventes de Dacia depuis 2004, soit 2,1 millions d’unités en 13 ans sur les 6,5 millions écoulées par la marque roumaine, et le statut de 1ere citadine vendue aux particuliers en Europe, la Dacia Sandero III se doit d’être à la hauteur de sa lignée. Elle reste donc duale avec une version « normale » et une version crossover Stepway, reconnaissable à ses protections plastiques. Deux versions si différentes que la Sandero Stepway aurait pu s’appeler tout simplement… Dacia Stepway ! Un « step » que n’a pas franchi la marque low cost, qui écoule 60 % des Sandero actuelles en finition Stepway.

Cette Sandero Stepway III arrive avec des protections mais aussi un capot spécifique, avec deux chanfreins supplémentaires à l’emboutissage, et des barres de toit déclipsables et interchangeables 2 en 1 en longueur comme en largeur.

Signalons la présence d’un toit ouvrant, longtemps demandé par les clients, pour la première fois sur cette nouvelle génération. Les skis de protection sont teintés dans la masse pour encaisser les chocs plus discrètement, la calandre est spécifique de même que les pneus de 40 mm supérieurs à la Sandero classique. Ainsi, si les jantes ont la même taille, la garde au sol est 20 mm supérieure (153 mm) pour bien passer tous les obstacles.

Sur tous les modèles, notez l’antenne de toit raccourcie et placée à l’arrière, la quasi absence de protection du seuil de coffre ainsi que d’habillage pour le hayon, ou encore les poignées de portes. Adieu les « vieilles » palettes, bonjour les poignées type « frigo », d’aspect similaire aux Clio et Captur mais techniquement différentes : elles recourent à des tringles et non des câbles, les rendant moins chères là encore.

Côté trappe à carburant, deux ouvertures possibles : classique depuis l’extérieur si ouverture par clé, ou avec tirette depuis le siège conducteur si vous avez une carte mains libres.

A bord, de la modernité au menu

Eh oui ! Comme le Duster II, la Sandero III a droit à la carte mains libres, ou encore à l’allumage automatique des phares, des essuie glaces ou encore au frein à main électrique (en haut de gamme)… legs de la plateforme CMF-B dont on reconnaît, à bord, la position haute du levier de vitesse comme sur la Clio V. Certains boutons de cette dernière sont repris aussi.

A l’inverse, Dacia se distingue en proposant plusieurs offres d’infodivertissement :

  • Media Control : pas d’écran embarqué, à l’image du R&Go des Twingo, c’est l’écran de votre téléphone qui via une application et le bluetooth affiche les informations et vous permet de contrôler la radio et la musique. Le choix d’une telle version est justifié par une clientèle préférant que l’électronique reste optionnel au maximum. D’ailleurs, si vous n’avez pas de smartphone, le satellite au volant permet de commander la radio directement aussi.
  • Media Nav : en option à partir du niveau 2, il propose un écran tactile 8 pouces orienté vers le conducteur et une connectivité CarPlay et Android Auto en Wifi ! une dotation rare parmi les citadines, seule la Mini proposait le CarPlay ainsi jusqu’alors… et seules Passat, Golf et quelques BMW pour AndroidAuto sans fil ! Comme en 2012 lorsque le R-Link tardait sur la Clio IV, Dacia s’offre un raffinement en avance sur Renault avec son Media Nav 2.0.
  • Media Display : même écran 8 pouces (1 pouce de plus qu’avant) tactile, proposant la réplication de téléphones Android Auto et CarPlay par Wifi ainsi qu’un bras amovible pour tenir le téléphone verticalement à côté de l’écran.

La version Stepway se différencie à bord par ses notes orange présentes sur les aérateurs, les surpiqûres de volant, les sièges ou encore l’accoudoir. Le style est simple, les matériaux robustes, à l’exception de l’habillage horizontal face au passager en tissu, qui est moussé. Les appuie-tête sont en virgule, comme une Clio V (mais sur une conception différente et plus économique). L’habitabilité est promise en hausse, avec 42 mm de plus à l’arrière pour atteindre 186 mm, suffisants d’après Dacia pour accueillir 3 adultes.

La modernité, c’est aussi la sécurité. Un point de passage obligé pour éviter de se faire lyncher à l’Euro NCap, et qui est là encore permis par le recours à la moderne plateforme CMF-B. Cette dernière promet un meilleur confort auditif, plus de solidité aux chocs, et amène avec elle la direction assistée électrique, la nouvelle architecture électronique mais aussi six airbags (2 inédits sur les montants B), appel d’urgence européen (E-Call), détection d’angle-mort, frein automatique d’urgence et avertisseur anti-collision sont donc au programme, de même qu’un radar de recul avant et arrière par caméra. La clientèle Dacia n’est pas que « non technophile », notamment sur la version Sandero Stepway, qui se vend beaucoup à des cibles dites « CSP+ » dans les enquêtes de la marque.

A partir de 8690 euros !

Trois motorisations sont prévues :

  • SCe 65 ch essence
  • TCe 90 ch essence, avec boîte manuelle ou boîte CVT
  • TCe 100 ch GPL (Eco-G)

Notez que le Diesel, qui réalisait 10 % des ventes, disparaît tandis que le GPL est reconduit, et que la boîte robotisée Easy-R est remplacée par une CVT plus conventionnelle. Une CVT avec réduction de couple en montagne, d’où le L de Low dans les sélections de mode « PRNDL ». Côté production, la version SCe 65, qui ne sera pas proposée sur la Sandero Stepway, sera uniquement produite à Pitesti en Roumanie (le moteur, proche de la Twingo, étant assemblé à Mioveni juste à côté), tandis que les versions TCe 90 et 100 seront produites en Roumanie mais aussi à Casablanca et Tanger au Maroc, avec des moteurs montés à Valladolid en Espagne. On pourra être surpris de l’absence d’hybride (mais le coût est encore élevé d’après la marque, et pas en rapport avec ses tarifs) comme d’électrique… mais un modèle spécifique, la petite Dacia Spring sur base de Renault City K-ZE, est prévue pour l’an prochain.

Voici les ambiances des trois niveaux de finition :

Côté tarifs, il faudra compter sur une petite hausse logique de lancement, mais limitée puisqu’à 8690 euros, la Sandero III ne « prend » que 400 euros de surcoût à la facture. L’offre de financement à 3 euros par jour est reconduite. Rendez-vous début 2021 en concessions pour la découvrir.

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