Le Nouvel Automobiliste
Audi A4 restylée LNA

Audi A4 restylée : sérieux toilettage

Quatre ans après l’introduction de l’actuelle génération (B9), l’Audi A4 passe par la cas restylage après un début de carrière en demi-teinte. Au programme, un style plus affirmé, l’arrivée de l’hybridation légère, une mise à jour technologique avec notamment une interface homme-machine revue et l’introduction, sans grande surprise, du V6 TDi sur la déclinaison sportive S4.

S’affirmer pour mieux lutter

Depuis quelques temps plus cavalier en termes de design, Audi semblait avoir oublié sa berline phare. Si globalement le style de l’A4 est peaufiné en douceur, la différence est tout de même assez importante pour un restylage, exercice sur lequel la marque, comme beaucoup d’autres, est le plus souvent habituée à l’homéopathie. Voulue plus dynamique et sophistiquée, la face avant de la berline familiale reprend des traits qui évoquent la petite sœur A1. Entre les deux phares désormais 100% LED (de série) trône la fameuse calandre Singleframe dont les dimensions ont été revues à la hausse.

De profil, ce sont les deux nervures prononcées au-dessus des passages de roues avant et arrière qui marquent le plus la rétine et la différence avec la génération actuelle. Les évolutions à l’arrière du véhicule sont, et cela est un euphémisme, bien plus discrètes et reprennent globalement, notamment pour les feux, le design de la grande sœur A6. Pour encanailler cette sage berline, la marque aux anneaux propose des packs de carrosserie packs basic, advanced et S line qui viennent s’additionner aux kits de série sur les versions S et A4 allroad quattro. Au chapitre des teintes, on note l’apparition d’un gris terra.

Si les habitués d’Audi ne seront pas chamboulés en découvrant l’habitacle de cette nouvelle mouture, Audi leur laisse désormais le choix d’opter pour un style intérieur sous forme de packs disponibles sur les différentes finitions, comme les packs design sélection et S line intérieur. C’est au sommet du tableau de bord qu’Audi a concentré ses efforts pour l’expérience du conducteur et de ses passagers, à savoir sur l’interface homme-machine matérialisée par le grand écran MMI touch.

Mise à la page… A4

Restons dans l’habitacle puisque d’autres nouveautés y sont à signaler. Sur la console centrale, exit la molette, l’écran 10,1 pouces MMI touch est désormais commandé par réaction acoustique intégrant des fonctions vocales avancées comprenant un langage naturel. Il est toujours possible de saisir du texte librement via le MMI search.
La navigation s’enrichit de services en ligne tels que Car-to-X, qui marque ni plus ni moins l’arrivée de la voiture connectée. Connectée aux autres véhicules et connectée aux infrastructures routières : places de parking disponibles, informations sur les feux de signalisation permettant d’optimiser sa vitesse pour arriver au prochain feu lorsqu’il est vert… Pour profiter de cette avancée incluse dans le pack Audi Connect, il faudra toutefois patienter car toutes les villes ne seront pas concernées dans un premier temps.

Le service Car-to-X bénéficie également à la sécurité puisqu’il permet à l’Audi A4, combiné aux données de navigation et à la lecture des panneaux, d’effectuer des freinages prédictifs en fonction des informations envoyées par les autres voitures connectées. En technologies de conduite pure, l’active cruise control avec fonction Stop&Go s’associe aux technologies précitées pour limiter l’action du conducteur sur l’accélération et, donc, le freinage. Ce régulateur est inclus dans le Pack Route, un ensemble de technologies que la marque d’Ingolstadt a regroupé par fonctions, comme pour les packs « Ville » et « Stationnement ». De quoi s’y retrouver facilement au moment de cocher les options !

Audi se met à la page et propose également de contrôler certaines fonctions du véhicule grâce à son smartphone, comme le verrouillage/déverrouillage ou la mémorisation des paramètres de plusieurs utilisateurs. La marque propose ses services à la carte sous forme d’abonnements et a même prévu des périodes de test d’un mois !

Sous le capot de l’Audi A4

La gamme de motorisations de la rivale des BMW Série 3 et autres Mercedes-Benz Classe C sera incomplète au lancement. En dehors de l’entrée de gamme 35 TFSI de 150 ch, on retrouvera le 40 TDI de 190 ch et on ira jusqu’au bloc surpuissant de 347 ch de la S4 TDI. Les Diesel 30 et 35 TDI de respectivement 136 et 163 ch arriveront plus tard. Toutes les motorisations, à l’exception du 35 TFSI recevront la transmission automatique.

Parmi ces blocs, 3 d’entre eux recevront une hybridation légère de 12V permettant d’économiser, selon le constructeur, 0,3 litres de carburant aux 100 km.

Selon le style de conduite du conducteur, il sera possible d’opter pour différents types de suspension, plus sportives ou plus confort, aux extrémités se trouvant celles des Audi S4 et Audi A4 Allroad Quattro, dont nous vous livrons les détails ci-dessous.

Audi S4 : TDI sinon rien

Audi l’avait déjà annoncé sur le coupé A5, c’est donc sans surprise que la S4 reçoit obligatoirement le 3.0 TDI, dont la puissance maximum de 347 ch et les 700 Nm de couple devraient consoler les puristes, puisque cet arsenal propulsera la S4 de 0 à 100 km/h en 4,8 secondes et jusqu’à 250 km/h (autolimité). Uniquement disponible avec la boîte automatique tiptronic à 8 rapports, la S4 TDI peut recevoir un différentiel sport qui agit un peu à la manière d’une Ford Focus RS en répartissant la puissance entre les roues arrière pour éviter de sous-virer. De série, la S4 TDI est équipée de la suspension sport et, moyennant supplément, de l’amortissement piloté.

Comme les versions « sages » de la gamme A4, la S4 accueille également un système hybride. Mais celui-ci est autrement plus sophistiqué, construit sur un système électrique de 48V, contre 12V pour les A4 traditionnelles. La promesse du constructeur ? Compenser le temps de réponse du turbo, si toutefois il en était besoin, en boostant le démarrage et l’accélération. Nous ne doutons pas que la S4 freinera fort, la récupération d’énergie au freinage pour recharger la batterie devrait donc être efficace !

Si le Diesel vous rebute, il faudra malheureusement voyager outre nos frontières européennes pour acquérir une S4 essence. Audi commercialisera en effet la S4 et la S4 Avant avec le moteur 3.0 TFSI, un V6 essence turbo. Mais le gain de performances est minime : 354 ch, un 0 à 100 km/h en 4,7 secondes (4,9 pour l’Avant) et une vitesse maximum bridée comme sur la version TDI à 250 km/h, le coût d’une importation à titre isolé ne sera aucunement justifié !

Pas encore de baroud d’honneur pour le baroudeur !

Parmi les pionniers, avec Volvo, du break-baroudeur, Audi renouvelle aussi son offre Allroad. L’Audi A4 façon aventurière reçoit la transmission intégrale quattro, mais réserve le mode tout-terrain aux acheteurs qui opteront pour l’option Audi drive select et ses différents modes de conduite sélectionnables.

Reprenant la même recette que par le passé, cette variante voit sa garde au sol augmenter de 35 millimètres et reçoit des protections de soubassement et des arches de roues. Pour les purs et durs, l’Audi A4 est disponible avec une suspension tout-terrain avec amortissement contrôlé optionnelle. La dotation de série s’enrichit toutefois du hayon et de la plage arrière électriques. L’Audi A4 Allroad Quattro sera disponible en trois motorisations (2 Diesel, 1 essence), uniquement en transmission automatique.

Une version de lancement inédite

À son lancement prévu à l’automne 2019, la nouvelle Audi A4 sera proposée en version « edition one » disponible sur les deux carrosseries et qui se distinguera de la version S-Line par des éléments de carrosserie spécifiques faisant la part belle au noir. Trois moteurs sont au programme : le 2.0 TFSI de 245 ch, le 2.0 TDI de 190 ch et son grand frère 3.0 TDI atteignant 231 ch.

Source : Audi