
Audi revient avec sa nouvelle A5 2025, après plusieurs années consacrées à l’électrification de sa gamme. La marque aux anneaux fusionne désormais les modèles A4 et A5 sous une même appellation et repense entièrement sa version Sportback. Le break A4 Avant est lui aussi renouvelé (sous l’appellation A5 Avant, donc), mais pas les coupés et cabriolets A5. L’objectif est clair : continuer de rivaliser avec la BMW Série 3 et la Mercedes Classe C, tout en intégrant les dernières technologies et en proposant un air de fraicheur.
Nouvelle Audi A5 : évolution douce niveau design








L’Audi A5 2025 adopte des lignes plus marquées et un design affûté. La calandre Singleframe s’élargit et s’abaisse, renforçant l’aspect sportif du véhicule. Avec notre version S-Line, tout est assez « sport chic » mais les écopes, sur le bouclier avant, sont quand même bien imposantes. Fidèle à son habitude, Audi prône une évolution en douceur, que nous avions déjà pu observer au Mondial de l’Auto 2024, lors de la présentation au public de cette nouvelle A5.
Les phares full LED (de série) peuvent être complétés par la technologie Matrix LED pour un éclairage adaptatif. Le capot nervuré et les ailes élargies accentuent la présence visuelle, tandis que l’arrière adopte une bande lumineuse de LEDs inspirée des modèles E-tron GT et Q8. Les signatures lumineuses, avant comme arrière, sont paramétrables et offrent le choix entre 8 modes différents.

Disponible en Avant et en Sportback, donc, l’A5 propose cinq nouvelles teintes et des jantes redessinées. À noter : sur notre version d’essai S-Line, les jantes de 20 pouces impactent le confort, très ferme.
Nouvelle Audi A5 : motorisations et comportement routier

L’A5 est proposée avec plusieurs blocs thermiques et hybrides légers (mild-hybrid). Regardons du côté des essences : le moteur 2.0 TFSI est disponible en 150 et 204 chevaux. C’est dans cette dernière itération que nous avons testé la nouvelle A5. Lors de notre périple, mêlant tous types de route, nous n’avons pas réussi à descendre sous les 8L/100 km.
La version S5, quant à elle, embarque un V6 3.0 TFSI de 367 chevaux et un couple de 550 Nm. Une RS5 devrait suivre, comme à l’accoutumée. Côté Diesel, le 2.0 TDI développe 204 chevaux. Il reste une option intéressante pour les gros rouleurs.
Toutes ces motorisations sont associées à la boîte automatique S-Tronic à 7 rapports et peuvent être couplées à la transmission intégrale Quattro (de série sur la S5). Si l’agrément de conduite est globalement excellent, le moteur essence de notre modèle d’essai a manqué parfois de souplesse en reprise et en montée. Avec un poids dépassant 1,7 tonne, certaines accélérations demandent un effort supplémentaire… sans pour autant noircir un tableau très élogieux d’autant que, disons-le quand même, les 204 ch de notre carrosse suffisaient amplement.
La tenue de cap est précise, notamment grâce à une direction progressive et des trains roulants optimisés. La transmission Quattro assure une motricité efficace, et l’A5 conserve un bon dynamisme global.
Nouvelle Audi A5 : écran total à bord






L’habitacle évolue avec un écran tactile central de 12,3 pouces, intégrant la dernière version du système MMI Touch Response, plus intuitive. Le Virtual Cockpit Plus est également de série, offrant un affichage personnalisable et détaillé des informations de conduite, face au conducteur.

L’ambiance lumineuse est soignée, avec une barre de LEDs servant de rappel de clignotants. Le système multimédia gagne en fluidité, bien qu’un temps d’adaptation soit nécessaire pour naviguer parmi les nombreux menus. Apple CarPlay et Android Auto sans fil sont présents, tout comme l’intégration d’Amazon Alexa et un assistant vocal amélioré. Un système audio Bang & Olufsen est disponible en option.

L’intérieur se veut plus raffiné, avec des matériaux de qualité et des sièges sport redessinés. Lors de notre essai de 400 km, l’ergonomie s’est révélée excellente. Quelques détails restent néanmoins perfectibles à ce niveau de prix, selon nous : la finition de la tablette arrière pourrait être améliorée, et le klaxon semble sous-dimensionné pour ce niveau de gamme. Même si nous ne prônons évidemment pas l’usage abusif du klaxon !
L’Audi A5 2025 embarque par ailleurs un large éventail d’aides à la conduite : régulateur adaptatif avec Stop & Go, assistant de maintien de voie, freinage d’urgence automatique… Les caméras 360° facilitent les manœuvres sur un gabarit élargi, et les rétroviseurs s’inclinent automatiquement en marche arrière.

Nouvelle Audi A5 : tarifs et disponibilité
Mettons de côté, pour le moment, la S5 : trois finitions sont disponibles sur la nouvelle A5. Elles se nomment Design, Business Executive et S-Line. L’Audi A5 2025 débute à partir de 45 500 euros en déclinaison Sportback, avec la finition Design et le moteur essence 2.0 TFSI de 150 ch. Comptez presque 5 000 euros de plus pour acquérir, dans la même finition, l’A5 2.0 TFSI 204 ch. L’A5 Sportback S-Line équipée du même moteur réclame, quant à elle, 59 570 euros (hors options) et même 62 070 euros si vous optez pour la transmission S-Tronic combinée à la transmission intégrale Quattro, comme notre modèle d’essai.
Les prix de la variante Diesel oscillent entre 53 600 et 62 700 euros. En haut de la gamme, la S5 demande le tarif stratosphérique de 79 750 euros. A motorisation et finition équivalentes, la déclinaison break Avant coûte environ 1 500 euros plus chère que la Sportback.
Ces tarifs sont, sans surprise, élevés, mais demeurent similaires à ceux des rivales directes de l’Audi A5, à savoir les BMW Série 3 et Mercedes Classe C. L’occasion de constater (tristement) que la concurrence est quasi-exclusivement allemande ; les Peugeot 508 et Alfa Romeo Giulia, par exemple, arrivant en bout de course.
Nouvelle Audi A5 : Audi revient dans le jeu ?

L’Audi A5 2025 marque, selon nous, une belle évolution, avec un design plus singulier et un habitacle enrichi en technologies. Elle se met à la page et nous avons apprécié sa cohérence, notamment grâce à son comportement routier agréable, son ergonomie bien pensée et son coffre spacieux. Ses détails travaillés, comme ses très belles signatures lumineuses (avant et arrière) nous ont plu avec, globalement, une sémantique visuelle poussée sans être trop clinquante.
Le poids reste l’ennemi, avec un quatre-cylindres parfois un peu juste, mais pas de quoi s’en affoler. Quelques autres micro-détails demeurent néanmoins perfectibles, comme le klaxon ou la tablette arrière.
Malgré ces petits défauts, l’A5 reste une valeur sûre du segment premium et une alternative sérieuse face à ses rivales allemandes.
Les plus :
- Ergonomie bien pensée
- Tenue de route précise
- Dynamisme et plaisir de conduite
Les moins :
- Suspension trop ferme
- Finition de certains éléments intérieurs perfectible
- Léger manque de souplesse du moteur essence en reprise































































Photos : Sébastien H