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Dès le premier regard, la Toyota Aygo X affirme une personnalité différente de sa génération précédente. Cette nouvelle Aygo X joue sur des volumes plus tendus, une posture légèrement surélevée et un style assumé, très crossover urbain. La version GR Sport que nous essayons ici pousse le curseur un peu plus loin avec un capot noir façon sportive des années 70, une calandre plus expressive, des jantes spécifiques et une somme de petits détails qui renforcent son caractère dynamique.

Toyota Aygo X GR 3

L’ensemble est cohérent et plutôt séduisant, avec une mention particulière pour le toit à triple bossage, discret clin d’œil aux carrosseries italiennes. A l’arrière c’est aussi assez réussi, avec des feux arrondis et un petit becquet qui donnent de la présence à cette citadine pourtant très compacte. Visuellement, la Toyota Aygo X est plus « sexy » qu’une Yaris, tout en restant parfaitement adaptée à un usage urbain.

À bord, tout change

À bord, Toyota confirme cette montée en gamme. L’ambiance est moderne, bien agencée et plus valorisante que ce que l’on attend traditionnellement d’un modèle du segment A. Les plastiques sont majoritairement durs, mais l’assemblage est sérieux et la présentation soignée. Les larges retours de carrosserie de couleur des panneaux de portes apportent une vraie chaleur à l’ensemble, tandis que les sièges GR Sport au design spécifique participent à l’atmosphère dynamique. L’ergonomie est exemplaire, avec des commandes de climatisation physiques et un volant multifonction clair et agréable à l’usage. L’écran central, généreux sur les versions hautes mais déjà très correct entrée de gamme, s’intègre bien dans la planche de bord et offre une interface fluide.

L’habitabilité est correcte pour le gabarit, avec suffisamment de place à l’avant et un espace arrière acceptable pour des trajets du quotidien, tandis que le coffre, avec ses 263 litres, sans être généreux, se montre suffisant pour un usage urbain ou un week-end à deux. Point important, il n’y a que quatre places et les vitres arrières ne descendent pas mais s’entre ouvrent avec un système de pantographe.

Au volant de l’Aygo X

Sur la route, l’Aygo X surprend agréablement. La greffe de la motorisation hybride de 116 chevaux change totalement le visage du modèle. Là où les anciennes générations manquaient clairement de souffle, cette nouvelle version se montre vive, réactive et parfaitement à l’aise dans le trafic moderne. La boîte automatique fonctionne avec douceur et le système hybride privilégie intelligemment l’électrique dès que possible, offrant une conduite fluide et silencieuse à basse vitesse. En version GR Sport, le châssis bénéficie de réglages spécifiques qui apportent un surcroît de rigueur et de plaisir sur routes sinueuses, sans trop sacrifier le confort. La direction se montre précise, le train avant inspire confiance et la voiture reste stable, y compris sur autoroute, où elle accepte les longs trajets, malgré des bruit d’airs passé les 130 km/h. Les aides à la conduite sont bien calibrées, présentes sans être envahissantes, ce qui participe à une expérience de conduite sereine.

Si les Toyota nous avaient habituées a faire pas mal de bruit avec un coté mobylette qui patine, les choses ont pas mal évolués de ce côté là. Je l’avais déjà constaté lors de mon essai de la Toyota Prius. Tant que l’on ne va pas chercher le dernier tiers de course de la pédale d’accélérateur, le train épicycloïdal ne s’emballe plus, et la bruit moteur reste contenu. Des moteurs essence avec plus de couple permettent sans doute de moins avoir recours au « régime maxi » en utilisation courant même dynamique.

Et si on parlait consommation de l’Aygo X ?

Côté consommation, l’Aygo X confirme tout le savoir-faire de Toyota en matière d’hybridation. Sur un parcours mêlant autoroute à plus de 130 km/h et routes secondaires parcourues à un rythme très dynamique nous n’avons pas dépassé 5,9 litres. Sur notre trajet retour en roulant plus calmement, nous sommes descendus à 3,9 litres aux 100. En ville, réaliser une moyenne de 3,5 litres parait plus que probable. Dès que le profil de la route est en descente la régénération augmente automatiquement pour participer à l’économie de carburant. Une belle efficience aussi due à un poids très contenu de 1090 kg. Une performance remarquable compte tenu de la motorisation hybride et du gabarit du véhicule.

Tarifs de la Toyota Aygo X

La gamme et les tarifs de l’Aygo X Hybrid illustrent clairement le changement de positionnement opéré par Toyota. L’entrée de gamme débute autour de 22 200 euros et propose tout de même l’essentiel, avec une carrosserie monocolore, une clim automatique, des jantes de 17 pouces avec enjoliveurs, un écran tactile central de 9 pouces, la compatibilité smartphone, une caméra de recul et un un frein de stationnement électrique. À ce niveau, l’équipement est cohérent mais est bien sobre, tant sur le plan esthétique que technologique.

Le deuxième niveau de finition, affiché 24 800 euros, apporte une présentation plus valorisante avec la carrosserie bicolore, des jantes alliage de 17 pouces et des équipements de confort supplémentaires comme la recharge par induction et les rétroviseurs rabattables électriquement. C’est la version la plus équilibrée de la gamme, celle qui combine style, modernité et prix encore relativement contenu.

La finition Collection fait nettement monter le curseur, avec un tarif de 27 200 euros. Elle se distingue par des jantes de 18 pouces, un écran central de 10,5 pouces, une dotation technologique enrichie et la possibilité d’opter pour le système audio JBL. À ce stade, l’Aygo X assume pleinement une approche quasi premium pour une citadine de ce gabarit. Pour 1100 euro vous pouvez même lui adjointe une capote coulissante grand format.

Au sommet de la gamme, la version GR Sport reprend la base de la Collection pour environ 28 000 euros et y ajoute une présentation plus sportive ainsi qu’un châssis spécifiquement réglé. Plus qu’une simple finition, elle se positionne comme une proposition à part, misant sur le style et le plaisir de conduite plutôt que sur la seule logique tarifaire.

En conclusion

En réalité, l’Aygo X ne cherche plus à être une voiture d’accès à bas coût, mais plutôt une alternative plus compacte, plus expressive et plus urbaine de la Yaris, pensée comme un objet de style autant que comme un moyen de transport. Une citadine premium à la japonaise, séduisante, efficiente, mais clairement repositionnée. L’arrivée prochaine de la 500 hybride lui offrira une concurrence moins performante mais tout aussi glamour

François Bouet