« Pour moins de 31 000 euros, t’as quoi maintenant comme caisse ? » Eh bien soit une citadine compacte de type Clio de sixième génération avec son moteur hybride de 155 chevaux ou alors un SUV du segment C de la marque BYD à savoir le nouveau Sealion 5 DM-i avec sa technologie Super Hybride. Ca fait réfléchir, non ? Mais alors que vaut le dernier né du constructeur chinois ? Réponse dans notre article qui nous a permis de prendre la version haut de gamme avec sa grosse batterie et son équipement complet.

Essai BYD Sealion 5 DM-i : un design un peu tortueux

Là où les dernières productions du constructeur chinois nous avaient laissé un peu pantois avec leur style un peu trop lissé, il faut reconnaître que la face avant de ce Sealion 5 DM-i se montre un peu plus avenante. Certes, cela peut paraître un peu tortueux avec des formes concaves et convexes mélangées mais cela lui donne une certaine présence dans le nuage des SUV du marché.

Malgré tout c’est peut-être plus la face arrière qui semble un peu fade comparée à l’avant notamment avec son hayon un peu trop droit et son bandeau lumineux qui n’apporte rien de plus. On aurait aimé un peu plus d’originalité dans le dessin. Mais dans tous les cas, ce BYD Sealion 5 DM-i sait faire tourner les têtes à son passage avec quelques interrogations du type « mais c’est quoi ce véhicule ?« .

Essai BYD Sealion 5 DM-i : un intérieur sobre à la chinoise ou à la mode Tesla…

Lorsque l’on ouvre les portes, les plus assidus remarqueront que l’ambiance générale ne diffère pas trop de son grand frère, le BYD Seal U. On retrouve toujours par exemple, le grand écran central (toujours très réactif) qui regroupe l’intégralité des fonctions du véhicule. Cependant, celui-ci ne tourne plus à 90 degrés (BYD ayant arrêté le système même sur la Dolphin Surf). C’est cependant assez épuré sans être trop ostentatoire.

Essai BYD Sealion 5 DM-i

Petite différence tout de même pour le conducteur qui ne profite plus que d’un petit écran rectangulaire en lieu et place de celui du Seal U qui arborait aussi une casquette. Cependant, rien à redire puisque celui-ci regroupe toutes les informations nécessaires au conducteur telles que le niveau d’énergie électrique ou d’essence, la vitesse ou bien le régulateur de vitesse adaptatif.

Essai BYD Sealion 5 DM-i

A noter d’ailleurs sur ce dernier qu’il faut rester appuyé pour caler la vitesse au km/h près, là où ses concurrents privilégient une touche simple au volant pour descendre ou augmenter pour avoir la consigne de vitesse au km/h près. Un peu dans le sens inverse de la production européenne actuelle.

Et côté qualité des matériaux, c’est plutôt de bonne facture. Les alignements des panneaux de porte sont précis avec un sentiment de qualité premium. Les matériaux ont un aspect moelleux en partie haute et à l’aspect plus rugueux en partie basse. C’est d’ailleurs le cas chez ses concurrents directs.

Essai BYD Sealion 5 DM-i : un habitacle un peu juste pour 5 personnes ?

A l’avant, les sièges se révèlent plutôt confortables avec un maintien correct. A noter que quelle que soit la finition, ceux-ci sont électriques permettant de trouver une bonne position de conduite et chauffants de série.

Essai BYD Sealion 5 DM-i

Sur les places arrières, malgré une place centrale un peu étroite, on trouve des places accueillantes avec un espace aux jambes largement suffisante et une hauteur à la tête convenable pour les grands gabarits de plus de 1m80. Voyager à 3 personnes à l’arrière se révèle juste mais suffisant.

En ce qui concerne le coffre, bien que celui du BYD Sealion 5 DM-i se montre carré, il se révèle un peu juste face à ses concurrents de son segment. En effet, avec seulement 463 litres en version 5 places, il est dans la moyenne basse. Et même avec les sièges rabattus, les 1 410 litres sont légèrement inférieurs à la moyenne générale. Un état de fait sur les modèles chinois qui privilégient l’habitabilité au rang 2 plutôt que la contenance de leur coffre.

Essai BYD Sealion 5 DM-i : un équipement fort complet

Avec seulement deux niveaux de finition, ce BYD Sealion 5 se montre dès le niveau d’entrée de gamme, fort bien complet en termes d’équipements. Uniquement livrable avec la « petite » batterie de 13 kWh, l’entrée de gamme Comfort reçoit une peinture métallisée, des jantes alliage 18 pouces, des projecteurs et feux arrière LED, une instrumentation numérique de 8,8 pouces, un système multimédia de 12,8 pouces, des sièges avant électriques, quatre ports USB et des radars de recul. Elle intègre également l’accès à bord via smartphone et la fonction V2L. Des équipements que certains concurrents ne proposent pas, ou alors en option.

Essai BYD Sealion 5 DM-i

Seulement disponible avec la pile de 18,3 kWh, la finition Design s’affiche 3 000 € plus cher et y ajoute des radars de stationnement avant, une caméra panoramique 360°, l’éclairage d’accueil, un hayon électrique, des sièges avant chauffants et un chargeur smartphone par induction de 15 W. De quoi suffire largement en terme d’équipements et à un tarif très bas.

Essai BYD Sealion 5 DM-i : un moteur plaisant et volontaire

En ce qui concerne la mécanique, ce Sealion DM-i se pare d’un moteur thermique 4 cylindres atmosphérique de 1,5 litres de cylindrée. Il produit une puissance de 98 chevaux pour un couple de 122Nm. Côté électrique, la puissance est de 197 chevaux pour un couple de 300Nm ce qui permet à l’ensemble d’arborer une puissance cumulée de 212 chevaux. Et franchement, les accélérations sont toniques avec une réactivité largement suffisante pour le commun des mortels.

Essai BYD Sealion 5 DM-i

Côté batterie, il faut noter que notre modèle d’essai était équipé de la grosse batterie de 18,3 kWh lui permettant suivant le cycle WLTP de pouvoir se mouvoir sur 88 km en 100% électrique (nous avons réussi à parcourir en réel près de 80 kms). La version d’entrée ne profitant que d’une batterie de 13 kWh pour seulement 62 km en pur électrique. C’est cependant largement suffisant pour les trajets au quotidien sans lancer le moteur thermique.

Essai BYD Sealion 5 DM-i

Et niveau consommation thermique, que vaut ce BYD Sealion 5 DM-i ? Globalement, c’est plutôt pas mal sauf sur autoroute. Tout d’abord, sur route secondaire avec batterie vide, nous avons relevé une consommation de l’ordre de 5,5 litres aux 100 km. Ce qui peut sembler raisonnable. Cependant, sur autoroute et à vitesse stabilisée de 130 km/h que ce BYD Sealion 5 DM-i se montre tout à fait ordinaire face à ses concurrents : aux alentours des 9 litres aux 100 km.

Essai BYD Sealion 5 DM-i

A noter dernier détail, la recharge du BYD Sealion 5 DM-i qui se fait exclusivement en charge AC de 3,3kW (d’ailleurs comme beaucoup de véhicules PHEV). Il faut compter 6h pour passer de 15% à 100% (et seulement 4,5h pour la version à petite batterie du modèle d’entrée de gamme).

Essai BYD Sealion 5 DM-i : sans fausse note niveau châssis ou presque…

Après la motorisation, passons maintenant au comportement général de ce BYD Sealion 5 DM-i et globalement, c’est plutôt de bonne aloi. Le train avant se montre assez incisif dans les virages fermés, le train arrière suit largement avec des mouvements de caisse plutôt maîtrisés. Ce n’est certes pas une sportive mais demande-t-on à un SUV familial d’être aussi performant ? Non.

Cependant, il y a quelques petits défauts à souligner mais qui restent rédhibitoires au global du véhicule. Tout d’abord, la direction se montre un peu floue et les suspensions bien que typées confort se révèlent un peu juste à haute fréquence.

Essai BYD Sealion 5 DM-i

Son plus gros défaut reste la sensation de freinage avec une pédale un peu trop spongieuse dans les standards européens. Il est assez difficile de juger la pression à appliquer fonction des conditions de circulations. Un petit réglage suffirait à gommer ce gros point noir sur ce BYD Sealion 5 DM-i.

Essai BYD Sealion 5 DM-i : des concurrents assez chers

Si on s’en tient au gabarit de ce BYD Sealion 5, ces concurrents directs se nomment Peugeot 5008 PHEV ou encore le doublé du groupe VW, à savoir le VW Tiguan ou encore le Skoda Kodiaq dans leur définition hybride rechargeable.

Cependant, malgré leur prestations dynamiques similaires au BYD ou encore leur gabarit et leur autonomie proche, ces 3 adversaires se montrent bien plus onéreux au terme de prix. Sans parler de leur malus au poids bien plus élevés que le BYD Sealion 5 DM-i. Bien que leur contenance au niveau du coffre est en leur faveur, difficile de rivaliser avec plus de 15 000 euros sur le tarif.

Essai BYD Sealion 5 DM-i : comment ne pas résister…

Si on recherche un SUV du segment C avec un comportement suffisant pour le commun des mortels à la fois hybride rechargeable et peu cher, ce BYD Sealion 5 DM-i coche quasiment toutes les cases. Grâce à son autonomie suffisante et son comportement routier sans grosse fausse note, il saura répondre aux attentes du client lambda.

Essai BYD Sealion 5 DM-i

Seuls sa consommation thermique sans apport significative et son volume de coffre un peu juste vous fera réfléchir. Cependant, disponible dès son entrée de gamme à 30 990 euros avec sa « petite » batterie, ce BYD Sealion 5 DM-i saura peut-être faire gommer ses petites imperfections de débutant pour le client.

Crédits photos : Christian CONDÉ

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