Dans un contexte de pleine défiance entre Etats-Unis et Europe, suite aux annonces de nouveaux droits de douane, le salon de New York comptait quand même quelques blasons du Vieux Continent pour exposer des modèles, que nous vous présentons ici.
Ineos : la plus française du Salon de New York
Les marques françaises sont absentes du marché américain depuis la fin des années 1980 et le départ successif de Renault et Peugeot, Citroën ayant déjà fui plus d’une décennie avant. Pourtant, on compte une production française à ce salon de New York : la gamme Ineos ! Le tout-terrain britannique est en effet produit à Hambach dans l’ancienne usine Smart et deux modèles sont proposés : le Grenadier dans une édition limitée « Arcane Works » aux finitions « faites à la main », et le pick-up Quatermaster.









Fiat
La « forte progression » de Fiat au premier trimestre 2025 sur le marché américain est en trompe l’oeil : ses +239 % ne voient la marque écouler « que » 522 unités de ses Fiat 500, là où en 2024 il n’avait pu en être vendu que 154 exemplaires. La présence de la Topolino intrigue : Stellantis osera-t-il proposer le quadricycle aux Etats-Unis ? Rien n’est moins sûr : la Citroën Ami avait été exposée lors d’une édition du CES de Las Vegas, sans suite donnée. Pour autant, les relations entre les Etats-Unis et le Maroc, où est produite la mini-voiture, sont bonnes. Gageons qu’une petite étude de marché a dû être initiée.





Progression inverse côté Maserati qui, malgré une gamme renouvelée avec les GranTurismo, GranCabrio et Grecale, ainsi que la GT2 Stradale, fait face d’après son directeur général à une « incompréhension de nos modèles par les clients américains ». Il faut espérer que la marque au trident réussira à mieux convaincre ces clients, pour qui la GranTurismo a en grande partie été imaginée, et que le vent tournera.



Audi
Passons côté allemand avec Audi. La marque aux anneaux, qui réfléchit à implanter une usine de production aux Etats-Unis pour contourner les frais de douane envisagés par l’administration Trump, présentait surtout deux nouveautés : le SUV Q6 e-tron, et la RS6 Avant GT.





Volkswagen
Partition complexe pour Volkswagen à New York : la marque, bien qu’implantée aux Etats-Unis, et engagée dans la relance d’International Scout, a encore une image trop européenne pour être préservée des oukases douanières. S’y ajoutent les modèles à présenter : pleinement engagé dans l’électrification et ses nouveautés ID. dont le dernier ID. Buzz, VW dévoile à New York n’a guère à présenter que son nouveau Tiguan, dont le format est pour le moins compact outre-Atlantique. Adaptation aux réglementations locales du modèle européen, le SUV montre cependant toute la pertinence de la stratégie de la marque, capable de proposer sur plusieurs continents des produits similaires.







Rolls Royce
Terminons ce tour d’horizon européen par le Royaume-Uni et ses deux fleurons : Rolls-Royce et Bentley. Alors certes, les deux marques ne sont plus liées et leurs groupes ont tout fait pour en différencier les positionnements. Chez BMW, le double R a été placé au pinacle du luxe, avec le plus luxueux des SUV (le Cullinan II, avec sa face avant redessinée notamment) et la berline Ghost, elle aussi reliftée.


Bentley
Chez l’ancien partenaire de Rolls-Royce, le programme ébauché lors du salon de Bruxelles se poursuit, avec une Continental GT Convertible restylée exposée sans masquer la recharge de sa batterie 25,9 kWh. Notez le chic de sa version First Edition avec la teinte vert anglais !




Photos : Le Driver Ambulant
