Dacia lève le voile sur Striker, un nouveau crossover du segment C qui refuse de choisir entre SUV, break et berline.
Positionné sous les 25 000 euros, il vise directement des références aussi installées que le Nissan Qashqai ou la Skoda Octavia, à un tarif que ni l’un ni l’autre ne peut approcher.

AU SOMMAIRE
Un nom qui frappe, une stratégie assumée
Le nom Striker n’a rien d’un hasard marketing : Dacia revendique une expression signifiant « frapper » ou « atteindre sa cible », en écho à l’ambition affichée sur le segment C.
Nous avions déjà évoqué ce projet en mars dernier, quand seul le nom avait filtré : consultez notre article Dacia Striker (2026), la réponse de la marque roumaine à la Skoda Octavia.
Striker s’inscrit dans le plan stratégique futuREady 2030 présenté en mars par Dacia, qui vise à faire passer la part du segment C de 20 à 33 % de ses ventes d’ici la fin de la décennie.
Il vient compléter Bigster plutôt que le remplacer, et affiche le même triptyque de valeurs cher à la marque : Robust & Outdoor, Essential & Cool, Eco-Smart.
Le retour des breaks, un pari à contre-courant
Le break n’a plus la cote depuis longtemps face aux SUV, et la liste des constructeurs qui y croient encore s’est nettement raccourcie ces dernières années.
Peugeot reste l’un des rares fidèles au format avec la 308 SW, et étudierait un successeur électrique à la 508 SW, abandonnée en 2025. Kia, de son côté, prépare une K4 Sportswagon attendue fin 2026 pour succéder à la Ceed SW. Hyundai, à l’inverse, a choisi de ne pas remplacer l’i30 SW, jugeant la demande trop stagnante face à la rentabilité d’un SUV.
Dacia ne relance pas un break au sens classique. Striker se positionne plutôt comme une alternative aux deux catégories à la fois, avec la promesse d’un volume de coffre proche d’un break et une garde au sol proche d’un SUV, pour un budget que ni l’un ni l’autre n’égale à ce niveau d’équipement.

Dacia Striker : ni SUV ni break, un format hybride assumé
Avec 4,62 mètres de long, Striker se rapproche des dimensions d’un break de segment C, tout en conservant une garde au sol de 20 cm en 4×4 (19 cm en 4×2), comparable à celle des C-SUV.
Sa hauteur, en revanche, ne dépasse pas 1,53 mètre, quand les SUV du segment dépassent régulièrement 1,60 mètre. Le résultat est une silhouette plus tendue, avec un coefficient aérodynamique de 0,29 revendiqué par la marque.
Le coffre annonce jusqu’à 600 litres, et jusqu’à 1 600 litres banquette rabattue, soit davantage que la plupart des SUV du segment.

Deux profils, deux usages
La finition extreme cible les usages actifs : protections en Starkle, sellerie lavable en TEP microcloud, tapis en caoutchouc recyclé, et régulateur de descente de série. Elle peut recevoir la motorisation hybrid 150 4×4.
La finition journey privilégie le confort sur long trajet : siège conducteur électrique, sièges avant et volant chauffants, hayon motorisé. Les deux versions partagent la même base technique et la même philosophie de polyvalence.

Face à la concurrence
Sur le papier, Striker n’a pas vraiment d’équivalent direct à son prix. Un Nissan Qashqai ou une Skoda Octavia démarrent nettement plus haut, autour de 32 000 et 30 000 euros selon les versions.
Dacia mise donc sur un argument déjà éprouvé avec Duster et Bigster : proposer une alternative crédible aux références du marché, avec moins d’équipements optionnels mais un ticket d’entrée imbattable.
Les commandes de Dacia Striker ouvriront à l’automne 2026, avec un prix de départ annoncé sous les 25 000 euros.
Plus de détails techniques et tarifaires sont attendus dans les prochaines semaines sur le site officiel Dacia.