Le Nouvel Automobiliste
Cadillac CT4-V & CT5-V

Cadillac présente ses nouvelles CT4-V et CT5-V et lève le voile sur la CT4 !

Pour une surprise, c’est une surprise : alors que l’on s’attendait à découvrir la nouvelle berline CT4, remplaçante de l’ATS et rivale de la BMW Série 3, Cadillac dévoile directement sa version sportive, la CT4-V, avant même les versions régulières ! Et comme une bonne nouvelle ne vien jamais seule, la Cadillac CT4-V est venue accompagnée de sa grande sœur, la CT5-V, turbulente itération de la nouvelle CT5, dévoilée à New York. Regardons leurs spécifications de près !

Cadillac CT4-V, première découverte de la CT4

Make Cadillac Small Again ! Alors qu’on a un temps cru que le SUV XT4 serait le remplacement de substitution à l’ATS, on est heureux de voir que la « petite » berline de Cadillac est remplacée par une successeure directe.

Nommée CT4, dans la nouvelle logique des appellations Cadillac (CT pour les berlines, XT pour les SUV, les chiffres servant de hiérarchie), la nouvelle CT4 présente une allure évoquant clairement sa grande sœur, la CT5, de face, tandis que le profil reste proche de celui de l’ATS. C’est de dos que le changement est le plus affirmé avec une malle au look inédit chez Cadillac. Les projecteurs, comme les feux, mêlent une signature verticale à un décroché horizontal. Et, heureusement, la CT4 se passe du traitement un peu curieux du montant C de la CT5, pour un style plus consensuel et dynamique.

A bord, la voiture abandonne la façade centrale toute tactile de l’ATS pour un ensemble mêlant pushs physiques, désignateurs et écran tactile. Moins de traces de doigts en perspective mais moins d’originalité aussi. A priori, l’habitabilité restera inchangée par rapport à celle de l’ATS, la CT4 sera dans la moyenne basse de son segment.

Basée sur la plateforme Alpha 2, comme l’ATS, la nouvelle CT4-V se passe malheureusement du V6 de l’actuelle ATS-V ! Il faudra faire avec un 4 cylindres 2,7 l hérité du Chevrolet Silverado (oui…) développant 320 ch et 500 Nm de couple. On est loin des 464 ch et 600 Nm de l’ATS-V et de son gros V6 3,6 l. Maigre consolation, la transmission gagne 2 rapports avec l’adoption d’une BVA10. Disponible en propulsion et intégrale, la CT4-V disposera, à l’image de l’ATS, d’un différentiel à glissement limité (mécanique, cette fois) sur les versions deux roues motrices. La suspension pilotée Magnetic Ride Control sera de la partie, mais, et c’est une autre régression, uniquement sur les versions propulsion.

Bonne nouvelle, cependant, la nouvelle CT4-V sera plus légère de près de 100 kg par rapport à l’ATS-V et la distribution de la masse est toujours annoncée à 50/50. Les amateurs d’ADAS seront ravis d’apprendre que le Super Cruise (conduite semi-autonome) descend en gamme et arrive sur la CT4. Aucune information quant aux éventuelles futures carrosseries : le coupé sera-t-il remplacé ? Idem pour la version chinoise, ATS-L dont on se sait pas encore si une CT4-L lui succèdera. Nous verrons dans les mois à venir.

Cadillac CT5-V : il manque aussi 2 cylindres !

On vous a déjà présenté la Cadillac CT5 dans cet article, alors attardons-nous sur la version sportive, CT5-V. Là aussi, on reste a priori sur notre faim : il manque deux cylindres à l’appel ! Le gros V8 640 ch de la CTS-V cède sa place à une tout nouveau 3,0 V6 biturbo de 355 ch et 540 Nm de couple. L’admission et l’échappement sont revus par rapport aux versions ‘sages » de la CT5. Egalement disponible en propulsion et en intégrale (avec un différentiel électronique sur la propulsion), la CT5-V dispose, contrairement à la CT4-V, du Magnetic Ride Control sur toutes ses versions.

La boîte 10 vitesses est également de la partie et la CT5-V gagne 80 kg sur la CTS-V… mais avec un V6 pour la nouvelle, contre un V8 pour l’ancienne, on peut également expliquer une partie du gain. On verra si les nouvelles sportives de Cadillac tiennent leur promesse et seront à même de faire oublier leurs excellentes ainées.

En attendant, on devra sans doute patienter un peu avant de les voir débarquer en Europe. En espérant que Cadillac connaisse enfin un meilleur sort que Chevrolet sur notre continent.

Source : Autoblog