Le Nouvel Automobiliste
Essai BMW Série 5

Essai BMW 520i : de la rupture dans la continuité

La BMW Série 5, c’est l’une des pépites de la marque munichoise dont la huitième génération vient tout juste de débarquer. En plus d’être disponible en essence et diesel, elle devient également électrique. Mais comme nous avions testé la version diesel de l’ancienne génération, nous voulions tout d’abord essayer une version thermique, à savoir la BMW 520i et ses 208 chevaux. Pourquoi ? Tout simplement pour comparer ce qui est comparable. Du coup, est-elle toujours aussi plaisante à conduire ? Quelles sont les évolutions ? Réponse dans notre article qui nous a permis de la tester sur nos routes bretonnes.

Essai BMW 520i : plus affirmé que précédemment

Avant de nous lancer dans l’examen complet de cette nouvelle génération, il faut se rappeler que la routière munichoise en est à sa huitième génération. Après avoir été durant les trois premières générations une mini BMW Série 7, elle se pare d’une robe bien à elle pour la quatrième génération avec des lignes plus fluides. Puis sa cinquième génération « subit » les coups de crayon de Chris Bangle mais qui lui permettra d’adopter sur sa version sportive, la BMW M5, un moteur V10 issu de la formule 1. Enfin viendront les sixièmes et septième générations au design très épuré et dans l’air du temps.

Essai BMW Série 5

Du coup, pour cette dernière génération, la BMW Série 5 se pare d’une esthétique mêlant à la fois un dessin avec de belles rondeurs mais aussi des coupes un peu à la serpe sur les côtés. La face avant arbore un design plus affirmé avec notamment ses feux avant plus effilés que sur la précédente génération. Contrairement à la BMW Série 7, la calandre se montre moins imposante. Tout ceci donne un caractère plus équilibré face à la production actuelle de BMW.

De profil, cette BMW Série 5 (au nom de code G60) adopte une ligne de caisse plus fluide avec un toit qui vient mourir sur le coffre. Cela permet à cette nouvelle BMW Série 5 de profiter d’une silhouette de GranCoupé (un classique chez la marque allemande). De plus, elle se permet une certaine élégance en optant des graphismes en losange sur les bas de caisses ainsi que des placages avec le chiffre 5 sur le pan Hofmeister.

Pour conclure sur le style de cette huitième génération, les feux arrière se montrent très fuselés sur la malle et les poignées de porte sont affleurantes à la carrosserie. Bref, cette dernière génération se montre à la fois fluide avec un certain caractère pour ne pas l’oublier de sitôt.

Essai BMW 520i : typiquement BMW pour l’intérieur

Comme la plupart des nouvelles BMW, la Série 5 de pare d’un dessin à l’intérieur très simplifié. Et les aficionados de la marque ne seront pas déçus puisqu’elle adopte le fameux écran Curved Display qui court du conducteur au centre de l’habitacle. De la même manière que la BMW Série 7, elle conserve également la molette façon cristal qui permet d’accéder facilement aux différents menus de l’interface. Pratique pour ne pas trop quitter les yeux de la route.

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D’ailleurs en parlant du système d’info-divertissements, celui-ci a été revu avec des menus accessibles en bas de l’écran. Cela permet d’atteindre la fonction souhaitée mais il faut s’y habituer avec le temps. Mais tout de même, un mauvais point à souligner, la suppression des boutons de commande de climatisation. Ceux-ci se retrouvent dans un menu spécifique et il faut avoir un certain niveau pour comprendre les différentes fonctions. Mais il paraît que c’est la tendance…

Cependant elle se rattrape sur d’autres échelons puisque la qualité intérieure est vraiment digne de la marque. Que cela niveau matériaux ou ajustements des pièces, cette nouvelle BMW Série 5 se montre parfaite. A noter que notre modèle d’essai était équipé d’inserts décoratifs en bois Fineline avec incrustations en Silver Bronze qui confèrent une certaine modernité à l’ensemble.

Essai BMW 520i : une habitabilité pas si importante que prévu

En terme d’habitabilité à l’avant, cette nouvelle BMW Série 5 n’a pas à rougir de ses concurrentes. Les deux passagers avant sont bien installés et se parent de fonctions chauffante et ventilée sur notre modèle d’essai. Le conducteur trouvera également facilement sa position de conduite car notre BMW 520i adoptait des sièges électriques et un volant avec positionnement du même acabit.

Alors que les passagers avant sont aux petits oignons, c’est un peu moins le cas pour l’arrière. Pourtant avec plus de 10 centimètres face à la précédente génération, cette nouvelle BMW Série 5 ne se montre pas aussi généreuse que prévu. Même si l’espace aux jambes est favorisé par le creux dans les sièges avants, on aurait aimé un peu de longueur au niveau des pieds. De même, la place centrale reste ridicule si on veut faire un voyage à cinq personnes. Un peu dommage au global pour une routière.

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Cependant, niveau coffre, la BMW Série 5 n’a pas à rougir de la concurrence. En effet, avec ses 520 litres, celui-ci se montre très logeable et n’est pas amputé de 30 litres face aux versions électriques (pour le moteur arrière). De quoi embarquer des valises pour cinq personnes.

Essai BMW 520i : une gamme classique ou sport

Alors que la marque allemande était sujette à des profusions de versions ou finitions, elle les rationalise et la nouvelle BMW Série 5 adopte ce principe. Ainsi vous n’aurez droit (à l’heure actuelle) qu’à deux niveaux de finitions : version de base ou M Sport.

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De base, cette BMW Série 5 adopte les aides au stationnement avec caméra de recul, la climatisation auto bizone, des jantes alliage 18’’, les projecteurs LED, une sellerie similicuir Vegan, des sièges, la recharge smartphone par induction et sans compter les aides à la conduite obligatoires (lecture panneaux et alerte au franchissement de ligne).

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Pour 4 050 € de plus, la finition M Sport y ajoute un kit carrosserie spécifique, des jantes 19 », une suspension abaissée de 5 mm, une sellerie partiellement recouverte d’Alcantara, un volant en cuir véritable et un ciel de toit noir. A noter que cette version M Sport peut recevoir en option un pack extérieur M carbone (2 000 €), et un pack M Sport Pro à 2 300 € comprenant notamment des freins M, un spoiler arrière ou encore des ceintures à liserés bleus et rouges.

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Bien entendu, et c’est un peu la norme chez BMW, vous pouvez profiter de packs et d’options payantes pour ne pas avoir la même voiture que votre voisin. Ainsi notre modèle d’essai était équipé d’un pack Innovation, Evasion et Confort qui ont fait grossir la facture de près de 6 000 euros. Et du coup, pour vous aider dans votre choix, voici un résumé des versions possibles avec le tarif associé :

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Essai BMW 520i : le moteur qui lui va bien

Bien que la BMW Série 5 est disponible en électrique, nous voulions tester une version thermique pour ne pas faire comme les autres. Et notre choix s’est porté sur la petite version essence qui profite d’un moteur 4 cylindres de 208 chevaux sous le capot. Même si sur le papier, la puissance peut paraître légère face au poids de l’engin (1 800 kg), les prestations mécaniques sont quasiment parfaites.

A la fois coupleux et bien équilibré, il se montre plein à tous les régimes. De plus, avec les différents modes de conduite, le comportement de cette BMW 520i est tantôt feutré en mode Efficient puis peut se montre rageur lorsque l’on enclenche le mode Sport. Un vrai plaisir de conduite, slogan si cher à la marque.

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Et pour la consommation, c’est aussi tout impressionnant puisque nous avons obtenu un score de 7 litres aux 100 kms. Sachant que nous avons testé sur différents types de routes (autoroute en passant par de la ville). Ce qui prouve que la marque munichoise est encore une fois qu’elle reste parmi les meilleures en carburant fossile sur le marché des thermiques.

Essai BMW 520i : à la fois souple et dynamique

Côté comportement, cette nouvelle BMW Série 5 s’est montrée au top. La suspension (pourtant classique) absorbe bien les irrégularités de la route et avec un roulis quasiment inexistant lors des enchaînements dans les virages. Il est facile d’attaquer sans que le train arrière ne se dérobe et pourtant il pleuvait et le sol était frais lors de notre essai.

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Ceci est renforcé également par la direction très précise. A la fois souple à basse vitesse et directe lorsque l’on augmente le ton, il est facile de placer la nouvelle BMW Série 5 dans tous les virages. Et même pour se garer, au vue des dimensions de l’engin, aucune difficulté pour faire un créneau (facilité aussi par la caméra de recul tout de même). Seul petit bémol, le trop grand volant qui à notre sens peut se montrer un poil gênant au quotidien. Mais depuis le BMW iX qui l’a adopté, c’est la norme chez BMW.

Essai BMW 520i : Audi et Mercedes en ligne de mire

Bien que certains constructeurs généralistes pourraient se mesurer face à la BMW Série 5, malheureusement peu de ceux-ci se parent de motorisations thermiques pures. La plupart proposant principalement des moteurs hybrides voir même hybrides rechargeables. Du coup, pour confronter la BMW 520i, seules les marques allemandes peuvent se battre face à celle-ci.

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On pourra citer en premier lieu, la nouvelle Mercedes Classe E et sa motorisation E200. Avec ses 204 chevaux, la Mercedes se montre tout aussi performante que la BMW. Cependant, de base, le tarif de la Classe E est 2 000 euros plus cher que la munichoise. Et si vous voulez vous faire un avis de la Mercedes, n’hésitez pas à aller regarder l’article d’Eddy qui a pu tester sa version E400 4MATIC.

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Et côté Audi dans tout cela ? Malheureusement, arrivant en fin de carrière et même si la routière d’Ingolstadt se montre aussi sympa à conduire, elle n’adopte pas de motorisation aussi « peu » motorisée. En effet, seule la version 45 TFSI est disponible avec ses 265 chevaux. Et quand bien même le tarif se montre avantageux (seulement 2 000 euros de plus que la BMW Série 5), le design reste un peu trop classique et il faudra attendre l’année prochaine (voir celle d’après) pour comparer avec la nouvelle mouture. En espérant qu’Audi continue à proposer des moteurs thermiques…

Essai BMW 520i : toujours la reine ?

Pour résumer, cette nouvelle BMW Série 5 nous a fortement séduite. Son comportement routier est typique de la marque, son moteur de 208 chevaux se montre séduisant et plein à tous les régimes et son style est dans l’air du temps. Même si son intérieur adopte les dernières mimiques de BMW, on aurait peut-être aimé un peu plus de fun dans cette nouvelle mouture.

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Cependant, malgré que les prix augmentent un peu partout chez les constructeurs, on peut soulever le fait que cette BMW 520i soit plutôt bien placée face à ses concurrentes directes. Comptez tout de même 87 415 euros pour notre modèle d’essai assez bien équipé mais ne pas oublier qu’elle démarre à 62 800 euros, soit 2 000 euros de moins qu’une Mercedes E200 à puissance équivalente. Ce qui peut faire réfléchir au moment de signer le chèque et démontrer que cette BMW Série 5 reste peut-être la reine des routières…

Crédits photos : Christian CONDÉ

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