Le Nouvel Automobiliste

Essai MG ZS EV Luxury : surprise de l’année 2020 ?

Depuis les années 1990, on ne compte plus les marques qui ont disparu du paysage automobile mondial. Oldsmobile, Saab, Rover… et MG. Sauf que cette dernière n’a pas tout à fait disparu. La parenthèse européenne est en passe d’appartenir au passé, MG revient avec un petit SUV. Et quitte à se faire remarquer, il le fait tout en silence grâce à une unique motorisation électrique que nous sommes allés essayer.

MG ZS, le retour en grâce de MG ?

Avant de parler du MG ZS proprement dit, un rappel historique s’impose :

  • 2001 : MG enrichit sa gamme et devient la griffe sport d’un Rover exsangue. Le roadster TF est rejoint par les ZR, ZS et ZT, clones au look remanié des Rover 25, 45 et 75. 
  • 2005 : clap de fin, MG-Rover Group disparaît et tombe sous une double escarcelle chinoise. MG appartient alors à Nanjing Automobile et Rover à SAIC. Rover est renommé en Roewe pour des raisons de droit (le nom a été vendu avec Land Rover) et l’activité cesse à Longbridge. Mais la séparation sera toutefois de courte durée.
  • 2007 : Nanjing Automobile est absorbé par SAIC. Quelques modèles plus tard, réapparaît le nom ZS. La paisible berline à cheval sur les segments C et D devient un SUV compact. Original, isn’t it ? Ce qui l’est plus, c’est que la MG ZS présentée en 2016 est devenu MG ZS EV en 2019, avec un moteur électrique. Et c’est avec cette version que MG revient après 15 ans d’absence en France. Pour le meilleur ? 

MG ZS is back

MG et plaisir peuvent-ils rimer avec électrique ? Et pourquoi pas, car avec 105 kW (143 ch) et un couple de 353 Nm, il y a de quoi se faire plaisir. Et le poids de 1 491 kg n’est finalement pas si exagéré pour un véhicule à batterie. Annoncée pour 44,5 kWh, celle-ci permet une autonomie WLTP théorique de 263 km. Comme c’est un dérivé d’une voiture thermique, la MG ZS EV n’a pas une architecture électrique spécifique, mais la greffe n’engendre aucun volume intrusif empiétant sur son habitacle.

En effet, le MG ZS EV propose une habitabilité correcte pour une personne d’1,80 m aussi bien à l’avant qu’à l’arrière. Il est juste surprenant que le passager central arrière n’ait pas d’appuie-tête… Il se consolera avec un tunnel central ne débordant que de quelques centimètres. Le coffre propose 448 litres, avec un double plancher qui masque les accessoires de recharge. Ce double fond crée deux cavités de part et d’autre du coffre qui permettent de caler bouteilles ou autres végétaux. Globalement, vous voyagerez confortablement, même à 5, dans le MG ZS EV.

Personnalité, où es-tu ?

Pourtant, les dimensions du véhicule sont plutôt raisonnables : 4,31 m de long sur un empattement de 2,58 m. Une taille digne d’une compacte à coffre dans les années 2000 et qui correspond désormais aux dimensions moyennes d’un SUV de segment B. Avec son 1,80 m de large, le MG ZS EV est ainsi proche d’un Peugeot e-2008. Mais alors que ce dernier respire la modernité et l’originalité, le MG ZS EV fait plutôt dans le classique. Une ligne quelque peu impersonnelle avec un peu de style Mazda, des proportions rappelant le tout premier Hyundai iX35 et de loin, des airs de Renault Kadjar. Un air de déjà vu, pas désagréable à regarder mais peut-être un brin trop classique ?

À en croire les réactions des passants, peut-être pas tant que ça finalement. Le modèle intrigue, le public identifie la calandre, se retourne sur le véhicule et reste parfois quelques minutes pour observer cette MG ZS EV. Certains commentaires comme « elle est belle cette voiture » nous arrivent même aux oreilles. Pour les férus de nouveauté, sachez cependant que la version thermique vient de subir un restylage… Bientôt en France ?

Ce restylage ne concerne cependant pas l’intérieur, qui manque lui aussi un peu de personnalité. Il serait même un poil daté. C’est peut-être dû au contraste entre les aérateurs centraux au dessin simple alors que les aérateurs latéraux au look turbine sont bien actuels. Ils se reflètent un peu dans les rétroviseurs au point de donner l’illusion qu’ils sont équipés d’objectifs sous le miroir. Pas de levier de vitesse mais une molette à la Jaguar pour sélectionner le sens de circulation. Au-dessus, 3 touches vous permettront de sélectionner le mode de conduite, choisir le niveau de récupération d’énergie cinétique et afficher le niveau de la batterie. La console présente une double hauteur pour y laisser son téléphone, le brancher et le connecter à l’écran central via Apple Car Play ou Android Auto. Sur ce point, c’est propre et classique et c’est ce qui est attendu d’un SUV actuel.

Les matériaux sont nombreux : plastiques moussés sur le haut de la planche et les contres-portes, plastiques laqués autour de l’écran et autour de la commande de vitesse, plastiques durs ailleurs… et une espèce de laque façon boiserie sur la console centrale. Si l’ensemble paraît chargé, il ne semble pas y avoir de matériaux de mauvaise qualité, sauf entre les sièges : d’un côté, le simili de l’accoudoir central est déjà fissuré ; de l’autre, le cache USB des places arrières semble bien fragile. Notons enfin deux extrémités de commodos teintés bleus, un détail inattendu ! Dans l’ensemble, certains revêtements seront sûrement sensibles aux rayures dans le temps mais pas plus que certaines concurrentes.

Chut, le revoilà !

Le silence, pour ceux qui n’ont jamais roulé en électrique, est une caractéristique marquante de cette motorisation, si bien que l’on se rend compte du bruit des autres bien plus facilement ! Surtout que notre essai commence avec le grand toit ouvrant ouvert. Alors, certes, il a fait beau en ce premier jour d’essai. Mais là n’est pas la raison. C’est le stress qui nous a poussé à l’ouvrir. En effet, appuyer sur le bouton clim’ nous a fait perdre 24 km sur les 266 km annoncés par le compteur. Alors pour s’aérer, rien de mieux que cette vue sur le ciel bleu.

L’autonomie, c’est une source de stress pour le néophyte de l’électrique. Mais le trajet prévu est bien en deçà des 266 km affichés au départ. Alors, pour gagner un peu de tranquillité, nous sélectionnons le mode éco et regagnons alors les 24 km potentiellement perdu avec la clim. 290 km, c’est Byzance ! Mais n’allons tout de même pas nous lancer dans une conduite énergivore immédiatement ; restons doux. Ce n’est pas très difficile car, dans les faits, la pédale d’accélérateur est plus « tendre » et permet une conduite plus coulée. La circulation dense du périphérique parisien se prête bien à ce type de conduite finalement, pour peu qu’on occupe les voies de droite. Et quand il faut accélérer, les 353 Nm de couple répondent toujours présent et de façon immédiate et constante. 

Conduite discrète

Il ne faut cependant pas abuser de l’accélérateur pour faire un départ chrono, la train avant ne le supporte pas trop et la voiture louvoie légèrement pendant quelques mètres. Et si le sol vient à être légèrement détrempé, le MG ZS EV patine un peu avec un démarrage au pied lourd. Clairement, le train avant se laisse déborder par le couple, et préfère de loin une conduite sage.

Après une pause au château de Breteuil, les routes de la vallée de Chevreuse le confirment : le MG ZS EV est agréable en conduite coulée. Le roulis est bien présent en virage et la direction est trop légère pour se la jouer pilote. Le véhicule reste malgré tout confortable et le dossier, pourtant dur à la première approche, n’altère pas le confort. Malgré des suspensions souples, la MG ZS EV réagit plus sèchement aux imperfections de la route ou aux ralentisseurs, qu’il faudra donc de préférence prendre à vitesse réduite pour ne pas créer d’inconfort.

Autre surprise, en dessous de 50 km/h, nous avons eu quelques interventions semble-t-il de l’ABS qui freine le MG ZS EV le temps de quelques microsecondes surprenantes. Pourtant, sur des freinages appuyées, le SUV sino-britannique est stable et freine court, bien aidé par le freinage régénératif, réglable sur trois niveaux. Nous avons majoritairement opté pour le niveau 3 : il ne permet pas l’arrêt complet du véhicule, mais c’est une bonne aide pour récupérer de l’énergie. Au point qu’à l’arrivée vers Rambouillet, nous avions utilisé 106 km d’autonomie alors que nous avons effectué 119 km en réel. Pas mal !

Le plein de pauses

La nuit tombe, il est temps de recharger l’auto sur une prise standard. Pour cela, il faut récupérer la prise qui est dans le double fond du coffre. A l’usage, il faut penser à sortir la prise avant de charger ce grand coffre… La trappe avant s’ouvre en appuyant dessus. La batterie était chargé à 63 % au début. Au bout de 2 heures, le compteur annonce 72 % et 25 km d’autonomie en plus. La nuit sera longue ! MG annonce une recharge de 7h30 en courant alternatif sur une prise domestique.

Au réveil, l’autonomie du MG ZS EV est au maximum. Après un running matinal, nous testons le mode Sport. Par rapport au mode Eco, la pédale d’accélération est plus réactive. L’autonomie a baissé de 12 km. Malgré la pluie, et donc les routes humides, les aides à la conduites n’interviennent pas en dehors de ces départs appuyés. Le mode Sport n’en fait pas une sportive, il permet juste de changer d’un quotidien de bonne routière en conduite coulée. A se demander si ce mode Sport est bien utile finalement.

La MG ZS EV propose de série le régulateur adaptatif. Il ne présente pas une ergonomie aisée (réglage de vitesse via commodo et remontée d’information à l’écran). Dans les petites villes ou sur les routes sinueuses remplies de radars, un limiteur de vitesse eut été plus utile. Le maintien dans la voie est aussi proposé et laisse une latitude intéressante sur des routes sinueuses. Il n’hésite pas à mordre sur une ligne blanche intérieure en virage mais a parfois une réaction trop sèche en sortie de virage. Heureusement, les 2 systèmes s’activent et se désactivent du bout des commodos situés à gauche du volant.

Lecteur zappeur

Oubliez cependant le lecteur de panneau, il n’est pas fiable, notamment en sortie de ville qu’il zappe systématiquement. Le détecteur de pluie est au contraire toujours adapté à la situation. Le désembuage du pare-brise est aussi très efficace mais à utiliser avec modération pour ne pas réduire trop l’autonomie.

La pluie a cessé et nous décidons de laver notre MG ZS EV. Il faudra alors ne pas oublier d’enlever l’antenne XL du pavillon pour ne pas l’abîmer. Concernant cette antenne, nous aurions d’ailleurs aimé que sa taille soit proportionnelle à la qualité du son des 6 haut-parleurs. Hélas, ce n’est pas le cas. Heureusement, le volume n’a pas besoin d’être trop haut, merci au silence du moteur électrique ! Cependant, les bruits de roulement et d’air commencent à être présents vers 90 km/h, sans être trop encombrants. Rouler à 130 km/h sur autoroute est tout à fait acceptable et confortable. Et bien que la consommation fasse descendre bien plus vite l’autonomie, logique, la conduite à cette vitesse n’est pas une punition. Reste la direction que nous aurions aimé un peu plus ferme dans ces conditions : son degré d’assistance électrique ne varie pas entre vitesse urbaine et extra-urbaine.

Retour en ville 

Petit point autonomie. Nous avons parcouru 134 km après ce périple autoroutier, et nous avons réduit les kilomètres restants de 125 km. Encore une fois, nous sommes sur un écart positif. Doit-on à nouveau remercier le freinage régénératif ? Sans doute. Sur certaines descentes du périphérique l’autonomie grappille ainsi un ou deux kilomètres. Retour en ville, il est temps de faire un stop pour faire découvrir le MG ZS EV aux autres membres du Nouvel Automobiliste et passer par la concession ouverte près de la place de la République.

Le créneau se fait facilement mais il est étonnant qu’aucun assistant au stationnement ne soit proposé. Il faut se satisfaire, ce qui reste suffisant, d’une caméra arrière et des bips associés. Ils sont toutefois absents pour l’avant, pourtant fortement exposé aux chocs urbains. Une fois la manœuvre terminée, nous profitons d’une pause en terrasse pour se brancher sur une borne à recharge rapide. Le temps d’un repas et les batteries ont fait le plein (40 minutes de recharge en courant continu). C’est reparti pour 260 km de conduite silencieuse.

MG ZS : un bon parti prix ?

Alors, partant pour passer au MG ZS EV ? Le SUV sino-britannique est proposé en 2 finitions : Confort et Luxury, respectivement proposées à 29 990 et 31 990 € (hors aides de L’État). La première offre les jantes 16 pouces, la signature lumineuse LED et les barres de toit côté look. A l’intérieur une sellerie « pied de poule » accompagne un écran tactile de 8 pouces avec la navigation. Son ergonomie est simple, les menus réduits, bref, il présente l’essentiel (radio, média, navigation et quelques réglages) et il se montre suffisamment réactif.

La version Luxury ajoute le capteur de pluie, l’alerte de changement de voie la surveillance de l’angle mort, la caméra de recul et l’alerte de circulation latérale arrière lors d’une marche arrière. Le grand toit ouvrant illumine l’intérieur en simili cuir et les sièges avant sont chauffants sur cette version. Les contres portes ajoutes des revêtements moussés (le haut de la planche l’est déjà dès la version confort). Les jantes passent à 17 pouces avec un graphisme un peu chargé diamanté noir.

Côté couleur carrosserie, pas beaucoup de choix. Seul le blanc Dover est de série. Le noir Pebble, le rouge Diamant, le cyan Aqua et « notre » bleu Regal sont proposés à 650 €. L’autre option proposée est le câble de recharge rapide.

Il y a de l’électricité dans l’air

Pour ce prix, le MG ZS EV se positionne face à quelques concurrentes plus compactes : 

Côté SUV, elle se frotte à l’autre offre abordable du segment : le Hyundai Kona, 407 km d’autonomie, à partir de 31 500 €. Les Kia e-Soul (35 990 €) et Peugeot e-2008 (37 850 €) commencent à marquer une nette différence côté tarif. Le MG ZS EV peut aussi se frotter à des concurrentes du côté du segment C. La Nissan Leaf, proposée à partir de 26 900 €, propose une autonomie équivalente de 270 km. La Hyundai Ioniq propose de rouler 41 km de plus pour une version d’entrée de gamme proposée à partir de 30 900 €.

Un SUV électrique à ne pas passer sous silence

Quel bilan pour ce MG ZS EV ? Positif, clairement. C’est en effet une belle surprise. Les a priori sur une voiture chinoise sont vite oubliés. La voiture n’est pas parfaite. Quelques équipements modernes qui s’adaptent pourtant bien à l’électrique sont manquants, comme des compteurs digitaux ou l’assistance au stationnement. Et puis, la conception générale nous fait penser que la voiture est un peu datée dans le détail. Mais c’est du pinaillage à ce niveau de prix.

Le MG ZS semble parfaitement correspondre à la définition de la « bonne voiture » : son design extérieur apparaît de bon goût tout comme son intérieur, au demeurant plutôt bien fini. A son volant, on ressent une impression similaire : le MG ZS offre une expérience de conduite agréable, sans plus. En fait, la plus grande force du ZS est aussi sa plus la plus grande faiblesse : celle d’être relativement bon partout, sans laisser un souvenir impérissable nulle part. Son rapport prix/prestations (29 990 euros hors bonus et éventuelle prime à la conversion) fait cependant de ce SUV électrique à l’équipement pléthorique un véhicule très recommandable. D’ailleurs, c’est bien simple : il n’a aujourd’hui pas d’équivalent sur le marché.

Adrien

Le MG ZS EV est peut-être à l’industrie automobile ce que les smartphones chinois ont été à l’univers du téléphone lorsqu’ils ont inondé le marché européen il y a quelques années. On ne peut pas franchement dire qu’il est le plus sexy de sa catégorie mais son dessin, à défaut d’excentricité, rassure. On ne peut pas affirmer que son intérieur est totalement exempt de petits défauts d’assemblage, mais la synthèse demeure très satisfaisante et flatteuse à l’œil. Il serait péremptoire d’écrire que le MG ZS EV est le plus plaisant à mener des véhicules électriques sur le marché. Mais avec son bloc de 105 kW, il ne manque pas de tonus, vous mène en toute sécurité (il a décroché 5 étoiles au test Euro NCap, longtemps considéré comme le verrou à l’introduction de modèles chinois sur le sol européen) et sa consommation mesurée lui permet, en dépit de sa batterie de 44,5 kWh, de proposer des chiffres d’autonomie tout à fait satisfaisants. Bref, voilà un cocktail qui, si l’on excluait le facteur prix, serait intéressant. Alors, à 29 990 €, cela devient carrément séduisant ! Reste à densifier le réseau de distribution de la marque pour prouver aux acheteurs sa viabilité dans le futur.

Jacques

Étonnant retour pour MG, qui illustre parfaitement l’évolution de la société. Notre époque n’est plus aux petits cabriolets, elle est aux SUV urbains et malgré une conception pas des plus récentes, le ZS coche toutes les cases des qualités et équipements attendus sur une voiture moderne. Il y ajoute même un style homogène, quoiqu’un peu « sauterelle » à cause d’une ligne de caisse trop haute, des finitions satisfaisantes pour la majorité des clients, et forcément un prix intéressant pour qui n’avoir que 260 km d’autonomie n’est pas source d’angoisse. Si le confort est très « watté » à bord avec une direction légère et des suspensions qui pompent, on s’habitue vite à le conduire sans difficulté. Il y a 15 ans, l’automobile chinoise faisait peur (souvenez-vous du JMC Landwind !) et MG disparaissait ; maintenant, l’automobile chinoise ne fait plus peur et MG lui sert de tête de pont, évoquant même des souvenirs à certains passants croisés. O tempora, o mores : le monde a changé et une partie du talent de ce ZS est d’avoir su se couler à merveille dans le moule du marché européen. Rendez-vous dans 15 ans pour vérifier si la greffe a pris ?

François

Car même si il faut débourser 29 990 € pour accéder à la MG ZS EV, elle présente un bon rapport prestation/habitabilité/prix. Et pour peu que vous soyez dans la cible des aides d’État, son prix peut devenir compétitif. Reste à passer la barrière du réseau… un peu comme Tesla finalement. Reste aussi à pouvoir acquérir le véhicule car si vingt points de vente seront à terme disponibles, il n’y en a pour le moment qu’un seul, à Paris. Notez toutefois qu’un partenariat avec un grand réseau français d’entretien doit être communiqué sous peu. Suffisamment rassurant pour sauter le pas ?

Article : Guillaume AGEZ pour Le Nouvel Automobiliste

Crédits photos : Romuald Terranova, François Mortier et Guillaume AGEZ pour Le Nouvel Automobiliste

*isn’t it? = N’est-ce pas?