Si on vous parle d’un cabriolet de près de 400 ch, on pense immédiatement à un malus salé. Et dans le cas du BMW M440i Cabriolet, difficile de dire le contraire, avec plus de 22 000 € à débourser en supplément. Pour autant, face à certains concurrents encore plus lourdement pénalisés, il s’en sort presque “bien”. Grâce à sa micro-hybridation, il parvient à contenir (un peu) la facture, tout en conservant un six cylindres en ligne de 392 ch. Serait-ce alors le bon compromis ? Un “baby M4” capable de donner le sourire, tout en restant relativement raisonnable au vu de son standing ? On vous explique tout.
Essai BMW M440i : un style toujours aussi controversé ?
Nous avions testé le BMW Série 4 en version Cabriolet il y a maintenant 4 ans, dans sa motorisation 20i. A l’époque, sa face avant faisait débat, avec ses gros naseaux. Force est de constater que cela n’a finalement pas pénalisé ses ventes, puisque la marque munichoise continue de le proposer aujourd’hui, avec un léger restylage.

En effet, les projecteurs avant adoptent un style moins globuleux qu’auparavant, avec une nouvelle signature lumineuse, plus fine. Du côté des feux arrières, le dessin a légèrement évolué aussi, avec un graphisme inédit permettant d’identifier le restylage.
| Caractéristique | BMW M440i |
|---|---|
| Puissance | 400 ch |
| Couple maxi | 40 Nm |
| Consommation WLTP | 6 l/100 km |
| Émissions CO₂ (WLTP) | 8 g/km |
| Prix de départ | — |
| Prix version essayée | — |


Pour le reste, c’est du pareil au même avec une ligne de caisse toujours aussi identifiable et élancée. Elle est notamment valorisée par la capote en toile, en lieu et place du toit rétractable qui « cassait » un peu le design des précédentes générations. Cette capote s’ouvre et se ferme en moins de 18 secondes et ce jusqu’à 50 km/h.
Essai BMW M440i : un intérieur toujours aussi qualitatif ?
Lorsque l’on pénètre dans l’habitacle de ce BMW M440i Cabriolet, on remarque tout de suite que rien ne change, ou presque. Si le dessin des aérateurs a légèrement été revu, on retrouve les mêmes attributs qu’avant facelift, comme le BMW Curved Display regroupant le combiné d’instrumentation face au conducteur et l’écran central tactile.



Sans surprise, la qualité des matériaux et des assemblages reste de (très) bonne facture, en partie haute comme en partie basse avec la sellerie cuir étendu « Merino » dénommée Elfenbeinweiss, combinée à des inserts décoratifs M en fibre de carbone (options à 1 850 euros).



En revanche, même si le BMW M440i permet théoriquement d’embarquer quatre passagers cheveux au vent, la place est restreinte à l’arrière, et encore plus capote fermée.
Essai BMW M440i : une gamme complète, qui peut vite coûter cher
Là où la plupart des constructeurs concentre leurs efforts sur un panel de motorisations réduit, la firme allemande propose, quant à elle, une multitude de moteurs essence comme Diesel pour son cabriolet Série 4. Les clients ont ainsi le choix entre cinq motorisations, du moteur 20i de 184 chevaux à la version Motorsport (M4) de 530 chevaux.





En ce qui concerne notre modèle d’essai, celui-ci se pare de différents packs et options dipsonibles sur le configurateur. On retrouve, entre autres, le volant chauffant, les suspensions SelectDrive M, le pack M Sport Pro, le chauffe nuque, le pack Innovation ou encore le pack Confort. Avec tout cela, le prix des options s’élève à 18 430 euros, à rajouter aux 85 900 euros de base de cette version M440i.
Essai BMW M440i : héritage préservé
Les aficionados du constructeur munichois seront comblés par la présence d’un moteur 6 cylindres dans ce BMW M440i. Cependant, malus oblige, BMW a remplacé l’alterno-démarreur entraîné par courroie par un alterno‑démarreur monté sur le vilebrequin.

Bilan des courses ? Le BMW M440i Cabriolet baisse ses émissions de CO2 de 8g/km, écopant ainsi d’un malus écologique de « seulement »… 22 772 euros (barème 2026). Oui, ça reste énorme. Mais chez la concurrence, le malus dépasse parfois les 40 000 euros. Donc, toutes proportions gardées…

Parlons technique, à présent : le restylage a entraîné une légère augmentation de la puissance du moteur, passant de 374 à 392 ch, tandis que le couple maximal gagne 40 Nm pour ainsi s’établir à 540 Nm.
Les sensations sont là, dès le démarrage, avec un bon « vrombissement » du moteur et des accélérations capables de vous scotcher au siège. La sonorité envoutante du 6 cylindres maison finit d’achever ce tableau idyllique et constitue un régal pour les oreilles au moment du passage des vitesses.

Néanmoins, avec près de 400 ch, la question de la consommation se pose – même si ce n’est pas forcément le critère principal pour les clients de ce type de véhicule. Et sur ce point, la surprise est plutôt bonne. À allure modérée sur le réseau secondaire, on tourne autour des 6 l/100 km, et sur autoroute, on dépasse à peine les 7 l/100 km.
En revanche, en ville ou en conduite plus soutenue, la consommation grimpe nettement : comptez environ 10 l/100 km en usage urbain, et facilement plus de 16 l/100 km dès qu’on sollicite davantage le six cylindres.
Essai BMW M440i : un châssis toujours aussi efficace ?
La réponse est oui, comme c’était déjà le cas sur la version 420i que nous avions précédemment essayée. Les suspensions, bien que typées « sport », absorbent sans aucun mal les différentes aspérités de la route, à faible comme à haute vitesse. Et ce, malgré les jantes de 19 pouces de notre modèle d’essai.


En termes de comportement routier, le BMW 440i Cabriolet se montre également très convaincant, avec un train avant et une direction précis, que l’on soit en mode Eco Pro ou Sport. De quoi placer le véhicule au millimètre dans chaque enchaînement de virages.

A noter que cette version 40i dispose d’une transmission intégrale xDrive, garantissant une motricité hors-pair sur tout type de revêtement.
Essai BMW M440i : quelques rivaux, encore plus « malussés »
Si on regarde du côté des cabriolets de près de 400 chevaux, le véritable rival du BMW M440i Cabriolet est le Mercedes CLE Cabriolet, dans sa version 450. En effet, avec son six cylindres suralimenté de 381 ch et sa transmission intégrale, il se positionne pile en face du cabriolet BMW.
Cependant, avec une hybridation plus légère et surtout un tarif de base élevé (87 000 €), il perd du terrain – sans compter les 30 000 € minimum de malus CO₂, qui n’arrangent rien.

Autre prétendante face à ce BMW M440i Cabriolet : la Porsche 911 Carrera Cabriolet. Certes, sa puissance est comparable, avec 394 ch, mais avec seulement deux places et un tarif débutant à 154 200 €, elle se retrouve clairement hors compétition. Même si, sur le plan du châssis, elle reste plus affûtée que la BMW.
Essai BMW M440i : une BMW M4 moins onéreuse ?
Clairement, avec un prix de base de 85 900 € auquel s’ajoute plus de 22 000 € de malus, la note est salée. Mais face à ses concurrentes, ce BMW M440i Cabriolet apparaît finalement presque bien placé. Avec sa puissance généreuse, sa sonorité remarquable et sa vraie polyvalence au quotidien, il permet surtout de rouler cheveux au vent à quatre, même s’il ne fait pas si bon que cela d’être à l’arrière.

Photos : Christian CONDÉ



























































































