Le Nouvel Automobiliste
Mazda MX-5 NA Pit Crew Nissan 350Z Nissan 300ZX BMW Série 2 Coupé

Un week-end entre « nouveaux automobilistes » pour quatre essais !

Un barbecue : c’est un excellent prétexte pour… passer des heures à parler bagnoles et à essayer plusieurs voitures. Le rendez-vous est pris chez un des deux François de l’équipe. L’autre François, Adrien, Eddy, Jacques, Thibaut et moi-même nous joignons aux festivités en compagnie de Stéphanie. Et de plusieurs voitures. Vous ne saurez rien du repas, mais vous aurez mes impressions sur les forces en présence !

Nissan 350Z : la reconquête du Z

Nissan 350Z

Première expérience en Nissan 350Z en ce qui me concerne. Mieux vaut tard que jamais, c’est certain. Et c’est tout aussi certain que j’ai fort apprécié cette voiture. De A comme allure à Z comme… 350Z. Son look m’a toujours plu depuis sa présentation, sans doute la plus belle période du design Nissan, sa renaissance après le marasme qui a suivi la crise japonaise des années 90. Je garde d’ailleurs une certaine tendresse pour la Maxima contemporaine de cette 350Z. Ma tante américaine également, ravie de son acquisition d’alors. Mais revenons à ce splendide coupé : des lignes audacieuses, agrémentées de Z plus ou moins subtiles, un habitacle qui sent certes bon la décennie 2000 mais dans le bon sens du terme, des détails sympathiques comme les poignées de portes, les catadioptres avant, les compteurs solidaires de la colonne de direction ou les sièges. Je suis fan.

Quant à la conduite ? Une très bonne surprise. Elle n’a pas pris une ride. Enfin, si, en ce sens que la 350Z n’est pas une 5 portes dotée d’une garde au sol rehaussée et d’extensions d’ailes en plastique brut… Mais je n’ai pas envie de donner de mauvaises idées à Nissan… Plus sérieusement, ses performances sont toujours appréciables de nos jours, tout comme l’agrément ou la tenue de route. Pour faire simple, la direction est plutôt précise, le moteur pousse à tous les régimes, la commande de boîte frise la perfection tant dans son maniement que dans son étagement. Bref, un beau coupé, un bon coupé. Et sans aucun doute un bel achat d’occasion en perspective pour ceux qui se laisseront tenter !

Nissan 300ZX : toi ? Tes toits !

Nissan 300ZX

Peut-être est-ce mon jeune âge (oui, j’insiste, sous la quarantaine, on est jeune… Je bougerai sans doute le curseur dans quelques années, bien entendu), mais le look de la Nissan 300ZX ne m’a jamais vraiment emballé. Pourtant, avec la perspective de 2022, elle a fini par me plaire. Est-ce la lassitude d’une société automobile ayant rangé les coupés et les cabriolets parmi les Dalits, la caste des intouchables, tandis que les Brahmanes SUV prêchent leur supériorité auprès d’une clientèle qui, tout en faisant mine de les accuser de tous les maux écologiques du moment, ne peut s’empêcher de les acheter. Faute de choix en concessions ? La poule ou l’œuf ? Toujours est-il que la diversité automobile me manque et que ce Nissan 300ZX est finalement très élancé et délicieusement sportif dans son look. Et puis avouez que le toit Targa est juste génial : deux panneaux amovibles en 2 minutes et vous voici au volant d’une voiture on ne peut plus singulière. Et vous, c’était quand votre dernière expérience à bord de ce genre de carrosseries ? Sans doute jamais et c’est justement là le problème : une fois ce dispensable toit ôté, nous voici à bord de l’extérieur. La sensation est extrêmement agréable, plus de montants latéraux, un sommet de pare-brise loin de votre encéphale, vous voici à profiter pleinement du ciel bleu et du grand air.

Les performances ? Franchement, peu importe et d’ailleurs, elles sont un peu décevantes, vues de notre époque. La tenue de route, en revanche reste plutôt d’actualité et si l’embrayage et la boîte de vitesses sont un peu fermes, peu importe : l’intérieur offre un look délicieusement délirant digne du Japon que l’on adore, à l’image des commandes de clim, de la partie inférieure de planche de bord garnie de moquette ou de la qualité générale absolument irréprochable, comme l’étaient les Nissan d’avant la venue du Cost Killer, certes salvateur à court et moyen terme. Il n’y a qu’à voir la très réussie 350Z pour s’en convaincre : Carlos n’a pas eu que des mauvaises années.

Mazda MX-5 NA Pit Crew : petit cruiser

Mazda MX-5 NA Pit Crew

J’aime beaucoup le design de la première Mazda MX-5. Celui des troisièmes et quatrième générations aussi, d’ailleurs. Alors franchement, à quoi bon apposer un kit sur une voiture aussi réussie ? Je n’en sais rien. Mais quelqu’un l’a fait. Et quelqu’un d’autre l’a achetée. Je ne te juge pas, François. Sans parler du fait qu’ils lui ont mis le volant du mauvais côté. Peu importe, finalement, on s’y fait vite. Et on s’amuse quand même. Certes, la puissance ou le couple n’ont pas de quoi me décoiffer, surtout que je commence sérieusement à me dégarnir. Mais c’est un autre sujet. Il suffit de dépasser les 4000 tr/min pour avoir quelques sensations. Amateur de Diesel au fond de moi, cette notion semble quelque peu m’échapper sur les premiers kilomètres, mais pourquoi pas aimer une voiture un peu creuse à bas régime ? Il faut de tout pour faire un monde.

Le levier de vitesse en forme de boule de billard est rigolo à manier, la rétro vision est quasi inexistante à cause de miroirs ridiculement petits. Quant au look ? Le kit est soigné, néo-rétro, fait fi de toute contrainte moderne d’homologation mais honnêtement, je préfère une MX-5 pur-jus. Mais je ne boude pas mon plaisir, c’tétait la première fois que je conduisais une MX-5 NA. Et même une MX-5 tout court ! Ne me jugez pas.

BMW Série 2 Coupé : vous m’aviez caché qu’elle était belle !

Essai BMW Série 2 Coupé 220i 2022

Arrivé dans le jardin de l’ami François, je descends du discutable Tahoe qui me sert de monture et qui vous vaudra un article. Coup d’œil rapide sur la 300ZX déjà stationnée, mon regard s’attarde sur la BMW Série 2 noire qui la jouxte. Ca alors… Mais elle n’est pas moche ! Alors que je n’apprécie pas vraiment les dernières BMW (rendez-nous Chris Bangle !), et en particulier leurs haricots géants ou la quasi-absence voire absence du Hoffmeister Knick, sans parler de la vulgarité du concept car XM, je suis agréablement surpris par ce nouveau coupé BMW Série 2. Premièrement parce qu’il ne partage rien avec la Série 2 Gran Coupé, basée sur la Série 1, traction à moteur transversal. Ici, on a affaire à une plateforme de BMW Série 3 raccourcie : propulsion (ou Xdrive), moteur longitudinal, on lui pardonnerait presque d’avoir abandonné sa déclinaison cabriolet tant on est soulagé de la voir rester en phase avec ce qu’on peut attendre d’une « vraie » béhème. Puisqu’on évoque l’architecture mécanique, elle permet de belles proportions à ce coupé compact, seul sur son segment, triste époque, vous dis-je.

Les petits projecteurs sont finalement plutôt bien proportionnés, la calandre « ouvertement fermée » dans certaines conditions n’est finalement pas perturbante avec ses volets actifs exposés au regard, la poupe est équilibrée et les feux ne jurent en rien, alors que le profil certes emprunt de thèmes de style évoquant les BMW modernes, est bien dessiné et garde les marqueurs de la firme bavaroise. Un vrai beau coupé BMW, digne héritier de sa lignée. Quant à sa conduite ? Un très bon daily, à n’en pas douter, mais forcément trop lisse lorsqu’on a auparavant conduit la 300ZX, la 350Z et la MX-5, dans cet ordre. Sans parler du Tahoe… puisqu’on en a déjà parlé ici ! En tous cas, si vous recherchez une voiture bien exécutée, pas trop vorace, assez dynamique et qui ne soit pas un bête SUV, ce coupé BMW Série 2 a plein d’arguments. Et c’est sans doute ma plus grande surprise du week-end ! Retrouvez ici l’essai complet de cette voiture.

Photos : Eddy P., Thibaut Dumoulin, Le Nouvel Automobiliste

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