De Vincennes à Meudon en passant par Paris, plus de 750 véhicules anciens ont traversé la capitale dimanche 20 juillet au matin, se jouant des embruns et d’une météo changeante. On revient en images sur ce beau moment de ferveur automobile !
8h00 devant le Château de Vincennes : l’appel aux drapeaux !
Le départ de la Traversée de Paris change de nouveau de physionomie. Avant le Covid, les voitures stationnaient devant le château ; puis, durant la pandémie et après, des files d’attente nominatives ont été instaurées pour permettre aux participants de retirer plus rapidement le carnet de route et la plaque, sans avoir à sortir de voiture.

























Cette année, le dispositif est poussé un cran au-dessus, avec la première distribution d’un drapeau national (France, Belgique, notamment) à accrocher aux vitres de la voiture, puis d’une remise des livrets en 3 files selon le nom de famille des inscrits. A la clé, un départ plus rapide et fluide, sans trop d’attente ni de bouchons dans les rues adjacentes au château.
Une nouvelle fois, le tracé autorisé à l’association Vincennes en Anciennes prévoit une traversée sans arrêt vers les Terrasses de l’observatoire de Meudon, sans les traditionnels passages à la Concorde, aux Invalides ou à Montmartre. D’un bois à l’autre, en passant par celui de Boulogne, les participants ont pu découvrir les grandes artères de la Capitale en profitant de la circulation relativement calme d’un dimanche matin d’été.










Au départ, nous découvrons avec curiosité un autocar cabriolet Latil, superbe exemplaire « Voyage Excursion Pullman » ainsi qu’une mini cyclecar Mochet, aux côtés de classiques de la collection et des quelques youngtimers audacieux (BMW Z1, Citroën AX Sport dans une teinte dorée qui n’est pas d’origine…). Soulignons la venue d’une Marcos et d’une Renault Monaquatre, et il est déjà temps de prendre la route !
9h20 : Dans le Quartier Latin

Sur les routes détrempées de la capitale, les premières voitures de la Traversée débutent leur procession. Le tour de la Rive gauche passe par les quais et la Cathédrale Notre-Dame, et c’est face à l’Institut du Monde Arabe que nous immortalisons certains participants.
Un groupe de Jeep, une Peugeot 202, une Citroën C4 (des années 1920 !) ainsi que quelques Alfa font vrombir leurs moteurs. Sous la pluie qui redouble, cap est mis à l’ouest après avoir longé le cinéma La Pagode, toujours en plein chantier.















10h10 : Cap sur la Place Vauban
Le lieu célèbre de l’ancienne Ronde des Bannies accueille le passage de la Traversée de Paris, offrant aux voitures une vue impressionnante sur le Dôme des Invalides. Outre des Jeep, ce sont des Mercedes W124 garées qui nous intriguent : toutes les carrosseries sont réunies, de la berline au break en passant par le coupé et le cabriolet !










De courageuses Alfa Romeo bravent les éléments, surtout des GTV6, dont la sonorité du V6 Busso vient faire oublier la pluie battante. Les éléments sont contre les velléités d’arrêt, alors reprenons la route vers la Rive Droite.
10h50 : Au chevet du Soldat Inconnu
La pluie ne faiblit pas et la circulation se fait dense en haut des Champs-Elysées, où la Traversée prévoit de faire le tour de la place de l’Etoile. Certains imaginent pouvoir s’y arrêter mais sont vite invités à ne pas rester, alors que les touristes ne savent plus s’ils sont venus photographier l’Arc de Triomphe, la flamme du Soldat inconnu, ou les voitures anciennes qui animent la capitale.














Coup de chapeau à une Aston Martin DB6 toute de rouge pimpante, ainsi qu’une inattendue Fiat 514 des années 1920 sous la capote de laquelle le conducteur lutte face aux ondées. Le mieux à faire est encore de rouler, cap au sud ouest pour traverser la Seine !
11h30 : Meudon, nous voilà !
Jamais encore nous n’étions arrivés si tôt à la destination finale d’une Traversée de Paris. La raison en est principalement climatique, et c’est ainsi que l’on peut s’installer dans le jardin de l’Observatoire pour une pause champêtre bien méritée tant pour les voitures que pour les participants. Mieux encore, le ciel se lève et le soleil apparaît !















L’occasion parfaite pour immortaliser l’arrivée des véhicules : les voitures, les autobus, les tracteurs mais aussi les militaires et même un camion de convoi exceptionnel ! Coup de chapeau enfin aux mobylettes et autres solex et cyclistes qui auront, plus encore que les autres, eu à braver les caprices du ciel.
Nouveauté de cette édition de la Traversée, la présence de plateaux d’exposition, notamment autour de la thématique du rallye raid. L’occasion d’admirer une R5 qui a participé au premier Paris-Dakar en 1978, une DS de 1981 vue à Rétromobile, ainsi que toute la grande variété de modèles inscrits ce 20 juillet : Nissan Figaro, R4 limousine, utilitaire UAZ, BX Sport avec ses phares Morette, le club Panther, Citroën 5HP, Renault Espace ex-Sanicar, Hotchkiss Monceau carrossée par Chapron, une SM de Rallye à côté d’une Austin Standard…













































Tous les goûts étaient une fois de plus sur la route de la Traversée de Paris, pour une manifestation qui aura encore fait le plein et qui aura su se jouer de la météo. La clé d’un événement réussi, qu’il nous tarde déjà de retrouver l’hiver prochain !
Photos : Le Nouvel Automobiliste