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C’est la troisième fois cette année que nous rencontrons Paula Fabregat, cette fois-ci pour échanger autour du Renault Symbioz. Et ce n’est peut-être pas la dernière ! En attendant, concentrons-nous sur la nouveauté du jour, qui pourrait bien devenir un best-seller et peut-être, la nouvelle poule aux œufs d’or de Renault. Si le lien de parenté avec le Renault Captur est évident, il y a surtout une bonne dose de voiture à vivre. Découvrons-en plus en détail avec la responsable du Design des segments A, B et C Entry.

Renault Symbioz 2024 Reveal Paul Fabrega 26

Le Nouvel Automobiliste : Pouvez-vous nous expliquer la genèse du Renault Symbioz ?

Paula Fabregat : Le Renault Symbioz est une voiture rationnelle et cohérente. C’est un produit stratégique. Nous avions deux voitures à succès : Renault Captur et Renault Austral, avec de la place entre les deux, pas seulement en termes de gabarit, mais aussi en termes d’offre et de prix. Autre atout, la plateforme CMF-B permet, en plus de couvrir le segment B, d’aller chercher le segment C comme nous l’avons déjà fait, avec succès, avec le Renault Arkana.

L’enjeu de ce projet n’a pas seulement été de créer Renault Symbioz, il fallait proposer les bonnes prestations. Ce projet a également profité au Renault Captur restylé qui a monté en gamme par son équipement.

Quelle silhouette voulions-nous pour cette voiture ? Nous voulions une voiture familiale qui soit force de créativité. Nous avons bien sûr exploré des silhouettes plus aérodynamiques, fastback ou carrées. Luca de Meo nous a donné une directive : je veux une « sexy box ». L’enjeu était finalement facile, car nous avons de bonnes proportions, elle n’est pas si longue (441 cm) et bien aidée par le capot horizontal.

LNA : Comme vous le citiez, vous proposez déjà Renault Arkana, pourquoi ne pas avoir développé Symbioz sur cette esthétique plutôt que Captur ?

PF : Le Renault Arkana a aussi des belles proportions, mais donne l’impression d’être plus haute avec une silhouette très dynamique. Nous voulions avec Symbioz une silhouette qui se rapprochait du break.

LNA : Au-delà d’une ligne différente malgré des éléments communs, vous avez continué à distinguer le Renault Captur et le Renault Symbioz dans des selleries, les jantes…

PF : Nous avons eu une page blanche dès le départ, malgré la base commune. Leur positionnement est différencié, l’une citadine et sportive, l’autre plus élégante et sophistiquée. Renault Symbioz se différencie avec la finition Iconic qui lui appartient et se différencie : plus haut-de-gamme, avec de très beaux tissus, le logo embouti dans les sièges, le cuir non animal avec le décor aluminium brossé dégradé. 

LNA : Nous sommes surpris de découvrir l’absence de bi-ton sur le Renault Symbioz…

PF : C’est aussi une façon de créer une différence avec le Renault Captur. Le bi-ton ne doit pas être systématique. Le Renault Symbioz a une silhouette de break, le bi-ton casserait la ligne. 

LNA : Le pièce rapportée du montant D, très travaillée, très structurelle, sera-t-elle amenée à proposer une différenciation de teinte ?

PF : Non, cette pièce a été beaucoup travaillée, en rapport avec l’angle d’inclinaison du vitrage. La balance est pour nous parfaite, ni trop petite, ni trop grande. La remontée de la vitre de custode a aussi été déterminante, et nous avons voulu la prolonger avec cette pièce facettée. La différencier en noir casserait la ligne car elle ne prolonge pas totalement les vitres latérales. Cependant, pourquoi ne pas avoir une animation sur une partie de cette pièce ? 

LNA : Cette pièce reflète bien la ligne de Renault Symbioz, simple d’apparence, plus travaillée dans le détail. C’est le cas des feux, avec une partie très travaillé sous une forme simple. Pouvez-vous nous en dire plus ?

PF : Dans notre langage, nous parlons de volumes sculptés. Seuls, ils ne fonctionnent pas, il faut créer du contraste. Le contraste va créer un sentiment de technologie et de désir, c’est un équilibre à trouver. Chez Renault, l’équilibre se trouve entre les détails et la caisse. La caisse est une sculpture avec quelques lignes tendues, les parties géométriques en 3D viennent dynamiser la ligne. Les feux par exemple, avec l’aspect Ice Cube (glaçon), participe à cet équilibre. Ice Cube n’est pas un mot marketé, c’est vraiment un mot qu’on a utilisé dans les équipes design.

LNA : Sous les feux, à quoi sert la pièce noire verticale qui casse l’horizontalité globale ?

PF : Les arrières arrondis desservent l’aérodynamisme, même si nous, designers, nous aimerions laisser l’arrondi. Pour limiter les turbulences aérodynamiques, il faut trouver des astuces de style pour intégrer des pans coupés. Certains constructeurs assument les lignes cubiques, nous souhaitions quant à nous conserver les courbes. Nous avons conservé la rondeur au niveaux des feux, et nous avons ajouté cette verticalité dans le prolongement des feux.

LNA : De quel élément êtes-vous la plus fière sur Renault Symbioz ?

PF : Les feux arrière ! Ils aident à structurer l’arrière de Symbioz et c’est curieux, car l’arrière et l’avant ont la même structure, c’est pour ça que je parle de voiture cohérente et rationnelle.

LNA : Merci Paula Fabregat

Renault Symbioz Iconic 2024 Exterieur Detail 089

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Photos : Guillaume AGEZ