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On le sait, l’industrie automobile chinoise n’a pas fini de conquérir le monde. Après les innombrables créations de marques et de sociétés, vient désormais le temps des consolidations et des alliances. On fait le point sur les deux sujets de ce début de semaine : Renault avec Geely au Brésil et le possible regroupement de Changan avec Dongfeng pour créer un grand groupe. 

Renault et Geely : partenaires de samba au Brésil

Renault Group et Geely ont signé un accord-cadre pour étendre leur coopération stratégique au Brésil. Cet accord vise à renforcer la présence des marques respectives des deux groupes sur ce marché du Mercosur. Geely investira pour devenir un actionnaire minoritaire de Renault do Brasil, permettant ainsi l’accès à des ressources locales de production, de vente et de services. 

Le partenariat inclut la production et la commercialisation de véhicules zéro et à faibles émissions par Renault do Brasil, qui deviendra également distributeur des véhicules de Geely au Brésil. 

La collaboration devrait accélérer l’expansion de Geely dans ce pays, en bénéficiant des forces commerciales de Renault. Vous avez dit loup dans la bergerie ? Cette alliance est une continuation de la relation  déjà établie entre les deux groupes, notamment à travers des coentreprises en Corée du Sud et dans le domaine des moteurs et transmissions.

Dongfeng et Changan : bientôt unis par la Chine ? 

Dongfeng et Changan : des noms qui vous rappellent sans doute les deux JV chinoises de l’ex-groupe PSA. Retrouvez d’ailleurs ici et nos analyses sur le groupe Stellantis et la Chine

Ainsi, les constructeurs automobiles chinois Changan et Dongfeng seraient en passe de fusionner sous l’impulsion du gouvernement chinois. 

Cette fusion serait motivée par leurs retards dans le développement de véhicules électriques : actuellement, les ventes de voitures électriques représentent seulement un quart du total pour Changan et moins d’un sixième pour Dongfeng, alors que le marché chinois affiche plus de 40% de ventes de véhicules électriques. 

Le nouveau groupe issu de cette fusion pourrait devenir un géant de l’automobile, dépassant BYD en Chine et se plaçant au sixième rang mondial des ventes, derrière Stellantis mais devant Ford. Derrière cette imposante image, cette fusion pourrait aussi être vue comme une tentative de redresser deux marques qui ont du mal à s’adapter aux tendances du marché.

Sources : Renault et Frankfurter Allgemeinen Zeitung