Le Nouvel Automobiliste
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Essai Mazda CX-5 restylé 2.5 Skyactiv-G : Homura mon amour

Nouvel essai, nouveau SUV ! On s’attaque aujourd’hui au facelift du Mazda CX-5. Une chose est certaine : la teinte Crystal Red Soul de Mazda est à tomber par terre. On pourrait la mettre sur n’importe quelle création de le Quément ou de Chris Bangle qu’on trouverait le véhicule magnifique. Mais Mazda n’a pas cédé à la facilité sur son SUV familial CX-5. Si les retouches apportées sont subtiles, elles sont néanmoins visibles et apportent un surcroît de classe à une ligne déjà fort élégante. En outre, ce CX-5 fait le plein de nouveautés mécaniques -sans toutefois adopter de motorisation hybride !- et technologiques que nous allons vous détailler au cours de cet essai du Mazda CX-5 de dernière génération.

Mazda CX-5 : un nouveau look encore plus aguicheur

Essai Mazda CX-5 Homura

5 ans après son lancement, le CX-5 de génération actuel s’est offert un bon restylage en ce début d’année 2022. Bon, car il le modernise sans lui faire perdre la fluidité et le charisme dont il disposait.

Le changement s’opère principalement sur la face avant, qui gagne en agressivité grâce à un traitement plus foncé des blocs optiques qui semble les affiner et à l’adoption d’une signature lumineuse double en virgules, plus horizontale et plus moderne. La calandre s’affirme également avec des motifs plus espacés. Sur notre version, une petite touche de rouge apporte une petite fantaisie discrète mais élégante.

Mazda CX-5 profil

De profil, les designers ont fait l’inverse du traitement de la face avant. Au lieu de chercher à élargir le véhicule visuellement, ils l’ont affiné avec des passages de roues plus fins, pour une allure plus dynamique… et moins SUV. Ces passages de roues sont noirs sur certaines finitions comme la nôtre, la Homura, et demeurent en plastique sur les 4 premiers niveaux, notamment la Newground, disponible uniquement en 4×4.

L’arrière est dans les canons de style japonais avec ses feux retravaillés qui reprennent la signature lumineuse de l’avant. L’ensemble est toujours léché avec ses grosses sorties d’échappement de part et d’autre et son allure très rebondie. Cet arrière lui donne une allure massive renforçant le côté élancé vers l’avant, en phase avec un gabarit assez imposant de 4,57 m de long.

A bord du Mazda CX-5 : le clic, c’est chic

Mazda CX-5 intérieur

Dans l’habitacle du Mazda CX-5 restylé, c’est le sérieux et la sobriété qui priment. Mazda ne cède pas (encore) à la mode du tout tactile et à la propagation d’écrans surdimensionnés usant et abusant d’effets visuels pour en mettre plein les yeux. Et c’est tant mieux.

La présentation est classique, rehaussée sur cette finition Homura de surpiqûres rouges, mais bien agencée et de bonne facture. L’ écran trône au sommet du tableau de bord, donc bien visible, commandé par une molette juste sous la main qu’on tourne et sur laquelle on clique… A notre sens plus précis et pratique que de devoir appuyer au bon endroit sur l’écran en roulant.

A l’arrière, pas de problème de place, l’accueil étant généreux, en tout cas pour les deux passagers latéraux. La personne voyageant au centre verra son confort amoindri par l’accoudoir central fermant la trappe à ski et hébergeant un porte gobelets et des commandes de sièges chauffants.

Le coffre de cette version restylée offre une contenance plus importante, passant de 477 à 550 litres sur cette version essence, plus généreuse que sur celles recevant un bloc diesel (538 litres). Il dispose d’un espace de chargement sous le plancher, un peu biscornu et peu accessible si on a opté pour le revêtement de plancher de coffre en caoutchouc, ce dernier étant pratique mais épais et lourd à soulever.

Mazda CX-5 : du neuf avec du vieux

Mazda CX-5 3/4 arrière

Sous le capot de notre CX-5, on retrouve le 2.5 essence de 194 ch, déjà étrenné par les berlines et break Mazda6… et le CX-5 lui-même auparavant. Si celui-ci avait été victime du passage meurtrier pour bon nombre de véhicules à la norme WLTP, le revoici ! Pas de miracle, avec ce gros bloc essence sans hybridation, les émissions de CO2 de 172 g/km lui font subir un malus de 4 818 €.

Ce 2.5 Skyactiv-G est un gros moteur certes, mais il ne faut pas vraiment le bousculer. En mode normal, la boîte automatique préfère la conduite douce, il faut appuyer franchement sur l’accélérateur pour disposer de la puissance souhaitée, brutalisant la pauvre boîte de vitesses, celle-ci faisant tout pour être en permanence sous les 1 500 tours/minute.

En mode sport, l’accélération est plus vive grâce à une réactivité plus importante de l’accélérateur et le CX-5 monte plus volontiers dans les tours pour offrir plus de vivacité. Avec un couple de 258 Nm et un 0 à 100 km/h en 9 secondes, ce moteur essence de près de 200 ch ne fait pas du CX-5 un SUV des plus sportifs.

Mazda CX-5 de profil

La hauteur de caisse visuellement élevée ne trompe pas. Ce SUV offre un compromis sensiblement plus orienté confort que dynamisme. Le châssis est de bon niveau, on reste en contact avec la route, mais on est souvent balloté au fil des virages et des grosses aspérités du bitume. A ce titre également, la direction se montre toujours très souple, mais relativement précise. Niveau freinage, c’est encore la souplesse qui prime ; il est très progressif, peut-être même un peu trop.

En résumé, nous avons préféré ce CX-5 en conduite coulée, où son insonorisation excellente (vitrage double à l’avant) contribue à l’excellent niveau de confort, d’autant plus que le moteur se montre discret, notamment sur les grands axes… où la consommation se stabilise à un niveau raisonnable.

En effet, pour un premier trajet de 109 km, effectué en majorité en ville et dans les bouchons, nous avons consommé 12,48 litres. Soit une moyenne de 11,4 litres aux 100 km pour une consommation annoncée dans ces conditions à 9,7 litres / 100 km. L’ajout d’une micro-hybridation comme sur la Mazda2 ou la Mazda3 aurait été le bienvenu…

Le Mazda CX-5 côté équipements : un Homura mûr

Logo Mazda CX-5

La gamme Mazda CX-5 compte désormais 6 niveaux de finitions. Les déjà / bien connues Elegance, Dynamique et Sélection, la Newground faisant la part belle à la transmission intégrale et aux détails jaune fluo, le haut de gamme Takumi qui est désormais intégré à la gamme avec sa carrosserie entièrement peinte, et notre finition Homura qui se cale sur la deuxième marche du podium.

Celle-ci se distingue de l’extérieur par ses jantes noires 19 », des finitions extérieures noir laqué (passages de roues, contour et motifs de calandre, coques de rétroviseurs extérieurs) ou encore son petit logo rouge dans la calandre.

Dans l’habitacle, on trouve de série une sellerie en simili-cuir noire à surpiqûres rouges (on peut opter en option pour du cuir comme celui de notre CX-5), l’éclairage intérieur à LED, le ciel de toit noir et le toit ouvrant électrique. Mémorisation des réglages électriques du siège conducteur, commandes électriques du siège passager, les sièges chauffants à l’arrière, ventilés en plus à l’avant (un pur bonheur de découvrir cet équipement en pleine canicule, coincés dans les bouchons du périphérique parisien !) sont inclus dans le pack d’options Homura Plus dont disposait notre modèle d’essai. Le volant chauffant et les sièges chauffants à l’avant sont de série.

Niveau technologique, on trouve les désormais incontournables aides à la conduite permettant une conduite autonome de niveau 2, avec une fonction stop & go qui nous a bien servi également pendant cette heure de bouchons rendue bien plus facile. Douce dans son fonctionnement, elle n’a subi aucun raté au cours de son utilisation. Contrairement à la lecture des panneaux qui a pris un panneau 30 pour… un 130. Mais en virage serré, on lui pardonne. Ce nouvel équipement fait désormais partie du pack de sécurité baptisé i-Activsense par le constructeur. L’éclairage adaptatif avant à LED offre désormais un contrôle plus précis de la répartition du faisceau lumineux.

Le Mazda CX-5 côté tarifs :

Mazda CX-5 volant

Modèle essayé : Mazda CX-5 2.5 Skyactiv-G 194 ch BVA Homura à 43 000 € hors options soit 45 510 € avec la peinture métallisée Soul Red Crystal, le Pack Homura Plus à 1 000 euros et le système Audio Bose à 400 €.

Concurrence
Dans les stars des constructeurs généralistes, difficile de trouver une offre essence de ce niveau de puissance. Dans le groupe VW, en dehors des modèles sportifs tutoyant les 250 ch, on trouvera principalement des « petits » Volkswagen Tiguan ou du Seat Ateca avec le bloc essence 1.5 TSi 150 ch, ou de plus gros SUV 7 places type Seat Tarraco dotés de ce même moteur (la motorisation 190 ch n’étant plus au configurateur).

On peut / il faut alors se tourner vers les premiums, avec des prix en adéquation avec leur image de marque. Par exemple un BMW X3 xDrive XLine 184 ch débutant à 52 000 €… hors options.
D’autres constructeurs évitent le malus à leurs clients en optant pour une hybridation, leur permettant de garder une puissance proche des 200 ch.

C’est le cas du Nissan Qashqai e-Power 190 ch, dont le moteur thermique sert de générateur au moteur électrique. Proposé à 46 000 € en finition Tekna+ tout équipée, elle représente malgré sa taille inférieure de 14 cm l’alternative la plus directe en termes de prix à notre Mazda CX-5,…et est également japonaise.

Autre alternative originale, le Ford Kuga FHEV 2.5 Hybrid Flexifuel 190 ch Vignale, proposé cette fois à un tarif plus prétentieux de 49 950 €, auquel il faut ajouter, pour être au niveau du CX-5, 1 650 euros pour l’affichage tête haute et les phares LED dynamiques , 1 300 € pour le Pack d’assistances d’aides à la conduite ainsi que 1 300 € pour le toit ouvrant (panoramique cependant) et enfin 150 € pour la recharge par induction. Il faudra sortir la calculatrice pour savoir au bout de combien de temps l’écart de prix sera amorti, en prenant en compte le coût deux fois moins important du superéthanol et la consommation également moindre grâce à son système hybride…

Nous ne pouvons parler de SUV hybride sans mentionner l’incontournable Toyota RAV4, offrant une puissance plus importante avec ses 218 ch, mais aussi un prix plus élevé, une version Lounge bien équipée dépassant les 50 000 €. Son clone, le Suzuki Across, ne fait guerre mieux, celui-ci n’étant proposé qu’en hybride rechargeable…


Bilan de l’essai Mazda CX-5

Le Mazda CX-5 a été le 21è modèle le plus vendu au Monde en 2021. On ne se rend pas compte de ce succès dans nos contrées et on risque encore moins de croiser de nombreux exemplaires dotés de cette motorisation essence 194 ch ! La faute à un manque de notoriété, mais aussi à un malus élevé et au coût du carburant qui devrait en refroidir plus d’un. Reste que ce CX-5 attire le regard, est spacieux et accueillant, disponible dans de nombreuses finitions, en 4×4 et en 4×2, en essence et en diesel, qu’il est bien équipé et bien construit.

Les puristes refusant de céder au downsizing et à l’électrification devraient y trouver leur compte avec la motorisation essayée, les autres piocheront des alternatives plus raisonnables dans la gamme pour profiter du confort et du caractère vivant de ce SUV, gommé par une boîte automatique qui ne brille pas par son agrément. On ne vous poussera pas à opter plutôt pour une version diesel à boîte manuelle sans l’avoir essayée, mais sur le papier et par expérience d’un essai précédent, ce ne serait sans doute pas une bêtise de le faire !

Galerie photos Mazda CX-5 Homura

Crédit photos : Thibaut Dumoulin pour Le Nouvel Automobiliste

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